affrontements entre policiers et manifestants exigeant des emplois à Tataouine

0
116



Publié le: Modifié:

Des affrontements ont éclaté dimanche entre la police et des manifestants réunis pour réclamer des emplois à Tataouine, dans le sud de la Tunisie.

Les forces de sécurité ont tiré des gaz lacrymogènes le dimanche 20 juin à Tataouine en Tunisie pour disperser les manifestants exigeant des emplois et la libération d’un militant qui leur a jeté des pierres et bloqué les routes avec des pneus en feu.

>> Voir: Déconfigurée, la Tunisie doit relancer son économie en crise

Depuis des semaines, un mouvement de protestation est en cours dans le gouvernorat de Tataouine (sud), où des manifestants ont érigé des tentes dans plusieurs régions et bloqué la route des camions appartenant aux compagnies pétrolières et gazières situées sur le site d’El Kamour, 160 kilomètres plus loin, en au milieu du désert.

Les manifestants appellent à l’application d’un accord, conclu après des mois de sit-in et d’affrontements en 2017, prévoyant l’emploi dans ces entreprises de milliers de chômeurs dans cette région marginalisée.

C’est l’arrestation samedi soir d’un militant “recherché par la justice” qui a déclenché les affrontements dimanche, a indiqué le gouverneur de Tataouine, Adel Werghi, sur une radio locale. Il s’agit de Tarek Haddad, porte-parole de la coordination des sit-in.

Des manifestants ont bloqué des routes avec des pneus en feu et jeté des pierres sur les forces de l’ordre qui ont riposté avec des gaz lacrymogènes dans la ville de Tataouine (500 km au sud de Tunis), a indiqué un correspondant de l’AFP. sur place.

Appel à une “grève générale”

Communiqué de presse du groupe de l’intérieur, un groupe de personnes “a tenté d’attaquer des postes de police avec des cocktails Molotov, incitant les forces de l’ordre à défendre leurs postes par tous les moyens légaux”. Dix de ces personnes ont été arrêtées, a-t-il ajouté.

L’accord de 2017, favorisé par la médiation de la puissante centrale syndicale UGTT, prévoit également que l’État investit 80 millions de dinars (environ 27 millions d’euros) chaque année dans la région de Tataouine. Ce qui n’a pas été fait.

La branche de l’UGTT à Tataouine a appelé lundi à une “grève générale” dans la région et a déclaré son “refus de recourir à une force excessive et injustifiée” contre les manifestants. Samedi, le syndicat a déclaré que “le gouvernement a encore une fois rompu ses promesses et perdu la confiance” des habitants.

Avec AFP





Source

LAISSER UN COMMENTAIRE

S'il vous plaît entrez votre commentaire!
S'il vous plaît entrez votre nom ici