Elyes Fakhfakh sur France 24: “Nous avons réussi à maîtriser l’épidémie de Covid-19 en Tunisie”

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Dans une interview exclusive à France 24, le Premier ministre tunisien, Elyes Fakhfakh, fait le point sur la gestion de la pandémie de Covid-19 dans le pays. Il est confiant quant au déconfinement progressif qui est en cours mais appelle ses concitoyens à “rester vigilants”.

Le Premier ministre tunisien Elyes Fakhfakh salue la gestion de la pandémie de coronavirus dans son pays et fait preuve d’un optimisme prudent, affirmant que la tendance du nombre de cas est encourageante. “La courbe de Covid-19 est assez bonne”, a-t-il déclaré lors d’un entretien exclusif avec France 24. Aucun nouveau cas de contamination n’a été enregistré dans le pays “depuis deux jours”.

La Tunisie a imposé un confinement strict et précoce pour lutter contre la pandémie de coronavirus. Une politique qui a porté ses fruits, puisque seulement 45 décès ont été officiellement enregistrés, pour 1 032 personnes infectées.

>> Voir notre reportage en Tunisie: “Confinement, un test difficile pour les plus précaires”

Le Premier ministre tunisien est également confiant quant à la déconfinement par étapes, qui s’engage et se réjouit que le «contrat de confiance» entre les autorités et les tunisiens pour endiguer la pandémie fonctionne. “Il faut garder cette vigilance qui paie (…) Nous sommes venus maîtriser cette épidémie”.

Il ajoute que l’objectif d’un redémarrage complet du pays le 14 juin est maintenu, précisant que cela pourrait se faire plus rapidement, mais aussi qu’il n’hésiterait pas à revenir à un “confinement total” en cas de rebond de l’épidémie.

Concernant la situation économique en Tunisie, Elyes Fakhfakh explique que les prévisions d’une récession historique de plus de 4% pourraient être pires, en fonction de la situation économique mondiale. Selon lui, les besoins d’aide internationale budgétisés pour cette année, de 2,5 milliards de dollars, devraient “au moins doubler”.

Enfin, le Premier ministre tunisien rejette les critiques de son gouvernement et les querelles entre certains membres de sa coalition. Il exclut pour l’instant la possibilité que le parti Qalb Tunes, dirigé par Nabil Karoui, rejoigne la coalition gouvernementale, soulignant que les priorités sont la crise sanitaire et la relance de l’économie, et non la “politique politique”.



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