COMMUNIQUÉ DE PRESSE DU CONSEIL DES MINISTRES DU VENDREDI 03 JUILLET 2020 – Niger Inter

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Le Conseil des ministres s’est réuni aujourd’hui, Vendredi 03 juillet 2020, dans la salle habituelle des délibérations, sous la présidence de Son Excellence Monsieur ISSOUFOU MAHAMADOU, Président de la République, président du Conseil des ministres.

Après avoir examiné les points de son ordre du jour, le Conseil a pris les décisions suivantes:

  1. SOUS LE MINISTÈRE DES FINANCES.

Le Conseil des ministres a examiné et adopté la projet de décret portant création, missions et organisation du Fonds de développement de la finance inclusive, dénommé “FDIF”.

L’opérationnalisation de la Stratégie Nationale de Finance Inclusive (SNFI) au Niger passe nécessairement par la mise en place d’un instrument de financement de son plan d’action.

C’est dans ce contexte que le Document SNFI Révisé 2019-2023, adopté par le décret n ° 2018-907 / PRN / MF du 28 décembre 2018, prévoyait la création d’un Fonds de Développement de l’Inclusion Financière (FDIF).

La création de ce Fonds répond au souci de disposer d’un outil pour faciliter le financement des projets productifs, la gestion des lignes de crédit, le refinancement, les garanties et la sécurisation des activités agricoles les plus risquées. Par ailleurs, le FDIF est parfaitement articulé avec les autres mécanismes de financement existants, notamment le Fonds d’investissement pour la sécurité alimentaire et nutritionnelle (FISAN) et participe ainsi à la rationalisation de la gestion des fonds de financement au Niger.

A ce titre, le FDIF sera responsable du développement des mécanismes de financement favorisant l’inclusion financière de la majorité de la population nigérienne et devrait permettre, grâce à son positionnement sectoriel stratégique, d’avoir un impact sur la majorité de la population exclue du système. contribution financière et contribuer à la réalisation de l’objectif global de la stratégie.

L’adoption de ce projet de décret améliorera considérablement les conditions de vie des populations vulnérables, notamment rurales, grâce à une offre adéquate de produits et services financiers.

  1. SUR TITRE DU MINISTÈRE DE LA JUSTICE.

Le Conseil des ministres a examiné et adopté la projet de décret modifiant et complétant le décret n ° 2020-187 / PRN / MJ / MF du 06 mars 2020, fixant le traitement de base, les primes, les indemnités et les autres avantages accordés aux autres membres de la Haute Autorité pour la protection des Données personnelles (HAPDP).

La Haute Autorité pour la protection des données personnelles est une autorité administrative indépendante chargée de veiller à la réglementation dans le domaine du traitement des données personnelles.

Décret n ° 2020-187 / PRN / MJ / MF du 06 mars 2020, fixant le traitement de base, les primes, indemnités et autres avantages accordés au président ainsi que les indemnités et autres avantages accordés aux autres membres de la Haute Protection des données personnelles N’a pas prévu les indemnités allouées aux membres de ladite institution et au commissaire du gouvernement pendant les sessions.

Ce projet de décret a pour objet de corriger cette omission.

  • SOUS LE MINISTÈRE DES MINES.

Le Conseil des ministres a examiné et adopté la projet de décret portant adoption de la politique minière 2020-2029 de la République du Niger.

Le secteur minier nigérien, caractérisé par l’exploitation industrielle de l’uranium depuis 1968, du charbon depuis 1980 et de l’or depuis 2004, a toujours été dominé par l’industrie de l’uranium.

Cette domination persiste bien que le Niger ait opté pour une diversification de sa production minière, qui a abouti à l’élaboration du Plan Directeur de Recherche Géologique et Minière en 1992 et à l’adoption d’une déclaration de Politique Minière en 2001 avec une Stratégie de Développement Minier.

Pour sortir de cette situation, une analyse diagnostique du secteur minier a été réalisée en 2019, qui a révélé que sa principale faiblesse est l’absence de politique minière.

Le présent projet de politique minière vise à atténuer la situation susmentionnée et à permettre à l’industrie minière de prendre sa place parmi les secteurs capables de générer des ressources pour financer le développement économique et social du pays.

