Des tags “négationnistes” découverts dans la ville martyre d’Oradour-sur-Glane

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Le Centre de la mémoire d’Oradour-sur-Glane, village martyr de la Seconde Guerre mondiale, a été tagué avec des “inscriptions négationnistes”, selon les mots du ministre de l’Intérieur, Gérald Darmanin. Un acte «indicible» dénoncé par le président Emmanuel Macron, qui assure que «tout sera fait» pour que les auteurs soient traduits en justice.

Une enquête a été ouverte par le parquet de Limoges après la découverte, vendredi 21 août, d ‘«inscriptions négationnistes» sur le Centre de la Mémoire d’Oradour-sur-Glane (Haute-Vienne), théâtre d’un terrible massacre en juin 1944.

Sur une photo téléchargée par Le Populaire du Centre, on voit le mot «martyr» rayé dans la peinture, une bâche bleue recouvrant les inscriptions. Selon le journal, “le mot” menteur “a été ajouté ainsi qu’une référence à un révisionniste et aux théories qui refont régulièrement surface sur le village martyr du Haut-Viennois”.

Un “acte indicible”

Le président Emmanuel Macron a condamné samedi avec “la plus grande fermeté cet acte indicible”. “Il apporte tout son soutien au maire et à la commune. Il les assure que tout sera fait pour que les auteurs de cet acte soient traduits en justice”, a communiqué l’Elysée.

Dans un tweet, le Premier ministre Jean Castex a assuré vendredi que “tout est fait pour que les auteurs de ces actes infâmes répondent à la justice”. «J’ai appris avec colère et consternation la dégradation du Centre de la mémoire d’Oradour-sur-Glane. Salir ce lieu de méditation, c’est aussi salir la mémoire de nos martyrs», ajoute-t-il.

Le ministre de l’Intérieur, Gérald Darmanin, a pour sa part évoqué dans un tweet des «inscriptions négationnistes» et parle de «cracher sur la mémoire de nos martyrs».

Le 10 juin 1944, la division SS Das Reich avait tué 642 villageois à Oradour-sur-Glane. Les Allemands avaient rassemblé les hommes dans les granges du village et les avaient abattus. Ils avaient rassemblé des femmes et des enfants dans l’église avant d’y mettre le feu.

Le Centre de la Mémoire, ouvert en 1996, explique aux visiteurs des ruines du village martyrisé, environ 300 000 personnes chaque année, le contexte du massacre.

Avec l’AFP





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