Donald Trump n’est “peut-être pas encore complètement tiré d’affaire”, selon son médecin

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Donald Trump a annoncé lundi qu’il sortirait de l’hôpital en fin d’après-midi, en lançant sur Twitter : “N’ayez pas peur du Covid”. Mais d’après le médecin de la Maison Blanche, le président américain n’est “peut-être pas encore complètement tiré d’affaire”.

Le président Donald Trump doit sortir de l’hôpital, lundi 5 octobre, en fin de journée. Il y a été admis vendredi dernier, moins de 24 heures après avoir été testé positif au Covid-19.

“Je vais quitter le grand Walter Reed Medical Center aujourd’hui à 18h30. Je me sens vraiment bien ! N’ayez pas peur du Covid. Ne le laissez pas dominer votre vie (…) Je me sens mieux qu’il y a 20 ans !”, écrit-il sur Twitter.

À 29 jours des élections présidentielles, le président des États-Unis, qui brigue un second mandat, est impatient de donner l’image d’un candidat mobilisé. Hospitalisé pendant seulement trois jours, il en a profité pour tenter d’apparaître comme revigoré par cette épreuve, et pour défendre une fois de plus sa gestion de la pandémie, critiquée de toute part.

Le médecin de la Maison Blanche a toutefois tempéré cette annonce. “Même s’il n’est peut-être pas encore complètement tiré d’affaire, l’équipe et moi-même sommes d’accord sur le fait que tous nos examens et surtout son état de santé clinique permettent un retour en toute sécurité chez lui”, a déclaré le docteur Sean Conley.

“Il bénéficiera de soins médicaux de classe mondiale 24 heures sur 24”, a-t-il ajouté, en précisant que certains traitements administrés à Donald Trump relevaient de l’expérimentation.

Donald Trump restera encore pour un temps confiné à la présidence, équipée pour qu’il continue à être soigné. Il va donc encore être privé de déplacements dans les États-clés alors qu’il accuse toujours un retard dans les sondages, face à son rival démocrate Joe Biden.

Or, la Maison Blanche ressemble de plus en plus à un foyer virulent du coronavirus. Après le président, sa femme Melania, sa proche conseillère Hope Hicks et plusieurs autres membres de son équipe, c’est Kayleigh McEnany, la porte-parole de Donald Trump, qui a annoncé lundi avoir été testée positive au Covid-19. À plusieurs occasions ces derniers jours, elle s’est adressée, sans porter de masque, aux journalistes.

Cette annonce, après trois jours de communication cacophonique sur l’état de santé du président de la première puissance mondiale, renforce encore un peu plus l’image d’un exécutif n’ayant pas pris la pleine mesure de l’épidémie.

Un état plus grave que ce qui avait été annoncé

Le médecin présidentiel a fini par admettre dimanche que l’état initial de son patient avait été plus grave que ce qui avait été officiellement déclaré dans un premier temps, renforçant l’impression d’un vrai manque de transparence, voire d’une réelle inquiétude au plus fort de la maladie.

Faisant volte-face par rapport à son point presse de samedi, le docteur Sean Conley a confirmé que Donald Trump avait bien eu besoin d’une mise sous oxygène vendredi, pendant environ une heure, à la Maison Blanche, un épisode jugé suffisamment inquiétant pour décider de l’hospitaliser le soir même.

Le médecin a aussi annoncé un autre épisode de baisse de la saturation en oxygène survenu samedi matin. Et samedi également, les médecins lui ont administré un troisième traitement, la dexaméthasone, un corticoïde efficace contre les formes graves du Covid-19, en plus de l’antiviral remdesivir et du cocktail expérimental de la société Regeneron, qu’il a reçus dès vendredi. Le Dr Conley a reconnu qu’il n’avait pas révélé cet incident la veille pour projeter une image “optimiste”.

La famille et l’entourage de Donald Trump tentent en effet de dépeindre un président “combattant” prêt à vaincre la maladie et remonter sur le ring. Dès dimanche, avec sa brève sortie pour saluer depuis sa voiture ses partisans devant l’hôpital, l’ex-magnat de l’immobilier avait manifesté son impatience de reprendre sa campagne.

Car en face, Joe Biden, 77 ans, qui a maintenu voire accru son avance dans les intentions de vote après le débat confus de la semaine dernière face à Donald Trump, continue lui sa campagne à son rythme. Il s’est rendu lundi en Floride, l’un des États-clés que le président sortant doit à tout prix remporter à nouveau, comme en 2016, pour conserver un espoir de victoire au niveau national.

Avec AFP et Reuters





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