“Des graffitis pour sauver des vies”

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Dans les rues de Dakar, plusieurs dizaines de graffitis contre le Covid-19 ont vu le jour ces dernières semaines. Ils sont l’œuvre de plusieurs collectifs de graffiti sénégalais: Undu Graffiti, Radikl Bomb Shot (RBS Crew) et Doxandem Squad. Ces fresques colorées ont deux objectifs: sensibiliser aux gestes barrières face au virus et rendre hommage au personnel soignant. Pour mettre en valeur et conserver ce travail, la fondation Dapper, spécialisée dans la promotion de l’art africain, a eu l’idée d’un e-book gratuit intitulé “Graffiti pour sauver des vies”.

Graffiti pour rappeler aux gens les gestes de barrière contre le Covid-19 et rendre hommage au personnel infirmier est l’œuvre de plusieurs collectifs de graffiti sénégalais: Undu Graffiti, Radikl Bomb Shot (RBS Crew) et Doxandem Squad. Des fresques colorées réunies dans un livre électronique gratuit intitulé “Graffiti pour sauver des vies” et produites par la Fondation Dapper. «L’objectif principal est de pouvoir relayer le travail de ces graffeurs, explique Aude Leveau Mac Elhone, auteur du e-book. L’idée était aussi de montrer ces œuvres qui sont d’une esthétique très aboutie et d’être dans la longue terme car ce sont des œuvres éphémères. La plupart disparaîtront à cause du temps, etc. Le livre numérique est quelque chose qui restera. “

L’initiative Graffiti contre Covid-19 a été lancée mi-mars par Ati Diallo, responsable des projets culturels et responsable des graffeurs au Sénégal. “Nous avons un graffiti plutôt engagé socialement, très proche de la population, qui traite des questions liées au développement social, à la santé, à l’éducation des enfants, à la violence à l’égard des femmes …, explique Ati Diallo. C’est dans cette séquence logique que nous pourrions travailler sur ce programme. Mais nous ne devons pas choquer les gens. Nous devons faire de belles fresques qui peuvent attirer l’attention des gens et faire passer le message. que le coronavirus transmet la peur, mais plutôt le désir de vouloir se protéger, de prendre des responsabilités. Aujourd’hui, le le rôle que le graffiti doit jouer est un rôle de médiateur, un rôle d’alerte. “

Les travaux sont généralement réalisés dans des zones surpeuplées de la capitale sénégalaise, sur des murs abandonnés ou prêtés par des municipalités et des établissements privés. L’idée est d’atteindre autant de personnes que possible.

Ce type de campagne de sensibilisation aux graffitis n’est pas une première au Sénégal, pays pionnier en Afrique en matière d’art urbain. Des initiatives comme la Graff et la caravane sanitaire, mises en place par le médecin graffeur Docta, sillonnent le pays depuis plusieurs années pour faire de la prévention autour du paludisme, du sida … en collaboration avec des professionnels de santé.





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