après les violences à Daoukro, ceux qui se sont opposés nettoient les rues ensemble

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Kass, un habitant du quartier «Golden Gravel» au centre-ville de Daoukro, a participé à la séance de nettoyage. Il dit :

La séance de nettoyage a duré environ deux heures en fin de matinée. L’atmosphère était de bonne humeur. Il y avait des jeunes et des femmes Baoulé et Malinké.

Nous avons balayé les rues ensemble. Tout le monde est venu avec ses outils. Sur la piste, il y avait encore des pierres, des cailloux, des pneus, du bois. Nous avons ramassé tout ce qui était dangereux, tout ce qui servait d’arme de destruction.

Il fallait le faire ensemble pour donner l’exemple et envoyer un message de paix aux communautés. Tout ce que nous avons détruit ensemble, nous devons le nettoyer ensemble. Quand on regarde les rues d’aujourd’hui, c’est comme s’il n’y avait rien. Ils sont propres.


Nous espérons ne pas revivre les scènes de violence de ces derniers jours. Et les politiciens doivent cesser d’instrumentaliser les jeunes et de diffuser des messages haineux.

L’initiative spontanée a répondu à l’appel au calme lancé le vendredi 15 août par les autorités communautaires. “Nous avons dû agir vite. Nous avons établi un dialogue avec les responsables locaux de toutes les parties. Deux équipes sont allées parler aux communautés concernées”, a expliqué, au micro de RFI, Traoré Adam-Kolia, président du conseil régional de l’Iffou .

Alexandre Apalo, le commandant supérieur de la gendarmerie, a également rencontré samedi et dimanche des élus locaux et des chefs religieux pour les inviter à sensibiliser leurs communautés.

Une importante force militaire a été déployée pour empêcher de nouveaux affrontements dans les quartiers. Deux zones tampons ont également été établies.

La situation est de plus en plus tendue en Côte d’Ivoire à l’approche des élections présidentielles du 31 octobre. Après la mort de son successeur, Amadou Gon Coulibaly, le chef de l’Etat, Alassane Ouattara, 78 ans, a décidé de se présenter pour un troisième mandat.

La Constitution ivoirienne limite le nombre de mandats présidentiels à deux. Mais Alassane Ouattara considère que l’adoption d’une nouvelle loi fondamentale en 2016 l’autorise à se présenter à nouveau comme candidat. Ce que ses adversaires contestent.

Article rédigé par Hermann Boko



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