début d’un confinement nouvelle formule pour un tiers des Français

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Quelques 21 millions de Français se réveillent, samedi, sous un confinement d’un nouveau genre, avec des promenades autorisées pour plusieurs heures, mais dans un rayon restreint de 10 km et une partie des commerces fermés.

Retour du confinement sous une nouvelle forme. Des mesures de freinage de l’épidémie de Covid-19 sont entrées en vigueur à minuit, samedi 20 mars, pour 16 départements français après les annonces du Premier ministre jeudi.

L’Ile-de-France, les Hauts-de-France, la Seine-Maritime, l’Eure et les Alpes-Maritimes sont soumis pour au moins quatre semaines à ces restrictions, bien plus légères que le premier confinement national d’il y a tout juste un an.

Les déplacements interrégionaux sont interdits, sauf pour “motif impérieux”.

Et comme avant les autres confinements, de nombreux Franciliens semblent avoir voulu quitter la région avant qu’elle se referme : près de 20 % de trafic supplémentaires sur les routes et 20 % de “sur-réservations” à la SNCF, ont été enregistrés, selon le ministre délégué aux Transports, Jean-Baptiste Djebbari. “C’est beaucoup moins fort que ce qu’on avait vécu le week-end avant le deuxième confinement” fin octobre, a souligné le ministre.

Car contrairement aux deux premiers confinements, les Français concernés peuvent sortir à l’extérieur “sans aucune limitation de durée”, même si ce ne sera possible que “dans un rayon limité à 10 kilomètres” et avec une attestation, selon Jean Castex.

Coiffeurs, fleuristes, chocolatiers et cordonniers ouverts

Dans l’ensemble de l’Hexagone, le couvre-feu est par ailleurs repoussé d’une heure, à 19 h.

“Je crois que le mot confinement n’est pas adapté”, a déclaré vendredi le président Emmanuel Macron, qui avait affiché fin janvier sa volonté d’éviter tout confinement. “Ce qu’on veut, c’est freiner le virus sans nous enfermer”, a-t-il dit.

Pour cette “saison 3” du confinement, l’exécutif a mis l’accent sur le fait qu’on se contamine davantage à l’intérieur que dehors. À l’arrivée du printemps, parcs et jardins restent ouverts.

Autre nouveauté : la fermeture de certains commerces, dits non essentiels, qui vont rejoindre bars et restaurants dans la liste des lieux au rideau baissé. Les librairies, disquaires et coiffeurs sont épargnés, de même que les fleuristes, chocolatiers et cordonniers.

“C’est le coup de grâce. Ce troisième confinement arrive au moment où les détaillants font rentrer les collections d’été, qui vont rester bloquées pendant au moins un mois”, a déploré Pierre Talamon, de la Fédération nationale de l’habillement, sur BFMTV.

Le Medef redoute “des conséquences sur les entreprises et sur le moral des entrepreneurs et des salariés”.

Écoles et collèges restent ouverts comme à l’automne, mais les lycées basculent tous en “demi-jauge”.

Reprise de la vaccination avec AstraZeneca

Selon un sondage Odoxa pour Le Figaro et Franceinfo, seuls 56 % des habitants des territoires concernés adhèrent à la mesure, considérée trop tardive et insuffisante.

En raison d’un incident technique “dans la chaîne de remontée des données vers Santé publique France”, les indicateurs épidémiologiques quotidiens n’ont pas pu être publiés vendredi soir, ont indiqué les autorités sanitaires. La veille, le pays avait enregistré près de 35 000 nouveaux cas de Covid-19 en 24 heures et comptait près de 4 250 patients (nouveau pic depuis fin novembre), dont un quart hospitalisés en Ile-de-France.

“Ce type de confinement à lui tout seul ne permettrait probablement pas de juguler l’épidémie telle qu’on l’a maintenant. Mais on a la promesse du vaccin”, a espéré Karine Lacombe, responsable du service des maladies infectieuses à l’hôpital parisien Saint-Antoine.

Pour l’instant, près de 6 millions de personnes ont reçu au moins une injection, dont 2,4 leurs deux doses, selon le ministère de la Santé.

Après quatre jours de suspension, la Haute autorité de santé (HAS) a donné vendredi son feu vert à la reprise “sans délai” de la vaccination avec AstraZeneca, mais a recommandé de le réserver aux 55 ans et plus.

Le Premier ministre, Jean Castex (56 ans en juin), a voulu rassurer les Français en se faisant injecter une première dose. Quelque 56 % des habitants de l’Hexagone ne veulent pas ou plus recevoir ce vaccin, selon le sondage Odoxa.

Avec AFP



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