En Côte d’Ivoire, Bouaké “le rebelle” veut regarder vers l’avenir

0
146



Publié le: Modifié:

Nos reporters sont rentrés dans la ville de Bouaké, en Côte d’Ivoire, qui avait été prise en otage par la rébellion du Nord pendant dix ans, depuis le début de la première crise dans le pays, en 2002. Cette métropole au centre du pays veut maintenant tourner la page des années de guerre et se débarrasser de son label de “ville rebelle”.

En Côte d’Ivoire, dès 2002, la ville de Bouaké était occupée par des mouvements rebelles opposés au président Laurent Gbagbo, qui avait remporté les urnes deux ans plus tôt. Soutenues par le Burkina Faso voisin, ces troupes ont pris le contrôle de la moitié nord du pays et ont fait de Bouaké leur capitale pendant plus de dix ans.

Les soldats de la paix des Nations Unies ont ensuite supervisé la ligne de démarcation entre le nord et le sud du pays. Le 6 novembre 2004, le bombardement des troupes françaises de l’opération Licorne avait scellé le nom de Bouaké dans l’imaginaire collectif comme “ville rebelle”.

>> Voir: Reporters: “Quinze ans après le bombardement de Bouaké, les mystères d’un procès”

Grands travaux

Vingt ans après le début de la première crise ivoirienne, la ville a changé. Les années de guerre ont laissé leur marque et retardé le développement de la métropole. “En dix ans de crise politico-militaire, nous sommes revenus trente ans en arrière”, déplore Nicolas Djibo, maire de Bouaké.

Pour rattraper le temps perdu, une série de grands projets a été lancée. Tous les habitants de Bouaké veulent maintenant tourner la page et préparer la ville à accueillir la Coupe d’Afrique des Nations en 2023. Les vétérans se réinsèrent progressivement dans la vie civile. La capitale du pays Baoulé entend renaître et devenir le Bouaké d’antan, une ville où il fait bon vivre.



Source

LAISSER UN COMMENTAIRE

S'il vous plaît entrez votre commentaire!
S'il vous plaît entrez votre nom ici