  1. MESURES NOMINATIVES.

Le Conseil des ministres a examiné et adopté les mesures individuelles suivantes:

À L’ÉGARD DU BUREAU DU PREMIER MINISTRE

  • Monsieur Garba Birmaka Ibrahim, ingénieur en systèmes agro-environnementaux, est nommé directeur du Mécanisme du Centre national de coordination de l’alerte précoce et de la réponse aux risques de sécurité.

DANS L’AFFAIRE DU MINISTÈRE DE LA PROMOTION DES FEMMES ET DE LA PROTECTION DES ENFANTS

  • Monsieur Samaïla Issa Ibrahim, ingénieur en démographie, est nommé directeur des statistiques au Ministère de la promotion de la femme et de la protection de l’enfant.

SOUS LE MINISTÈRE DE LA JEUNESSE ET DES SPORTS

  • Monsieur Amadou Tapsirou Ly, Inspecteur de la jeunesse et des sports, Mle 63691, est nommé directeur général des sports au ministère de la jeunesse et des sports.
  • Monsieur Iro Sabiou, docteur en jeunesse, sports et culture, Mle 70140 / K, est nommé directeur du Stade Général Seyni Kountché, au Ministère de la Jeunesse et des Sports.

À L’ÉGARD DU MINISTÈRE DE LA JUSTICE

  • Monsieur Issa Wassey, magistrat, Mle 63474 / Y, est nommé conseiller technique du ministre de la Justice.
  • Monsieur Karimoun Haladou, magistrat, Mle 72551 / Y, est nommé secrétaire permanent du Conseil supérieur de la magistrature, cumulativement avec ses fonctions de coordinateur de la Cellule nationale de coordination de la Ligne verte, au ministère de la Justice.

SOUS LE MINISTÈRE DES FINANCES

  • Mme Maïguizo Fatimata Aboubacar, inspecteur principal des contributions diverses, Mle 69911, est nommé directeur de la législation et de la coopération fiscale internationale, à la direction générale des impôts, au ministère des finances.
  • Mme Abdoulaye Mariama Yaya, inspecteur principal des contributions diverses, Mle 58649, est nommé directeur de l’équipement et des affaires financières, à la direction générale des impôts, au ministère des finances.
  1. COMMUNICATIONS.

Le Conseil des ministres a entendu quatre (04) communications.

  • une communication de Ministre d’État, ministre de l’agriculture et le bétail sur le programme d’urgence de sécurisation des installations hydro-agricoles.

La récurrence des inondations au Niger entraîne chaque année des inondations des installations hydro-agricoles coûteuses qui constituent l’un des piliers de l’autosuffisance alimentaire du pays.

La situation la plus récente est celle de 2019, où suite à de fortes pluies, plusieurs zones ont subi de graves dégâts.

Cette année, les prévisions prévoient de fortes pluies dans le pays qui pourraient avoir des conséquences négatives sur la sécurité alimentaire déjà menacée par la pandémie de Covid-19.

En effet, si ces précipitations se produisent sans que des mesures d’urgence soient prises, la situation pourrait être dramatique, notamment dans la vallée du fleuve.

C’est pourquoi le programme d’urgence de sécurisation de ces installations hydro-agricoles a été élaboré. Cela donnera de l’espoir aux producteurs qui seront enfin rassurés de commencer cette campagne de saison humide avec sérénité.

  • deux (02) communications de ministère de la Santé publique.
  • la première communication concerne la situation de la pandémie de COVID-19.

Au 2 juillet 2020, la situation épidémiologique de la pandémie de COVID-19 au Niger est la suivante:

  1. SITUATION DE CONFINEMENT

13058 les gens étaient confinés, 12476 les gens sont sortis et 582 les gens vont.

  1. SITUATION DES ESSAIS DE DÉPISTAGE

Nombre total de personnes testées 7,537
Nombre total de personnes confirmées positives 1081
Nombre total de personnes sous traitement 54
Nombre total de personnes guéries 959
Nombre total de personnes décédées 68

La situation épidémiologique de la pandémie de COVID-19 évolue favorablement au Niger avec un coefficient de transmission (Ro) de 0,239.

