200 000 personnes ont dû fuir l’Ituri en raison de la violence

0
168



Publié le: Modifié:

Le Haut Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés (HCR) a été alarmé vendredi par l’escalade de la violence en Ituri (nord-est de la RD Congo). L’agence onusienne estime que 200 000 personnes sont en exil depuis mars.

Plus de 200 000 personnes ont dû fuir l’Ituri, a alarmé vendredi 8 mai le Haut Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés (HCR). La région nord-est de la République démocratique du Congo (RDC) a connu une flambée de violence depuis 2017.

“Le HCR reste alarmé par le pic actuel d’attaques violentes contre la population locale dans la province de l’Ituri, en RDC, où plus de 200 000 personnes ont été forcées de fuir leur domicile au cours des deux derniers mois”, a déclaré Charlie Yaxley, porte-parole de l’agence, lors d’une conférence de presse. conférence virtuelle. “Le HCR appelle toutes les parties au conflit à respecter la vie des civils et le travail humanitaire. Cinq millions de personnes ont été déracinées en RDC, dont 1,2 million dans la province d’Ituri.”

En Ituri, les soldats de l’armée régulière combattent le groupe armé Codeco. Ce dernier prétend défendre les intérêts de la communauté lendu, des agriculteurs, contre une autre communauté, les éleveurs et commerçants hema.

Plus de 700 civils ont été tués dans les nouvelles violences depuis décembre 2017, selon les Nations Unies qui parlent d’un possible “crime contre l’humanité”.

La violence s’est intensifiée depuis le lancement en décembre 2019 d’une opération militaire sous le commandement des forces gouvernementales contre plusieurs groupes armés dans la province. Et l’escalade s’est encore accentuée à la mi-mars avec des contre-offensives menées par ces mêmes groupes.

Plus de 3 000 «graves violations des droits humains» identifiées

Le HCR et ses partenaires affirment avoir identifié plus de 3 000 “graves violations des droits de l’homme” sur le territoire de Djugu au cours des deux derniers mois, avec au moins 50 attaques par jour contre des populations locales. Les personnes déplacées ont signalé des actes de «violence extrême» qui ont tué au moins 274 civils, selon Charlie Yaxley.

“Plus de 140 femmes ont été violées et près de 8 000 maisons incendiées”, a-t-il ajouté. “La grande majorité des personnes déplacées sont des femmes et des enfants, dont beaucoup vivent dans des familles d’accueil surpeuplées. D’autres dorment à l’extérieur ou dans des bâtiments publics tels que des écoles fermées en raison de la pandémie de Covid – 19”.

Le HCR est également préoccupé par le manque d’accès des organisations humanitaires aux populations locales dans les territoires de Djugu et Mahagi, ainsi que par la menace de pénuries alimentaires.

“Le manque de ressources financières affecte également notre capacité à répondre aux besoins fondamentaux des populations déplacées. Notre appel à des dons pour collecter 154 millions de dollars au profit de la RDC n’atteint que 18% de l’objectif”, a déclaré Charlie Yaxley.

Avec AFP



Source

LAISSER UN COMMENTAIRE

S'il vous plaît entrez votre commentaire!
S'il vous plaît entrez votre nom ici