En Côte d’Ivoire, deux morts lors de violences interethniques

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Les violences interethniques qui ont eu lieu samedi à Divo, à 200 km au nord-ouest d’Abidjan, ont fait au moins deux morts, selon le témoignage de sources concordantes à l’AFP. Violence qui a eu lieu le jour de l’investiture du président Alassane Ouattara par son parti en tant que candidat pour un troisième mandat.

La violence en marge du processus électoral en Côte d’Ivoire se poursuit. Au moins deux personnes sont mortes des suites de violences interethniques samedi à Divo, une ville à 200 km au nord-ouest d’Abidjan, ont indiqué des sources concordantes à l’AFP dimanche 23 août.

“Une personne évacuée vers le CHR (hôpital régional) a succombé à ses blessures (…) ce (dimanche) matin”, a déclaré à l’AFP une source hospitalière, rapportant “plusieurs blessures graves à la machette”. Ce décès a été confirmé par une source administrative locale.

Un adolescent est décédé samedi dans l’incendie du maquis-bar de Péage dans le quartier de Konankro, selon plusieurs habitants qui ont assuré à l’AFP avoir vu le corps.

L’annonce, le 6 août, de la candidature d’Alassane Ouattara avait dégénéré en trois jours de violence pour un bilan d’au moins six morts, une centaine de blessés et 1 500 déplacés.

Vendredi et samedi, de nouvelles violences ont éclaté dans plusieurs villes du pays, la veille et le jour de l’investiture du président Ouattara comme candidat à la présidentielle de son parti, lors d’une grande réunion réunissant des dizaines de milliers de militants au stade Houphouët-Boigny en Abidjan.

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Jeunes armés de machettes

A Divo, des affrontements ont eu lieu samedi entre les jeunes Dida (ethnie locale) et les jeunes Dioula (ethnie du nord du pays favorable à Alassane Ouattara), selon de nombreux habitants.

“C’était très violent. Les jeunes étaient armés de machettes et de matraques. Il y avait beaucoup de blessés. J’ai vu un jeune homme se faire tabasser. Il a perdu connaissance et a été évacué”, a déclaré un témoin. sous couvert d’anonymat.

Une mission comprenant le député Famoussa Coulibaly, le maire et ministre de l’Equipement Amédé Koffi Kouakou, le préfet ainsi que des élus et des responsables locaux étaient sur place dimanche, a indiqué le député à l’AFP.

“Nous faisons le tour des communautés. C’est redevenu calme. Il y a beaucoup de forces de police. Pour le moment, le bilan provisoire est de 21 blessés, dont huit graves”, a-t-il dit.

Un couvre-feu a été établi à partir de 19 heures. à 6 h

Avec l’AFP



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