des dizaines de morts dans deux attaques djihadistes dans le nord-est

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Dans un village du nord-est du Nigéria, au moins 38 personnes ont été tuées samedi dans une attaque par des djihadistes du groupe État islamique. Le même jour, quinze personnes ont été tuées par des combattants de ce même groupe dans un autre village situé à une soixantaine de kilomètres.

Des djihadistes liés au groupe État islamique ont tué au moins 38 personnes samedi lors de l’attaque d’un village isolé du nord-est du Nigéria, ont indiqué à l’AFP dimanche 14 juin des habitants.

Ce village, Goni Usmanti, est situé à une soixantaine de kilomètres de la localité de garnison de Monguno, également attaqué un peu plus tard samedi et où quinze personnes ont été tuées, selon un nouveau rapport communiqué à l’AFP dimanche par une milice locale et un habitant.

À Goni Usmanti samedi, des combattants du groupe État islamique en Afrique de l’Ouest (Iswap) à bord de camionnettes se sont brièvement heurtés à des membres d’une milice d’autodéfense locale soutenue par le gouvernement, avant de tuer les habitants fuyant le village.

“Les insurgés ont tué 38 personnes, dont six miliciens, qui avaient combattu avant d’être vaincus”, a expliqué à l’AFP le chef de la milice locale Babakura Kolo.

Un camion plein de résidents incendiés

Un habitant du village, Grema Nuwaisu, a fourni la même évaluation et a ajouté que les djihadistes avaient ouvert le feu sur un camion rempli de commerçants, puis l’ont incendié avec ses occupants toujours à l’intérieur.

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“Nous ne savons pas combien de personnes se trouvaient dans le camion”, a-t-il déclaré. “Il était complètement carbonisé, ce qui rend difficile l’identification des corps. Seuls deux passagers ont pu sauter et s’échapper”.

Les assaillants sont soupçonnés d’être ceux qui ont attaqué la localité de Monguno quelques heures plus tard, où le nombre de morts a augmenté après la découverte de nouveaux corps.

A Monguno, “le nombre de personnes tuées est désormais de 15, dont neuf soldats, un milicien et cinq civils”, a déclaré Bukar Ari, membre de la milice locale d’autodéfense.

L’ONU “consternée”

Monguno, qui abrite une base militaire et des dizaines de milliers de personnes déplacées par dix ans de violence islamiste, a été attaquée à plusieurs reprises par Iswap, une faction qui s’est séparée en 2016 du groupe Boko Haram et a prêté allégeance à l’organisation État islamique.

L’ONU s’est dite “consternée” par les deux attaques au cours desquelles “de nombreux civils ont été tués, dont une fillette de 4 ans” et au moins 37 blessés.

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L’ONU affirme qu’un centre hébergeant 50 travailleurs humanitaires à Monguno n’a subi que peu de dégâts, mais semble avoir été “directement ciblé”. “Un engin explosif qui n’a pas tiré a été trouvé à la porte” du centre, selon l’ONU.

Des véhicules et des bâtiments des Nations Unies à l’extérieur du centre ont été incendiés, selon le communiqué.

Des djihadistes tués par les forces nigérianes

“Je suis soulagé que tout le personnel soit sain et sauf, mais je suis choqué par l’intensité de cette attaque”, a déclaré Edward Kallon, coordinateur humanitaire des Nations Unies au Nigéria.

L’armée nigériane a déclaré dimanche qu’elle avait tué 20 djihadistes en “repoussant” l’attaque de Mongumo, sans signaler de victimes dans ses rangs ni mentionner l’attaque de Goni Usmanti.

L’insurrection islamiste qui a duré une décennie dans le nord-est du Nigéria a tué au moins 36 000 personnes et chassé deux millions de personnes de leurs foyers.

Avec AFP



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