Adoption de plusieurs projets de décrets dont celui relatif au Plan d’urgence contre les inondations dans le cadre de COVID-19 – Le Sahel

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Le Conseil des ministres s’est réuni le vendredi 22 mai 2020, dans la salle habituelle des délibérations, sous la présidence de Son Excellence, M. ISSOUFOU MAHAMADOU, Président de la République, Président du Conseil des ministres. Après avoir examiné les points de son ordre du jour, le Conseil a pris les décisions suivantes:

  1. SITUATION DU PANDÉMIE COVID-19 AU NIGER.

Le Conseil des ministres a rendu la situation de la pandémie de

COVID-19[FEMININEAu21mai2020lasituationauNigerestlasuivante:

  1. EN CE QUI CONCERNE LE CONFINEMENT, ENVIRON 11 296 PERSONNES SONT CONFINÉES, 10 284 SONT HORS CONFINEMENT ET 1012 SONT EN CONTENU.
  2. SITUATION DES ESSAIS DE CONFIRMATION:

– nombre total de personnes testées: 4243;

– nombre total de personnes positives: 924;

– nombre total de personnes sous traitement: 111;

– nombre total de personnes guéries: 753;

– nombre total de personnes décédées: 60.

  1. ÉVOLUTION DES CAS ET DÉCÈS DU 19 MARS AU 20 MAI 2020.

Depuis l’apparition du premier cas (19 mars 2020), il y a eu une augmentation des cas positifs dont le pic de 69 cas a été atteint le 12 avril 2020. Actuellement, la tendance est à la baisse avec pour la journée du jeudi 21 mai 2020 seulement, 4 cas COVID positifs 19 cas enregistrés sur un total de 213 tests effectués; sur ces 4 cas, 3 cas sont de Zinder et 1 cas de Maradi.

Le RO (coefficient de transmission) du Niger est passé de 0,60 à 0,25 en 2 semaines; ce qui témoigne de l’évolution favorable de cette pandémie, mais la vigilance doit être exigée par le strict respect des mesures barrières ainsi que de toutes les autres mesures en vigueur.

  1. PRÉVENTION ET CONTRÔLE DES INFECTIONS

Pour réduire la circulation du virus et stopper la propagation de la pandémie, des mesures préventives sont indispensables et sont actuellement en cours, notamment:

désinfection des zones de contact;

contrôle des dispositifs de prévention des infections;

gestion des déchets des sites de confinement;

la gestion des dépouilles mortelles;

désinfection régulière des ambulances et des véhicules d’intervention;

information du personnel de santé sur le port et le retrait de l’équipement de protection;

former les agents de santé à la gestion des enterrements dignes et sûrs;

désinfection des lieux de culte;

formation d’environ 2 700 agents de santé.

  1. FOURNITURE DE MÉDICAMENTS, CONSOMMABLES ET AUTRES MATÉRIAUX TECHNIQUES.
  2. LA MISSION DE SUPERVISION ET D’APPUI EN ENTREPRISE D’EXPERTS DE LA RÉGION DE ZINDER. CETTE MISSION A FAIT LES RECOMMANDATIONS SUIVANTES:

6.1. À la coordination régionale:

– identifier et réaliser sans délai des sites de confinement opérationnels tout en respectant les normes sanitaires;

– rendre les contrôles de santé entièrement fonctionnels aux portes d’entrée de la ville de Zinder;

– sensibiliser les structures privées à l’identification et à la notification des cas suspects et les impliquer dans la lutte contre le COVID-19.

– effectuer un redéploiement régional du personnel infirmier en fonction des besoins du terrain.

6.2. À l’hôpital national de Zinder:

– isoler certaines unités de soins pour augmenter la capacité d’hospitalisation des patients COVID-19.

– impliquer tous les agents de santé dans la prise en charge des patients COVID-19 et refuser l’accès aux soignants.

– organiser la reprise rapide des activités de soins de routine.

6.3. A la Direction Régionale de la Santé Publique de ZINDER (DRSP):

– mettre en place un SAMU régional;

– respecter les mesures appropriées lors des funérailles.

6.4. Pour les sites d’assistance:

– renforcer la sécurité et la surveillance à l’entrée des sites de soins.

– informer et sensibiliser les agents de sécurité, les gardiens, les techniciens de surface sur les précautions à prendre à l’égard des patients hospitalisés COVID-19 ainsi que l’impact de la stigmatisation sur la propagation de cette maladie.

– prévoir la désinfection des vêtements du patient en cas de remplacement avant de les remettre à sa famille.

Face à cette nouvelle tendance, le Conseil des ministres a décidé:

– la suspension de la mesure d’interdiction des ateliers et séminaires sur tout le territoire, à partir du 25 mai 2020;

– le rétablissement des horaires de travail habituels, à savoir de 8h00 à 17h30. du lundi au jeudi et de 8 h à 13 h vendredi et la levée de la réduction des effectifs au strict minimum, à partir du 25 mai 2020.

