Cible du différend au Mali, le fils du président Keïta quitte un poste clé

0
26



Publié le:

Conspiré par les manifestants maliens, le fils d’Ibrahim Boubacar Keïta, Karim Keïta, a démissionné lundi soir de la présidence de la Commission parlementaire de défense, affirmant qu’il ne voulait plus “être un argument pour les personnes qui ont besoin d’un programme”.

Le fils du président malien, l’une des personnalités publiques sur lesquelles se concentre le différend en cours dans le pays, a annoncé lundi 13 juillet qu’il démissionnerait de l’importante présidence de la commission parlementaire de défense.

>> A voir: le Mali, en proie au chaos?

Le nom de Karim Keïta, le fils d’Ibrahim Boubacar Keïta, était l’un de ceux désignés comme protestation populaire lors des manifestations. Depuis juin, ces rassemblements ont à plusieurs reprises rassemblé des milliers de Maliens contre le pouvoir et qui ont dégénéré vendredi en une quasi insurrection dans la capitale Bamako.

Les manifestants ont utilisé des images de lui montrant de joyeuses fêtes à l’étranger avec des amis et en compagnie de jeunes femmes légèrement habillées, sous forme d’affiches, pour le présenter comme un personnage aux coutumes légères qui pourrait passer un bon moment. que son pays souffre.

>> Manifestations au Mali: qui est Mahmoud Dicko, l’imam rigoureux qui secoue le pouvoir?

Karim Keïta avait assuré qu’il n’était pas responsable de la liste des invités et que ce voyage privé n’avait rien coûté au contribuable.

Un “crime de nom de famille”

Dans un communiqué publié sur Twitter lundi, Karim Keïta a déclaré que, dans le contexte du différend actuel, “certains ont fait de ma modeste personne une entreprise politique, d’autres un débordement de leurs ambitions non réalisées. Rien ne m’aura épargné.”

Karim Keïta, élu député en 2013, réélu en 2020, dénonce un “délit de nom” signifiant qu’à travers lui, c’est son père qui est visé.

Il dit qu’il place le «Mali au-dessus de tout», mais ne «veut pas être un argument pour les personnes ayant besoin d’un programme» et démissionne donc de la présidence de la Commission de défense. Il reste parlementaire.

Avec AFP



Source

LAISSER UN COMMENTAIRE

S'il vous plaît entrez votre commentaire!
S'il vous plaît entrez votre nom ici