dans la bulle bleue de Nice

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Chambres individuelles, tests hebdomadaires, équipements désinfectés après chaque utilisation: le XV de France, rassemblé à Nice depuis lundi pour préparer le Tournoi des six nations, est plongé dans une bulle sanitaire au protocole très strict.

Pas question d’entrer à l’hôtel des Bleus ou d’assister à leur entraînement. Réuni à Nice jusqu’au 4 février pour y “trouver de la lumière” selon le manager Raphaël Ibanez mais surtout préparer la rencontre face à l’Italie, à Rome le 6 février, le XV de France s’est refermé sur lui-même.

Prévenir la naissance d’un éventuel foyer, le détecter et le circonscrire sont trois actions fondamentales de notre protocole”, explique ainsi la Fédération française de rugby à l’AFP, rappelant que le protocole mis en place est renforcé par rapport à celui de la Coupe d’automne des nations.

Joueurs, staff et encadrement sont ainsi testés avant d’entrer dans la bulle sanitaire, ils sont à nouveau testés à leur arrivée. Et ils le seront encore en milieu de semaine. Pour éviter toute propagation du virus, l’hôtel a d’ailleurs a été privatisé. “Il n’y a personne d’autre”, assure-t-on du côté de la FFR.

Le personnel sur place est également testé, comme les joueurs, qui sont placés dans des chambres individuelles et devront porter le masque à chaque déplacement.

“Continuité de bulle”

Les 42 Bleus convoqués pour préparer le déplacement en Italie, vont devoir subir trois tests hebdomadaires. Les entraînements se dérouleront à huis clos et tous les appareils de la salle de musculation seront désinfectés, avant et après, à chaque passage. Personne de l’extérieur donc et surtout pas de journalistes. Toutes les conférences de presse seront d’ailleurs dématérialisées, a indiqué la semaine dernière la Fédération.

“Tous les gens qui croisent l’équipe de France doivent appartenir à cette bulle, y compris dans les déplacements. Nous serons d’ailleurs sur des vols privés. Et c’est valable pour toutes les équipes de la compétition”, détaille dans un entretien à l’AFP Serge Simon, vice-président de la Fédération et “Covid manager” des Bleus. “L’idée, c’est ce que ce soit une continuité de bulle”, ajoute-t-il.

Dix jours à Nice, plutôt qu’à Marcoussis donc. C’est déjà sur la Côte d’Azur que les Bleus de Fabien Galthié avaient préparé le Tournoi 2020, terminé à la deuxième place.

“Plus-value pour le groupe”

Mais, près d’un an plus tard, la situation a évolué alors que le XV de France prend ses quartiers dans une des régions les plus touchées par la pandémie. “Le risque zéro n’existe pas. La bulle a été construite à Nice avec un hôtel où il n’y a que nous, des transports où il n’y a que nous, des installations où il n’y a que nous… A priori, que ce soit ici ou à Marcoussis, la bulle est aussi efficace. Ce qui fait la différence, c’est qu’il fallait la créer ici et étudier toutes les situations”, tempère encore Serge Simon.

“Si on vient ici, c’est qu’on vient chercher une plus-value pour le groupe, dans sa gestion, avec une lumière, une énergie et ne pas se faire huit semaines à Marcoussis, histoire de casser un peu la routine”, ajoute l’ancien pilier. Une fois ce protocole, validé après plusieurs échanges avec le comité des Six nations, assimilé, il sera temps de penser au jeu. Car il y a des places à prendre.

Les blessures de Romain Ntamack, Thomas Ramos, Grégory Alldritt ou Virimi Vakatawa, comme les méformes de Vincent Rattez ou Anthony Bouthier, devraient justement permettre à certains des “héros” réservistes de la Coupe d’automne des nations, qui avaient poussé l’Angleterre dans ses derniers retranchements (22-19 ap), de brouiller les cartes.





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