  1. DANS L’AFFAIRE DU MINISTÈRE DE L’ACTION HUMANITAIRE ET DE LA GESTION DES CATASTROPHES.

Le Conseil des ministres a examiné et adopté le projet de décret portant adoption du plan d’urgence en cas d’inondation dans le cadre de COVID-19.

Le plan d’urgence est un outil de gestion destiné à anticiper la préparation et la réponse aux catastrophes. Il est itératif et prend en compte les crises potentielles qui nécessitent la mise en œuvre de stratégies, de dispositifs et de procédures pour fournir l’aide humanitaire nécessaire aux personnes touchées. Il décrit les objectifs, les approches et les procédures pour faire face aux événements susceptibles de se produire afin d’y répondre efficacement. Il s’agit d’un processus de planification d’urgence, dans un contexte d’incertitude, au cours duquel différents scénarios et objectifs seront fixés.

Le plan d’urgence en cas d’inondation pour 2020 survient à un moment où la maladie à CORONAVIRUS (COVID-19) sévit. Pour faire face à cette situation, le Gouvernement prend les mesures pour mieux prévenir et préparer les populations à faire face à ces inondations en améliorant leur capacité à se remettre le plus rapidement possible. Bien que l’augmentation des précipitations annuelles moyennes soit généralement favorable à la production agricole, depuis le milieu des années 80, elle a entraîné une augmentation de la fréquence des inondations.

Avec la pandémie de CORONAVIRUS, les populations sujettes aux inondations en 2020 pourraient être affectées. En effet, en cas d’inondation, les personnes ayant perdu leur habitat se retrouveront dans des salles de classe ou d’autres sites développés par l’Etat et ses partenaires. La concentration élevée de populations dans ces circonstances les exposerait aux risques de contracter la maladie de CORONAVIRUS. Cela pourrait également avoir des conséquences négatives sur la production agricole car le malade ne sera pas disponible pour participer aux activités de terrain et pastorales. De même, les membres de sa famille seraient également détenus pendant au moins deux (2) semaines. En outre, le risque d’autres maladies d’origine hydrique telles que le paludisme et les maladies diarrhéiques n’est pas exclu, en particulier pour les personnes les plus vulnérables.

Le Gouvernement et ses partenaires mènent des actions de préparation, d’alerte et de réponse aux impacts négatifs de ces inondations sur les populations dans le but de réduire leur vulnérabilité et, globalement, de les rendre plus résilientes face aux catastrophes. Ainsi, comme la pandémie de CORONAVIRUS peut modifier de manière significative les stratégies habituelles de gestion des inondations, des mesures spécifiques seront prises, notamment, l’ouverture de centres d’accueil par la ville et d’autres centres exposés aux inondations, la fourniture de services de désinfection, l’hygiène et l’assainissement et renforcement des capacités des systèmes de santé nationaux et des plateformes de réduction des risques de catastrophe.

III. MESURES NOMINATIVES.

Le Conseil des ministres a examiné et adopté les mesures individuelles suivantes:

AU NOM DU MINISTÈRE DE LA DÉFENSE NATIONALE.

  • Le colonel Amirou Abdoulkader, est nommé chef d’état-major de l’armée de l’air au ministère de la Défense nationale.
  • Le colonel Salifou Maïnassara, a été nommé chef adjoint de l’armée de l’air au ministère de la Défense nationale.

SOUS LE MINISTÈRE DE LA POPULATION.

  • M. Ousmane Amadou, démographe, Mle 77826 / D, est nommé inspecteur des services au Ministère de la population.

AU SEIN DU MINISTÈRE DE L’INDUSTRIE.

  • Mahamane Fati Lankondé, cadre supérieur de l’ORTN, est nommée secrétaire générale adjointe du ministère de l’Industrie.
  1. LA COMMUNICATION:

Le Conseil des ministres a entendu une (1) communication du ministre d’État, ministre de l’agriculture et de l’élevage sur le programme des cultures irriguées 2020-2021.

Pour réduire le déficit céréalier récurrent, le Gouvernement lance chaque année un programme de cultures irriguées conformément à la vision du Président de la République, Chef de l’Etat. Cette vision, incarnée dans «l’Initiative 3N», est une véritable alternative pour prévenir les crises cycliques alimentaires et nutritionnelles que traverse le Niger. Le programme permet d’éliminer un éventuel déficit céréalier de la précédente campagne agro-pastorale d’hiver d’une part, et de soutenir la population pendant la période de soudure d’autre part. Il est indépendant des résultats de la prochaine saison des pluies de 2020 et couvre toute l’année en raison de la pandémie de COVID-19. Le programme, d’une valeur de 56 902 568 875 FCF, est financé à 49,63% par l’État et ses partenaires. Le déficit de financement de 50,37% sera recherché auprès des fonds mobilisés dans le cadre du Plan de réponse mondial à la pandémie de COVID-19.

L’ordre du jour étant épuisé, Son Excellence le Président de la République a clôturé la réunion.

UN P



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