  1. ACTIVITÉS RÉALISÉES DANS LE CADRE DE LA PRÉVENTION ET DE LA LUTTE CONTRE LES INFECTIONS
  • désinfection de 1051 résidences (traitement des maisons des sujets affectés);
  • destruction de 1 800 colis de déchets;
  • désinfection régulière des ambulances et des véhicules d’intervention;
  • désinfection continue des classes au niveau de l’école;
  • désinfection continue des lieux de culte;
  • désinfection des mains et des bagages, contrôle de la température de 2 977 passagers depuis la fermeture des aéroports.
  1. PRÉOCCUPATIONS ET DÉFIS
  • déni de maladie;
  • stigmatisation des patients atteints de COVID-19;
  • respect insuffisant des mesures de barrière (port d’un masque, fermeture des frontières, distance physique);
  • rapatriement des Nigérians de l’extérieur;
  • persistance de la circulation du virus dans de nombreux pays.
  1. Mesures de port du bavoir:

Il convient de rappeler que le port du dossard est obligatoire pour tous les enseignants, élèves et étudiants des établissements d’enseignement. À cette fin, les ministres responsables du secteur de l’éducation doivent veiller au strict respect de cette mesure.

Il ne faut pas oublier non plus que l’État assure la remise gratuite des dossards dans les écoles. Cette mesure est désormais étendue aux établissements privés.

De même, dans les administrations publiques et privées, il est nécessaire de veiller au strict respect du port des dossards par les agents et les utilisateurs.

Enfin, lors des ateliers, réunions et activités des partis politiques, les organisateurs ont l’obligation d’assurer le strict respect des barrières notamment, le port du dossard par tous les participants. C’est le lieu d’annoncer que le Conseil des ministres a décidé de lever la mesure de suspension des réunions des partis politiques et autres associations soumises au respect des barrières, notamment le port du dossard.

  1. MESURE RELATIVE À LA PROTECTION DES RÉSIDENTS DU NIGER

Conformément au Plan d’urgence contre les inondations dans le cadre de Covid-19, plus de 300 000 personnes et les zones irriguées sont menacées par les inondations du fleuve et le ruissellement dans les régions de Niamey, Tillabéri, Dosso, Tahoua, Diffa et Zinder. Ainsi, afin de protéger cette population et de sécuriser les aménagements hydro-agricoles réalisés à grands frais, le comité interministériel propose la réalisation de travaux d’urgence sur lesdits périmètres menacés par les inondations du fleuve dont le coût est estimé à un montant de 463 019 789 francs CFA.

  • la deuxième communication concerne l’attribution d’un marché public attribué par l’appel d’offres national pour la fourniture de matériel médical en vue de renforcer les plates-formes techniques des établissements de santé publique.

Ce contrat, d’un montant de six cent quatre-vingt-dix-sept millions quatre mille sept cent quarante-quatre (697 004 744) francs CFA, toutes taxes comprises, a pour mandat provisoire BENCO TRADING SARL, BP 10.319 Niamey-Niger, avec un délai de livraison de trois (03) mois.

Cette communication est faite à titre indicatif, conformément aux dispositions du décret n ° 0107 / PM / ARMP du 1euh Août 2019, fixant les seuils dans le cadre des marchés publics qui a dans son article 13 : “Tout marché public dont le montant est égal ou supérieur à cinq cent millions (500 000 000) de francs CFA hors taxe sur la valeur ajoutée doit faire l’objet d’une communication préalable au Conseil des ministres de la part du ministre chargé du secteur concerné ».

  • une communication de Ministre du Développement communautaire et de l’Aménagement du territoire sur le bilan des ONG et associations de développement pour l’année 2019.

Depuis la décision prise par le gouvernement d’assainir le secteur des associations de développement lors de la réunion du Conseil des ministres du 16 juin 2017, le ministère du Développement communautaire et de l’Aménagement du territoire a élaboré une stratégie de contrôle des interventions des acteurs du développement à travers le utilisation des rapports annuels des ONG et des associations de développement. L’utilisation de ces rapports montre, pour l’année 2019, une baisse des investissements par rapport aux années 2017 et 2018.

Cependant, des progrès ont été réalisés dans la communication des sources de financement des ONG conformément à la loi n ° 2016-33 du 31 octobre 2016 relative à la lutte contre le blanchiment d’argent et le financement du terrorisme.

Le Conseil des ministres a demandé au ministre chargé du contrôle des ONG et des associations de développement d’assurer le contrôle régulier de leurs activités et de prendre, le cas échéant, les mesures nécessaires en cas de manquements.

L’ordre du jour étant épuisé, Son Excellence le Président de la République a clôturé la réunion.

Fait à Niamey, le 03 juillet 2020

Le Secrétaire Général

du gouvernement

ABDOU DANGALADIMA





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