Algérie: deux principaux personnages de Hirak dévoilés

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Deux dirigeants hiraks en Algérie, Karim Tabbou et Samir Benlarbi, seront graciés par le président Abdelmadjid Tebboune. Une source politique indique qu’ils doivent être libérés prochainement. Soixante personnes liées à ce mouvement de protestation sont toujours emprisonnées.

“Le président Abdelmadjid Tebboune m’a assuré qu’il utiliserait ses prérogatives constitutionnelles pour que Karim Tabbou et Samir Benlarbi retrouvent leur liberté”, a déclaré à l’AFP Sofiane Djilali, chef d’un parti d’opposition, mardi 2 juin. L’Algérie, qui a intercédé au nom des deux dirigeants de Hirak.

Reçu à sa demande par le chef de l’Etat algérien, Sofiane Djilali a indiqué que les deux figures du mouvement seraient prochainement libérées.

“Il s’agit d’un engagement solennel de sa part”, a ajouté le président du parti, Jil Jadid, soulignant que le président algérien avait indiqué qu’il “ne s’était pas immiscé directement en ce qui concerne [à] Justice”.

En droit algérien, le chef de l’État a droit à la grâce. En principe, cela ne concerne que les prisonniers qui ont été définitivement condamnés, comme c’est le cas de Karim Tabbou, un vétéran de l’opposition qui purge une peine d’un an de prison pour “atteinte à l’intégrité du territoire national”.

“Je pense qu’ils ont payé assez. C’est très bien qu’ils retrouvent leur liberté et leur maison”, a ajouté Sofiane Djilali.

Soixante opposants arrêtés

Le militant Samir Benlarbi, opposant de longue date au régime, est en détention provisoire depuis le 7 mars.

Selon le Comité national pour la libération des détenus (CNLD), une association de soutien, une soixantaine de personnes sont actuellement détenues pour des actes liés à Hirak.

Plusieurs ONG algériennes et internationales demandent la libération “immédiate et inconditionnelle”, ainsi que “la libération de tous les prisonniers et prisonniers d’opinion incarcérés [en Algérie]”.

Le Hirak exige un changement du système en place depuis l’indépendance du pays en 1962. En avril 2019, le départ du président Abdelaziz Bouteflika après vingt ans de règne.

Avec AFP



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