Concours Continental Start UP sur l’industrialisation: “Nous nous dirigeons vers la réalisation de notre vision d’un marché africain intégré”, déclare le président Issoufou Mahamadou, champion Zlecaf (Discours)

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Le Président de la République, SEM Issoufou Mahamadou, Champion de la Zone de Libre Echange Continentale (ZLCAf), a officiellement lancé, par visioconférence, mardi 7 juillet après-midi, le concours continental START UP sur l’industrialisation.

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Le lancement de ce concours de l’Union africaine pour l’émergence de jeunes entrepreneurs africains s’inscrit dans le cadre de la commémoration, aujourd’hui, de la Journée de l’intégration africaine.

Dans une intervention, le chef de l’Etat a encouragé les jeunes entrepreneurs africains à “persévérer dans un esprit de créativité” et “à postuler pour conquérir l’une des 150 places disponibles au salon intra-africain de 2021 à Kigali, Rwanda”.

Le président Issoufou Mahamadou a souligné l’importance de l’intégration sur le continent, se référant aux avancées significatives enregistrées dans le cadre de la mise en œuvre de la ZLEFA, notamment en 2018 et 2019 avec le lancement officiel, à Niamey, de sa phase opérationnelle.

Le champion ZLECAf a insisté sur la réalisation du «marché unique africain solide et compétitif».

“Nous sommes sur le point de réaliser notre vision d’un marché africain intégré”, a-t-il déclaré, ajoutant qu’il y avait encore d’autres mesures à prendre.

DISCOURS DE SE ISSOUFOU MAHAMADOU, PRÉSIDENT DE LA RÉPUBLIQUE, CHAMPION DU PROCESSUS ZLECAF LE JOUR DE LA JOURNÉE AFRICAINE DE L’INTÉGRATION:

Mesdames et Messieurs

Je voudrais saluer et féliciter la Commission de l’Union africaine et tous les participants à cette conférence et en particulier les hauts fonctionnaires d’Afrieximbank et d’AeTrade.

Il y a un an, nous avons officiellement lancé la phase opérationnelle de la Zone Africaine de Libre Echange (ZLECAf) lors de la tenue à Niamey, le 7 juillet 2019, du 12ème Sommet Extraordinaire de l’Union Africaine. L’une des principales décisions du sommet est la commémoration de la Journée de l’intégration africaine le 7 juillet de chaque année. Nous organisons aujourd’hui la première édition de cet événement important.

En tant que champion de l’Union africaine pour la ZLECAf, je voudrais remercier tous mes chefs d’État et de gouvernement africains pour leur confiance et féliciter les peuples africains dont les représentants ont massivement ratifié l’Accord instituant ZLECAf, en un temps record, ainsi marquant la volonté commune d’avancer dans la construction d’un marché unique africain solide et compétitif.

En cette journée symbolique, je voudrais adresser mes félicitations à mes concitoyens africains du continent et de la diaspora. Je ne doute pas qu’ils partagent et apprécient ce sur quoi nous travaillons pour construire un continent intégré et prospère.

Je voudrais également exprimer ma gratitude à toutes les générations de panafricanistes, de celle de Dubois à la nôtre, dont la lutte a conduit à la création de notre organisation commune et à son évolution.

Le progrès social, politique, économique et culturel ainsi que l’émancipation totale de notre continent dépendent de notre unité. Le chemin vers l’intégration est long. D’importantes mesures ont déjà été prises, notamment avec le plan d’action de Lagos, le traité d’Abuja et la zone de libre-échange continentale africaine, l’un des projets phares de l’Agenda 2063 qui définit l’Afrique que nous voulons:

Une «Afrique intégrée, prospère et pacifique, dirigée par ses propres citoyens et représentant une force dynamique sur la scène internationale. “

Dans le cadre de l’accélération de la FTACAf, 2018 et 2019 ont été les années charnières avec la conclusion et la signature, le 28 mars 2018 à Kigali, de l’Accord sur la zone de libre-échange continentale africaine et de trois de ses protocoles, le dépôt du nécessaire nombre de ratifications nécessaires à l’entrée en vigueur du Protocole le 30 mai 2019 et au lancement officiel de la phase opérationnelle du ZLECAf le 7 juillet 2019 à Niamey. Nous pouvons dire avec fierté que nous avons donné naissance à une nouvelle institution dont le Secrétariat, situé à Accra, au Ghana, est désormais opérationnel. Nous nous dirigeons donc vers la réalisation de notre vision d’un marché africain intégré.

