Deux ans après l’incendie, Notre-Dame de Paris attend toujours sa résurrection

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Deux ans après le drame, Emmanuel Macron rendra visite pour la première fois, jeudi, à ceux qui chaque jour travaillent à la reconstruction de Notre-Dame de Paris. Alors que la phase de consolidation de l’édifice doit s’achever d’ici à l’été prochain, France 24 a pu se rendre à l’intérieur de la cathédrale et découvrir ce chantier hors normes.

Deux ans jour pour jour après l’incendie qui a menacé de la réduire en cendres, Notre-Dame de Paris attend toujours sa résurrection. Pour la première fois depuis le drame, le président Emmanuel Macron se rend sur le chantier de reconstruction de la cathédrale millénaire, jeudi 15 avril, visiter ceux qui, chaque jour, œuvrent à sa réédification, et fixer un nouveau cap quant à la livraison finale des travaux.

Entre les murs de l’édifice, le chantier le plus scruté de France convoque son lot de souvenirs, comme le constate France 24, qui a pu y faire entrer ses caméras.

Consolidation, sécurisation, restauration

À la faveur du froid, des pierres ont continué de chuter cet hiver, mais le trou béant, qui laisse la cathédrale vulnérable, doit bientôt être comblé par le déploiement d’un “parapluie” géant.

Alors que de nombreux chefs d’œuvre, eux, ont été miraculeusement épargnés par les flammes, comme les rosaces du XIIIe siècle, il faut désormais sauver les voûtes, fragilisées par l’incendie et qui menacent de s’effondrer.

“On soulage la cathédrale, on met des béquilles, des pièces pour soutenir l’ensemble parce qu’il y a beaucoup de désordre”, explique Damien Brisson, directeur technique de la société Le Bras Frères, spécialisée en charpentes et couvertures.

Cette phase de consolidation a déjà coûté 165 millions d’euros. Et si la phase de sécurisation, elle, doit s’achever d’ici à l’été 2021, le plus gros reste à faire. Prochaine étape : restaurer.

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“Réouverture de la cathédrale aux cultes en 2024”

Alors qu’Emmanuel Macron avait fixé un objectif de trois ans pour parvenir à cette restauration, le chantier n’a pas été épargné par les imprévus : particules de plomb, intempéries, pandémie de Covid-19… Pourtant, le général Georgelin l’assure, les délais seront tenus.

“C’est un programme extrêmement ambitieux. Nous maintenons le cap de la réouverture de la cathédrale aux cultes en 2024”, affirme Jean-Louis Georgelin, président de l’établissement public chargé de la conservation et de la restauration de la cathédrale. “Ce sera loin d’être fini bien évidemment. Il y aura encore, notamment sur les façades extérieures de la cathédrale, des travaux à conduire”.

Une course contre la montre est donc enclenchée pour les quelque 200 artisans, techniciens et chercheurs qui travaillent sur le chantier.

Un effort aidé par les 833 millions d’euros de dons déjà versés, venus du monde entier.



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