Au Mali, l’opposition travaillera avec la junte pour une transition politique

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La coalition d’opposition M5-RFP a déclaré mercredi qu’elle était prête à élaborer “une feuille de route” avec le Comité national pour le salut du peuple, créé par les militaires qui ont pris le pouvoir, et “toutes les forces vives” du Mali.

Au Mali, l’opposition a salué mercredi 19 août le coup d’État militaire de la veille, estimant qu’elle avait «achevé» son combat pour obtenir le départ du président Ibrahim Boubacar Keïta et se disant prête à travailler avec la junte une transition politique .

La coalition d’opposition du M5-RFP “prend acte de l’engagement” du Comité national pour le salut du peuple (CNSP) “, créé par les militaires aujourd’hui au pouvoir,” à ouvrir une transition politique civile “, a-t-elle déclaré dans un communiqué. Elle “entreprendra toutes les initiatives” pour “l’élaboration d’une feuille de route dont le contenu sera convenu avec la CNSP et toutes les forces du pays.” Elle s’est dite prête à célébrer vendredi “la victoire du Malien gens”.

Retrait de l’imam Dicko

En fin de journée, un porte-parole de l’imam Mahmoud Dicko, prédicateur salafiste considéré comme l’un des leaders de la contestation, a annoncé que ce dernier avait décidé de se retirer de la vie politique après une rencontre avec des représentants des putschistes. Si aucun détail n’était immédiatement disponible sur ce retrait, il suggère qu’au moins une partie de l’opposition est satisfaite de la promesse des mutins de rétablir la stabilité politique.

Un colonel de l’armée malienne, Assimi Goita, s’est présenté mercredi comme le nouvel homme fort de Bamako. Si l’opposition malienne est en sa faveur, il ne pourra cependant pas compter sur la moindre indulgence de la communauté internationale qui a unanimement condamné le putsch, exigeant le retour à l’ordre constitutionnel et la libération du président Keïta, arrêté mardi par le militaire.

La Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO), qui a tenté en vain de résoudre la crise qui frappe le Mali depuis juin, a suspendu le pays avant une réunion extraordinaire de ses chefs d’État jeudi pour discuter de la question.

Avec l’AFP et Reuters



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