Deux Casques bleus tués lors d’une attaque dans le nord du Mali

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Deux soldats de la paix des Nations Unies ont été tués samedi lors d’une attaque contre leur convoi dans le nord du Mali, a annoncé dimanche le chef de la mission de l’ONU dans le pays. L’attaque a été menée par “des individus armés non identifiés”, a indiqué l’organisation.

Deux soldats de la Mission des Nations Unies au Mali (Minusma) ont été tués par des hommes armés “non identifiés” dans le nord de ce pays d’Afrique de l’Ouest en proie à des attaques djihadistes, a annoncé l’ONU le dimanche 14 juin.

Un convoi de logistique Minusma reliant Tessalit et Gao dans le nord a été attaqué “hier (samedi) vers 19 heures” (local et GMT) par “des individus armés non identifiés” qui “ont tué deux soldats de la paix”, a indiqué Minusma dans un communiqué, sans précisant la nationalité des soldats tués.

Le convoi “a été stoppé” lorsqu’il a été attaqué “vers la ville de Tarkint, au nord-est de Gao”, la plus grande ville du nord du Mali. “Les soldats de la paix de la Minusma ont répondu fermement et ont fui les assaillants”, a déclaré la force de l’ONU.

“Indignation” et “chagrin profond”

Cité dans ce communiqué, le représentant spécial du secrétaire général des Nations unies au Mali et chef de la Minusma, Mahamat Saleh Annadif, a exprimé son “indignation” et sa “profonde tristesse”. Il a condamné “les actes lâches visant à paralyser les opérations de la Mission sur le terrain”.

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“Nous devrons conjuguer tous nos efforts pour identifier et appréhender les responsables de ces actes terroristes afin qu’ils puissent répondre de leurs crimes devant le système judiciaire”, a-t-il poursuivi.

La MINUSMA compte environ 13 000 soldats au Mali, théâtre depuis 2012 d’une crise multiforme qui a fait des milliers de morts et des centaines de milliers de déplacés.

Si un accord de paix a été signé en 2015 avec les rebelles séparatistes du Nord, le pays reste la proie des violences des groupes djihadistes, des tensions intercommunautaires, fomentées ou attisées par ces mêmes djihadistes, et des trafics de toutes sortes sapant l’autorité de l’État , qui n’exerce que sur certaines parties du territoire.

Les violences se sont propagées du nord au centre du pays, ainsi qu’au Niger et au Burkina Faso voisins.

Avec l’AFP et Reuters





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