Nous avons encore d’autres mesures à prendre. Nos négociateurs et ministres responsables du commerce travaillent à finaliser les autres protocoles essentiels au démarrage du commerce. L’année 2021 sera une année cruciale et malgré COVID 19, elle verra le démarrage effectif des échanges. Ici, je voudrais saluer l’initiative menée par le groupe AeTrade, de la diaspora africaine, qui fournit une solution clé en main basée sur la technologie pour permettre à toutes les micro, petites et moyennes entreprises de commercer à travers le continent. Cette solution contribuera sans aucun doute à la réalisation des objectifs du ZLECAf.

ZLECAf n’est pas un projet isolé. Il constitue avec les autres programmes de l’agenda 2063 un ensemble cohérent, c’est le cas:

Le Programme détaillé pour le développement de l’agriculture africaine (PDDAA);

Le Programme de développement des infrastructures en Afrique (PIDA),

Le Plan d’action pour le développement industriel accéléré de l’Afrique (AIDA),

De la vision minière africaine (AMV);

Plan d’action intra-africain pour l’intensification du commerce (BIAT)

La mise en œuvre de tous ces plans et programmes stimulera la croissance économique du continent et créera des emplois, en particulier pour les jeunes, dont 10 à 12 millions entrent sur le marché du travail chaque année. C’est le seul moyen qui nous permettra d’exploiter la structure démographique du continent, notamment de transformer ses atouts démographiques en dividende économique.

Concernant l’industrialisation, le prochain sommet de l’Union africaine sur l’industrialisation et la diversification économique arrive à point nommé. Il nous offre l’occasion idéale d’approfondir le plan d’action pour le développement industriel accéléré de l’Afrique. L’Afrique doit cesser d’être un simple réservoir de matières premières. C’est en effet ce statut, joint à l’échange inégal, qui est à l’origine de sa pauvreté. Il doit s’attaquer au développement des chaînes de valeur dans tous les secteurs. Dans cet esprit, j’espère que toutes les parties prenantes, les fabricants, y compris les femmes et les jeunes; centres de recherche appliquée; Les gouvernements africains et les partenaires au développement se mobilisent. En fin de compte, la diversification économique ne sera possible que si les secteurs public et privé travaillent ensemble, main dans la main, avec les yeux sur les mêmes objectifs. Ceci est essentiel pour la relance des économies africaines face à la récession économique, conséquence de la crise sanitaire provoquée par COVID-19.

La pandémie de Covid-19 est une occasion supplémentaire de réfléchir à la manière dont l’Afrique accélérera sa transformation économique conformément aux objectifs de l’agenda 2063. L’Afrique doit s’en emparer pour apporter une forte contribution à la définition et à l’instauration d’un nouvel ordre politique et économique mondial. Il doit saisir la science et l’innovation comme leviers de choix pour atteindre ses objectifs. Elle doit renforcer son engagement en faveur d’une industrialisation et d’un développement inclusifs, qui mettraient en valeur la créativité, l’énergie et les compétences des femmes et des jeunes. Dans cette optique, je voudrais saluer, pour saluer cela, l’initiative de la Commission de l’Union africaine visant à créer cent mille PME et un million d’emplois d’ici 2023. Je voudrais également saluer les autres initiatives de la Commission de l’Union africaine , son agence de développement et ses partenaires et autres parties prenantes qui contribuent déjà à cette importante initiative. Je note également avec satisfaction le partenariat de la Commission avec la Banque africaine de développement (BAD) et la Commission économique des Nations Unies pour l’Afrique (CEA) dans le cadre de l’initiative AFAWA (Affirmative Finance Action for Women in Africa) pour l’accès des femmes au financement en Afrique .

À cet égard, je suis heureux de constater que l’intégration des jeunes dans tous les aspects de notre Union progresse de manière satisfaisante.

Je voudrais saluer le partenariat avec le groupe AeTrade pour soutenir 150 jeunes start-ups africaines à assister à la deuxième édition du salon intra-africain prévu en septembre 2021 à Kigali, Rwanda. C’est un exemple de partenariat public-privé africain au niveau continental, que nous encourageons. Nous espérons que cet exemple inspirera d’autres acteurs et personnes de bonne volonté à se joindre à l’initiative afin qu’au final, nous ayons un programme de développement continental pour soutenir la dynamique des jeunes afin de favoriser l’émergence de la prochaine génération d’entreprises, notamment africaines multinationales. Ils seront les investisseurs providentiels et les investisseurs en capital-risque de demain.

Mesdames et Messieurs

Sur ce, je déclare ouvert le concours de l’Union Africaine pour l’émergence de jeunes entrepreneurs que j’encourage à persévérer dans un esprit de créativité. Je les encourage à postuler pour conquérir l’une des 150 places disponibles à la foire intra-africaine 2021 à Kigali, Rwanda.

Vive le jour de l’intégration africaine!

Vive l’Afrique intégrée, prospère et pacifique!

Je vous remercie !





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