Édouard Philippe, Olivier Véran et Agnès Buzyn visés par une enquête judiciaire

0
100



Publié le: Modifié:

Parmi les dizaines de plaintes déposées contre le gouvernement pour la gestion de la crise de Covid-19, neuf donneront lieu à des informations judiciaires. Ils visent l’actuel ex-Premier ministre Édouard Philippe, l’ex-ministre de la Santé Agnès Buzyn et son successeur Olivier Véran.

Édouard Philippe, Olivier Véran et Agnès Buzyn inquiets pour la gestion de la crise de Covid-19? Des informations judiciaires seront ouvertes à la Cour de justice de la République (CJR), a annoncé, vendredi 3 juillet, le procureur général près la Cour de cassation, François Molins.

La commission des plaintes, composée de hauts magistrats et qui fait office de filtre, a en effet jugé recevables neuf plaintes contre les trois anciens ministres. Aux termes de la procédure, François Molins est tenu de saisir la commission d’enquête du CJR, qui fera office de juge d’instruction et dirigera les enquêtes.

Au total, 90 plaintes ont été reçues à ce jour par le CJR, le seul organe habilité à juger des membres du gouvernement pour l’exercice de leurs fonctions, et 53 d’entre elles ont été examinées.

Parmi eux, 34 ont été déclarés interdits de territoire parce qu’ils ne visaient pas un membre du gouvernement ou parce que le plaignant n’avait aucun intérêt à agir. Dix autres, visant notamment les anciens ministres de la justice Nicole Belloubet, Jean-Yves Le Drian des Affaires étrangères ou Christophe Castaner de l’Intérieur, ont été classés sans suite.

“S’abstenir de combattre une catastrophe”

Les neuf restants ont été rejoints pour le renvoi de la commission d’enquête du seul chef de “l’abstention de lutter contre une catastrophe” contre Agnès Buzyn, Édouard Philippe et Olivier Véran, selon le communiqué de presse du procureur.

Le premier a occupé le poste de ministre de la Santé jusqu’à la mi-février, avant de partir chercher le maire de Paris. Les deux derniers faisaient partie du gouvernement, qui a démissionné vendredi matin.

Le Premier ministre sortant Edouard Philippe “a pris acte” vendredi soir de l’annonce de l’enquête à venir et apportera “toutes les réponses nécessaires”, a-t-il déclaré dans un communiqué à l’AFP.

Les plaintes auprès du CJR avaient commencé à être déposées quelques jours après le début de l’internement à la mi-mars. Ils proviennent de particuliers, de médecins, d’associations ou même de prisonniers.

Le chef de l’Etat, Emmanuel Macron, est lui-même criminellement irresponsable des actes accomplis dans l’exercice de ses fonctions.

Les plaignants se sont plaints, selon le cas, de “mettre en danger la vie d’autrui”, “d’homicide involontaire coupable”, “de non-assistance à une personne en danger” ou de ne pas avoir pris de mesures en temps voulu pour endiguer la pandémie.

Ce dernier a jusqu’à présent fait près de 30 000 morts en France.

Avec AFP



Source

LAISSER UN COMMENTAIRE

S'il vous plaît entrez votre commentaire!
S'il vous plaît entrez votre nom ici