divergences sur le projet d’annexion des territoires palestiniens

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Après l’annonce jeudi de l’accord de paix entre Israël et les Émirats arabes unis, les interprétations divergent sur le plan israélien d’annexion des territoires palestiniens. Benjamin Netanyahu assure qu’il n’y a “pas abandonné”, contrairement à la lecture faite par le prince héritier d’Abu Dhabi.

Les Émirats arabes unis et Israël doivent signer un accord historique à Washington dans les trois semaines visant à normaliser leurs relations. Ce qui ferait d’Abu Dhabi la troisième capitale arabe à suivre cette voie depuis la création de l’État hébreu.

Pourtant, les lectures divergent sur le plan d’Israël d’annexion des territoires palestiniens. Aux yeux des Emirats, en échange de cet accord, Israël a accepté de “mettre fin à l’annexion continue des territoires palestiniens”. “Lors d’un appel entre le président Trump et le Premier ministre Netanyahu, un accord a été conclu pour mettre fin à toute nouvelle annexion”, a déclaré en son nom le prince héritier d’Abou Dhabi, le cheikh Mohammed bin Zayed Al-Nahyan. Twitter.

Mais Benjamin Netanyahu n’a pas confirmé, loin de là: l’annexion de parties de ce territoire palestinien occupé est «reportée» mais Israël «n’a pas abandonné». “J’ai apporté la paix, je réaliserai l’annexion”, a-t-il même proclamé. “Le libellé a été choisi avec soin par les différentes parties. Une” pause temporaire “n’est pas exclue définitivement”, a déclaré l’ambassadeur américain en Israël, David Friedman.


“C’est une victoire politique et diplomatique pour Benjamin Netanyahu”

Pas positif, selon Paris

La France a jugé que «la décision, prise dans ce contexte par les autorités israéliennes, de suspendre l’annexion des territoires palestiniens est une étape positive, qui doit devenir une mesure définitive», selon le chef de la diplomatie française, Jean-Yves Le Drian.

L’Égypte et la Jordanie, les deux seuls pays arabes à maintenir des relations diplomatiques avec l’État hébreu après les traités de paix conclus respectivement en 1979 et 1994, sont restées mesurées. Le président égyptien Abdel Fattah al-Sissi, dont le pays est un allié des Emirats et des États-Unis, a accueilli sobrement l’accord, affirmant qu’il empêcherait une annexion de certaines parties de la Cisjordanie.

La Jordanie est restée neutre, estimant que son avenir dépendrait des prochaines actions d’Israël, qui doit mettre fin à «son entreprise illégale» d’occupation des territoires, selon Aymane Safadi, chef de la diplomatie jordanienne.

Une “victoire” pour la diplomatie

L’accord est une “victoire” pour la diplomatie, a commenté l’ambassadeur émirati à Washington Youssef al-Otaïba sur Twitter. “C’est un pas en avant pour les relations entre Israël et les pays arabes”, a-t-il ajouté, soulignant que l’accord “préserve l’option de deux Etats (israélien et palestinien), défendus par la Ligue arabe et la communauté internationale”.

Dans le même ordre d’idées, le ministre d’État des Affaires étrangères des Émirats arabes unis, Anwar Gargash, a souligné que l’accord ouvrait la voie à l’option des deux États. “La plupart des pays y verront une initiative courageuse visant à garantir une solution à deux États, à l’issue de négociations”, a-t-il déclaré lors d’une conférence de presse. Il n’a pas souhaité donner de date précise pour l’ouverture des ambassades entre Abu Dhabi et Israël, précisant cependant que cela aurait lieu “prochainement”.

Dans un communiqué, le secrétaire général de l’ONU, Antonio Guterres, a déclaré qu’il espérait créer “une opportunité pour les dirigeants israéliens et palestiniens de reprendre des négociations de fond, menant à une solution à deux États conformément aux résolutions de l’ONU sur la question”. .

Les Palestiniens s’opposent à l’accord

Mais l’Autorité palestinienne de Mahmoud Abbas a qualifié l’accord de normalisation de “trahison” et a appelé à une “réunion d’urgence” de la Ligue arabe pour le dénoncer. En signe de protestation, elle a également ordonné le rappel “immédiat” de l’ambassadeur palestinien à Abu Dhabi.

“Les dirigeants palestiniens rejettent ce que les Émirats arabes unis ont fait. Il s’agit d’une trahison de Jérusalem et de la cause palestinienne”, ont déclaré les dirigeants palestiniens dans un communiqué appelant à une “réunion d’urgence” de la Ligue arabe pour dénoncer le projet soutenu par les États-Unis. .

Le Hamas palestinien l’a également condamné. Cet accord “ne sert pas la cause palestinienne mais est vu comme une continuation du déni des droits du peuple palestinien”, a déclaré à l’AFP Hazem Qassem, porte-parole du mouvement islamiste au pouvoir dans la bande de Gaza.

Avec l’AFP





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