Arrestation du rédacteur en chef du journal Critical Independent Al-Sissi

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Le rédacteur en chef du journal indépendant Mada Masr, souvent critique du régime d’Abdel Fattah al-Sissi, Lina Attallah, a été arrêté dimanche, a annoncé l’avocat de la publication.

Lina Attallah, rédactrice en chef du journal indépendant Mada Masr, dont le ton est souvent critique à l’égard du régime d’Abdel Fattah al-Sissi, a été arrêtée dimanche 17 mai, a indiqué à l’AFP l’avocat de la publication.

Elle a été arrêtée à l’extérieur de la prison de Tora au Caire, en Égypte, alors qu’elle interviewait la militante des droits humains Laila Soueif, mère de l’opposante Alaa Abdel Fattah, actuellement détenue et en grève. faim.

“Les gardiens de prison ont demandé à Lina Attallah de lui montrer sa carte d’identité et l’ont appelé plus tard pour un interrogatoire de trois heures”, a expliqué à l’AFP l’avocat de Mada Masr, Hassan al-Azhari. . “Nous avons ensuite appris qu’elle avait été emmenée dans un poste de police à Maadi (sud du Caire) et qu’elle serait renvoyée au parquet demain matin”, a-t-il ajouté.

Hassan al-Azhari a également assuré que les raisons de l’arrestation du rédacteur en chef restent inconnues.

Dans la soirée, Mada Masr a déclaré sur Twitter que le parquet avait décidé de la libérer après avoir payé une caution de 2 000 livres égyptiennes (127 $).

Parmi les centaines de sites d’information bloqués par les autorités

Mada Masr, un journal en ligne arabophone et anglophone, publie des enquêtes sur les problèmes de sécurité et la corruption.

La publication fait partie des centaines de sites d’actualité bloqués par les autorités ces dernières années et dont l’accès aux Egyptiens n’est possible que par une application VPN (Virtual Private Network).

En novembre dernier, la police a effectué une perquisition dans les locaux du journal au Caire, arrêtant brièvement trois journalistes des médias, dont Lina Attalah.

Depuis l’arrivée au pouvoir d’Abdel Fattah al-Sissi en 2014, une vague de répression impitoyable a eu lieu contre les journalistes, opposants et militants égyptiens.

L’Égypte occupe la 166e place du classement de Reporters sans frontières (RSF) pour la liberté de la presse 2020, où elle a perdu trois places par rapport à l’année précédente. Selon RSF, 29 journalistes sont actuellement emprisonnés en Égypte.

Avec AFP





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