dernières manoeuvres avant l’élection du maire, la droite se déchire avant le “3e tour”

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Le suspense reste entier à Marseille, où les municipaux n’ont pas rendu un verdict clair, dimanche. D’un côté, la gauche est arrivée en premier mais sans majorité absolue, et de l’autre, la droite s’est déchirée avant le “troisième tour” du scrutin, prévu samedi lors du premier conseil du mandat.

Les observateurs avertis de la scène politique marseillaise qui avaient prédit une semaine mouvementée pour la ville de Marseille, en prévision du “troisième tour” des élections municipales, ne se sont pas trompés.

Il fallait notamment une négociation dans les coulisses, afin de contourner l’impasse entre le Printemps de Marseille, qui s’est imposé en nombre de voix après le second tour des élections municipales, mais avec seulement une majorité relative pour la gauche.

Mais c’est surtout à droite, qui régit la ville depuis 1995, que le coup de tonnerre a retenti le jeudi 2 juillet. En quelques heures seulement, la candidate des républicaines Martine Vassal, battue au 4e secteur, a jeté l’éponge en faveur du député des Bouches-du-Rhône Guy Teissier, avant qu’un second élu des Républicains, Lionel Royer-Perreaut annonce sa candidature à la mairie.

La droite en rangées divisées

En annonçant son retrait, Martine Vassal, qui semblait le soir des élections vouloir maintenir sa candidature, a assuré qu’elle pouvait compter sur le retour au giron du dissident Bruno Gilles, dont les listes ont remporté trois sièges de conseillers.

Les blocs de gauche et de droite sont donc égaux, selon les calculs du président du département des Bouches-du-Rhône et de la métropole Aix-Marseille, avec 42 conseillers municipaux chacun, dans une ville où les résultats en les secteurs pèsent énormément sur la composition du conseil municipal.

En vertu de la loi dite PLM (Paris Lyon Marseille), les 101 nouveaux conseillers municipaux procéderont à l’élection du maire de la deuxième ville de France, samedi, lors du premier conseil du mandat. Ils devront désigner le successeur de Jean-Claude Gaudin, à la majorité absolue lors des deux premiers tours, ou à la majorité qualifiée au troisième tour. En cas d’égalité lors de ce troisième tour, le membre le plus âgé sera élu.

C’est notamment ce point de règlement, qui avait motivé Martine Vassal, dont la campagne avait été ébranlée par un scandale lié à d’éventuelles fausses procurations, à céder la place à Guy Teissier, 75 ans.

Mais la décision de Lionel Royer-Perreaut de se porter candidat a sonné le glas de cette stratégie. “Je sais qu’il y a des accords en cours avec le Front national et je ne peux pas faire partie d’une stratégie d’alliance avec le Front national” (aujourd’hui National Rally RN), accuse dans un message vidéo posté sur Facebook Lionel Royer-Perreaut, facilement réélu Dimanche soir à la mairie des 9e et 10e arrondissements de la ville.

“Je ne peux pas soutenir la candidature de Guy Teissier car il n’était pas candidat, il n’a pas été élu par les Marseillais pour être nommé maire de l’arrondissement et meilleur maire de Marseille”, explique-t-il.

“Il n’est pas question de faire alliance avec la RN”

Si M. Teissier, député depuis 27 ans et maire du secteur depuis 18 ans, était en 3ème position, lors de ces élections municipales sur la liste de Lionel Royer-Perreaut, une très forte rivalité oppose les deux hommes, selon un observateur de La vie politique marseillaise citée par l’AFP.

Interrogé par l’AFP sur la position qu’il adopterait en cas de victoire grâce aux élus de la RN, au nombre de neuf, Guy Teissier a esquivé: “Ce n’est pas inscrit sur les bulletins”, a-t-il dit. Juste Lancé.

Pour sa part, le président des républicains Christian Jacob a appelé “tous ceux qui ont un sens des responsabilités” en “dialogue et discussion”, précisant à l’AFP qu ‘”il n’est pas question de faire alliance avec le Rassemblement national, pas plus qu’avec des rebelles France “.

A gauche, la situation reste inchangée. La responsable de la liste environnementale du Printemps Marseillais, Michèle Rubirola, tente toujours de rallier l’ex-socialiste Samia Ghali, qui compte huit conseillers municipaux.

“Je veux qu’ils travaillent avec nous (…) en partageant avec le Printemps Marseillais un projet qui assure un rééquilibrage de Marseille et de ses politiques publiques dans tous les secteurs”, a écrit mercredi, dans un communiqué Michèle Rubirola, en s’adressant à “Samia Ghali et ses compagnons de course “.

Avec huit conseillers, Samia Ghali, réélue dans son secteur devant le candidat communiste du Printemps Marseillais, Jean-Marc Coppola, se retrouve dans le rôle d’arbitre. Très convoité, la sénatrice, désormais en faillite avec le PS, est restée silencieuse sur ses intentions depuis dimanche.

Tout en assurant qu’elle ne ferait “aucun compromis”, Martine Vassal a également fait appel à elle du pied, rappelant qu’elle avait retiré sa liste dans le 8ème secteur de la ville, où le sénateur a été réélu dimanche, afin que le Marseille Spring avait par contre choisi de se maintenir contre elle, provoquant une triangulaire avec la RN.

“Elle est responsable de ses voix, je vous invite à lui poser la question pour voir ce qui va se passer”, a-t-elle déclaré. Verdict samedi.

Avec AFP



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