à Daoukro et Bonoua, les manifestations contre un troisième mandat d’Alassane Ouattara dégénèrent

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Mamadou (pseudonyme), qui habite en centre-ville, dans le quartier “Golden Gravel” à quelques mètres de la résidence d’Henri Konan Bédié, affirme qu’il a dû monter la garde toute la nuit pour protéger sa maison.

selon une source sécuritaire interrogée par l’AFP.

Photos des dégâts prises à Daoukro par notre observateur Armand.

A Bonoua, ville à une soixantaine de kilomètres à l’ouest d’Abidjan, une manifestation de partisans du Front populaire ivoirien (FPI), le parti de Laurent Gbagbo, a dégénéré jeudi et fait un mort après la répression policière. En représailles, les manifestants ont incendié le poste de police de la ville et kidnappé son commissaire.

Dans les vidéos qui montrent le commissaire pris à partie par des manifestants surexcités, on peut entendre quelqu’un donner l’ordre de le tuer alors que d’autres plaident pour la clémence de la foule.


Selon Serge Kpélé, secrétaire national du FPI dans la région Sud-Comoé dont Bonoua appartient, contacté par notre rédaction, le commissaire a finalement eu «sa vie sauvée car il a été extirpé de la foule et conduit devant la cour royale de la ville “. Il précise que “jusque-là, la manifestation avait été pacifique”.

L’information a été confirmée dans un communiqué de Bleu Charlemagne, le porte-parole de la police, qui a ajouté lors d’une intervention à RTI, la télévision nationale: “58 personnes ont été arrêtées. C’est une chasse à l’homme qui a été perpétré à Bonoua. La sécurité les forces armées ne peuvent en aucune manière tolérer ces abus. “

Armand (pseudonyme), un témoin, a déclaré:

Les manifestations ont commencé jeudi à 7 heures du matin. Les manifestants ont brûlé des pneus sur la route et saccagé des conteneurs pour empêcher les forces de l’ordre de passer. Ils leur lançaient des pierres. La police a utilisé des gaz lacrymogènes. Elle a jeté le gaz dans les cours des maisons. Les jeunes ont ensuite pris d’assaut le poste de police. Mais je n’étais plus là à l’époque.

Bonoua est un fief du Front populaire ivoirien (FPI), le parti de Laurent Gbagbo. Il s’agit de la ville de Simone Gbagbo, l’ancienne première dame abouré, l’ethnie majoritaire de la ville. Vendredi, le calme était revenu, même s’il y avait des policiers partout. Les gens ont repris leurs activités.

Le 6 août, Alassane Ouattara a annoncé qu’il voulait briguer son propre domaine après la mort de son dauphin, Amadou Gon Coulibaly, des suites d’une crise cardiaque. Le chef de l’Etat ivoirien a toutefois exprimé en mars sa volonté de transférer le pouvoir à l’issue de son second mandat.

Bien que la Constitution ivoirienne limite le nombre de mandats présidentiels consécutifs à deux, Alassane Ouattara considère que l’adoption d’une nouvelle Loi fondamentale en 2016 lui permet de se présenter à nouveau comme candidat. Ce que ses adversaires contestent.

Des incidents ont également été signalés à Abidjan, la capitale économique, où la police ivoirienne a dispersé et arrêté des manifestants. La situation est de plus en plus tendue à l’approche de l’élection présidentielle du 31 octobre. En 2010, la crise post-électorale a fait 3 000 morts.



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