De retour en RD Congo, l’opposant Martin Fayulu appelle à des réformes et à des élections anticipées

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Des milliers de personnes ont accueilli samedi l’opposant Martin Fayulu à Kinshasa. Lors d’un rassemblement, le candidat non retenu à la présidentielle de 2018 a appelé à des élections anticipées et à des réformes en profondeur en République démocratique du Congo.

Réformes et élections anticipées. C’est ce qu’exigeait Martin Fayulu le samedi 22 août à son retour en RD du Congo où des tensions ont éclaté il y a quelques mois au sein de la coalition au pouvoir.

Le candidat malheureux à la présidentielle de décembre 2018 a été accueilli par plusieurs milliers de personnes à l’aéroport. La foule était telle qu’il a dû parcourir, pendant plus de cinq heures, les sept kilomètres qui le séparaient de l’endroit où il présidait une réunion publique.

“Notre agenda actuel est de faire des réformes et d’aller à des élections anticipées. La crise est là, rien ne se passe au sein de leur coalition où tout le monde veut avoir sa cour constitutionnelle, tout le monde veut avoir sa commission électorale à frauder”, a déclaré Martin Fayulu au devant une foule gagnée à sa cause.

Le président Félix Tshisekedi dirige la RDC en coalition avec les forces politiques de son prédécesseur Joseph Kabila, réunies au sein de la plateforme du Front commun pour le Congo (FCC).

Depuis mars 2020, la coalition au pouvoir est confrontée à des tensions persistantes liées notamment à la réforme au sein de la justice et à la nomination de nouveaux dirigeants de la commission électorale.

En juillet, des manifestations ont été organisées pour dénoncer l’approbation par l’Assemblée nationale d’un nouveau président de la commission électorale, Ronsard Malonda, accusé d’être proche de l’ancien président Kabila.

“Le peuple doit prendre ses responsabilités”

“Je n’approuve pas ce qui vient de se passer au Mali, mais je dis qu’à un moment donné, le peuple doit prendre ses responsabilités. Moi, j’ai pris les miennes”, a déclaré Martin Fayulu, faisant allusion à la neutralisation du président malien Ibrahim Boubacar Keita par le armée.

“Si rien n’est fait sur la voie des réformes, dans les semaines à venir, nous allons tous nous installer au Palais du Peuple”, a-t-il poursuivi, rendant hommage au prix Nobel de la paix congolais, le Dr Denis Mukwege, “qui lutte pour l’intégrité du territoire “.

Lors de l’élection présidentielle de décembre 2018, Martin Fayulu a remporté la victoire avec plus de 60% des voix. La Commission électorale nationale indépendante (Céni) puis la Cour constitutionnelle avaient proclamé Félix Tshisekedi vainqueur du scrutin avec 38,5% des voix et Martin Fayulu deuxième avec 34%. Ce dernier a accusé la Ceni d’avoir “fabriqué” les résultats et dénoncé un “putsch électoral” orchestré par l’ancien président Joseph Kabila.

Avec l’AFP



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