approche du déconfinement, peur d’une seconde vague en France

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Avec le déconfinement prévu en France le 11 mai, l’arrivée d’une éventuelle deuxième vague de la pandémie de Covid-19 est déjà dans tous les esprits. Bien qu’il existe de nombreuses incertitudes, le gouvernement et les fournisseurs de soins de santé devraient être à l’affût du moindre signe.

Quelques jours seulement avant le test de déconfinement. Près de deux mois après avoir été mise sous cloche pour limiter la progression de la pandémie de Covid-19, la France s’apprête à reprendre vie, à partir du 11 mai. La vie quotidienne des Français sera très différente de celle qu’ils connaissaient avant mars 17, mais ils pourront reprendre leur travail et un semblant de vie sociale avec la menace inévitable que les contagions recommencent.

“Le risque d’une seconde vague, qui frapperait un tissu hospitalier fragilisé, qui imposerait une reconfiguration, qui ruinerait les efforts et les sacrifices consentis (…), est un risque sérieux”, a averti le Premier ministre Édouard Philippe, Mardi 28 avril, lors de la présentation de son plan de déconfinement.

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Car si le confinement a permis de limiter l’afflux massif de patients dans les hôpitaux, et en particulier les cas les plus graves, il a surtout empêché le coronavirus de se propager parmi la population pour laquelle l’immunité collective est impensable. L’Institut Pasteur estime ainsi que la proportion de Français infectés le 11 mai était inférieure à 6%.

Dans ces conditions, la deuxième vague est-elle inévitable? Les experts ne sont pas d’accord les uns avec les autres. Plusieurs études de modélisation dans différents pays trouvent une deuxième vague épidémique “très probable” et “au plus tôt fin août”, mais elle pourrait également se produire “plus tard à l’automne, en octobre ou novembre”, a expliqué le virologue. Anne Goffard, 26 avril, sur France Inter.

“Identifier les malades, identifier les personnes qu’ils ont pu contaminer et les isoler”

A l’étranger, le virologue allemand Christian Drosten, conseiller du gouvernement d’Angela Merkel, surnommée “Docteur Corona”, a même mis en garde contre une deuxième vague encore plus puissante que la première en raison de la lente propagation du virus sur l’ensemble du territoire à venir. semaines. “Alors nous n’aurions plus ce déséquilibre entre les petits endroits individuels en Rhénanie du Nord-Westphalie, où il a été introduit après le carnaval ou quelque chose comme ça, et d’autres endroits, dans d’autres endroits, où il n’y a pratiquement pas d’infections. Au lieu de cela, nous soyez soudain surpris que le virus se déclenche partout à la fois “, a-t-il déclaré le 16 avril sur la radio publique allemande NDR.

Mais pour l’ancien directeur général de la santé, William Dab, cité par le Journal du Dimanche le 3 mai, l’arrivée d’une deuxième vague “n’est pas une fatalité si l’on fait le travail épidémiologique nécessaire” pour “identifier les malades, identifier les personnes qu’ils peut les avoir contaminés et les isoler pour rompre la chaîne de transmission. “Un travail sur le terrain qui implique suffisamment d’hommes et de tests.

Même son de cloche pour Bernard Castan, spécialiste des maladies infectieuses et secrétaire général de la Société de pathologie infectieuse de langue française (SPILF), interrogé mercredi 6 mai sur l’antenne de France 24, qui s’est dit “optimiste si les règles sont respectées”. “Ma préoccupation vient de la capacité des citoyens à les respecter, surtout lorsque cela ne peut pas être réglementé lors des réunions de famille”, ajoute-t-il.

Comportement citoyen “clé du succès” du déconfinement

La poursuite de «gestes barrières» (distance physique, lavage des mains) combinée au port du masque sera en effet décisive pour maîtriser le virus. “Le comportement de nos concitoyens est la clé du succès, pour un jour la victoire contre cette pandémie”, a déclaré le coordinateur national de la stratégie de déconfinement, Jean Castex, lors d’une audition le mercredi 6 mai devant la commission du Sénat.

“Il me semble observer une petite relaxation et ce n’est pas bon car si elle se prolonge en phase de sortie de confinement, si on ne respecte pas les gestes barrières (…), on risque la rechute”, a- at-il averti, ajoutant qu’un “plan de restructuration” était prévu si nécessaire.

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Car la fin de l’emprisonnement en France sans une politique forte de gestes barrières pourrait entraîner un nombre total de morts de 200 000, contre environ 165 000 décès avec distanciation physique et 85 000 en ajoutant le port du masque, selon une modélisation réalisée par la Santé Publique Compétence. À ce jour, selon le dernier rapport officiel du 5 mai, il fait 25 531 morts.

Le taux de reproduction du virus, appelé R0, qui mesure le nombre de nouvelles personnes infectées par chaque personne infectée, sera donc étroitement surveillé par les autorités. Estimée à 3,3 sans mesures de contrôle, elle est tombée à 0,5 en France avec confinement, selon les estimations. Le défi sera de maintenir ce R0 en dessous de 1 afin que le nombre de nouveaux cas continue de diminuer.

Avec AFP



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