deux nouvelles audiences prévues pour juillet

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Deux prochaines audiences auront lieu en juillet dans le cadre de l’enquête sur la mort d’Adama Traoré. L’avocat de la famille a déclaré que c’était une réponse aux protestations contre la violence policière. Le procureur de Paris indique que les auditions étaient programmées avant.

La grande manifestation qui s’est tenue début juin à Paris pour dénoncer les violences policières a-t-elle incité la justice à organiser deux nouvelles auditions dans l’affaire Adama Traoré? C’est ce que pense l’avocat de la famille du jeune homme, décédé en 2016 suite à une arrestation par la police. Mais le procureur de Paris nie.

“Cette décision des magistrats enquêteurs a été annoncée aux parties le 10 avril 2019. Pour l’un des deux témoins, sa mise en œuvre a été retardée par une absence à l’audience prévue le 30 septembre 2019, dont les parties étaient depuis lors. lancé pour le localiser “, a déclaré le procureur Rémy Heitz.

L’avocat de la famille Traoré, Me Yassine Bouzrou, a salué vendredi la tenue des deux audiences en juillet. Il a également estimé qu’elles étaient une réponse à la manifestation de mardi qui a rassemblé 20 000 personnes à Paris, à l’appel de la famille de la victime.

Deux témoins entendus en juillet

Le premier témoin entendu est un homme avec lequel Adama Traoré s’était réfugié avant son arrestation, tentant de s’échapper des forces de sécurité impliquées dans une opération qui visait son frère Bagui, soupçonné d’extorsion. Ce témoin n’a jusqu’à présent été entendu que par les gendarmes au début de l’affaire. La seconde est une femme qui a affirmé avoir été témoin de cette première tentative d’arrestation.

“La justice met tout en œuvre pour parvenir à la manifestation de la vérité sur les circonstances de la mort d’Adama Traoré”, insiste Rémy Heitz. Dans son communiqué de presse, le procureur rappelle que dix examens médico-légaux ont été effectués depuis 2016 et que deux rapports médicaux, produits à la demande de la famille, ont également été déposés lors de la procédure.

“La dernière fois qu’un procureur s’est exprimé sur ce dossier, c’était celui de Pontoise, dont la communication était particulièrement discutable et a provoqué un changement de décor”, a critiqué Me Bouzrou.

Après une enquête rapide, le dossier s’est transformé en une longue bataille d’expertises, entre celles ordonnées par la justice qui ont remis en cause la police et celles ordonnées par la famille qui contestent ces conclusions.

Avec AFP



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