Détails de Me Yacouba Boulama – Niger Inter

0
128


Face à l’ampleur du débat public depuis l’arrestation de la blogueuse Samira Sabou, suite à une publication sur sa page Facebook, épinglant Sani Mahamadou Issoufou, l’avocate de cette dernière a tenu à fournir des détails par le biais d’un communiqué.

Dans ce communiqué publié le 12 juin 2020, Me Yacouba Boulama, avocat composé de M. Sani Mahamadou Issoufou, directeur adjoint du cabinet du président de la République, rappelle pour la première fois la publication de Samira SABOU sur sa page Facebook. Dans cette publication du 26 mai 2020 à 20h35 “au milieu d’une polémique sur un dossier en cours de traitement judiciaire”, elle a établi une relation étroite entre un opérateur économique “cité dans l’affaire dénommée ministère de la Défense nationale et Sani Mahamadou Issoufou, directeur adjoint de cabinet du président de la République.

Selon le communiqué, il a affirmé dans sa publication que Sani Mahamadou Issoufou “était le véritable bénéficiaire des contrats obtenus” par l’opérateur économique indexé. “Une telle accusation péremptoire portée sur les réseaux sociaux révèle une intention de nuire en portant gravement atteinte à l’honneur et à la considération de ma cliente, qui n’a aucun rapport avec la personne à laquelle on fait allusion Samira SABOU”, précise Me Yacouba Boulama. ” Il souhaite affirmer qu’il n’a jamais été impliqué dans le processus d’attribution de ces contrats “, insiste l’avocat.

Tout en reconnaissant que les crimes commis par la presse sont dépénalisés au Niger, Me Yacouba Boulama estime que “par la publication sur une page Facebook d’informations aussi graves qu’infondées, Samira SABOU n’agissait pas en tant que journaliste car la journaliste aurait pris soin pour vérifier les informations qu’il met en avant. “Pour moi Yacouba Boulama,” il ne fait aucun doute qu’elle a agi comme une militante animée d’une volonté délibérée et supposée de nuire à mon client M Sani Mahamadou Issoufou “.

Le directeur adjoint de cabinet du président de la République estime ainsi que “les messages publiés sur la page Facebook de Lady Samira SABOU constituent le délit de diffamation” et a déposé une plainte auprès de la constitution d’une action civile aux mains du doyen de les juges d’instruction du tribunal de première instance de Niamey Hors Classe, qui est chargé d’en tirer les conséquences juridiques.

En bref, “Mon client m’a donné pour instruction d’engager des poursuites judiciaires contre toute personne qui porterait atteinte à sa liberté d’expression en compromettant son honneur et son intégrité”, prévient Me Yacouba Boulama.

Sani aboubacar





Source

LAISSER UN COMMENTAIRE

S'il vous plaît entrez votre commentaire!
S'il vous plaît entrez votre nom ici