En RD Congo, troisième marche en 10 jours contre le nouveau président de la Commission électorale

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Les manifestants ont de nouveau battu les rues dimanche à Kinshasa, en RDC, pour protester contre le choix d’un nouveau président à la tête de la Commission électorale. Il s’agit de la troisième marche de ce type en dix jours. Tous ont été interdits par les autorités.

Kinshasa a été le théâtre dimanche 19 juillet d’une nouvelle marche – pour la troisième fois en dix jours – contre le choix d’un nouveau président à la tête de la Commission électorale en République démocratique du Congo (RDC).

Interdite par les autorités comme les deux autres, cette promenade s’est déroulée cette fois sans incident. Les forces de sécurité ont supervisé les plusieurs centaines d’activistes qui avaient répondu à l’appel du Comité de coordination laïc (CLC), un collectif catholique.

Au moins cinq manifestants ont été tués lors de la première marche le 9 juillet à l’appel du parti présidentiel Union pour la démocratie et le progrès social (UDPS). Un policier a été lynché à mort.

Le 13 juillet, la marche à l’appel de la coalition d’opposition Lamuka a rassemblé des milliers de manifestants à Kinshasa, dispersés avec des gaz lacrymogènes à la fin du cortège.

Ces trois marches se sont opposées au choix d’un cadre de l’équipe sortante à la tête de la Commission électorale nationale indépendante (Céni), Ronsard Malonda.

Déjà entériné par l’Assemblée nationale, le choix de Ronsard Malonda doit être validé ou non par le président de la République Félix Tshisekedi.

“Nous voulons une Ceni dépolitisée”

Les manifestants accusent Ronsard Malonda, actuel secrétaire exécutif de la CENI, d’avoir participé à la “fraude” lors des précédentes élections.

“Cette fois-ci, nous voulons une Ceni dépolitisée, une Ceni crédible pour ne pas connaître le chaos électoral que nous avons vécu en 2018”, a déclaré Gertrude Ekombe, du Comité de coordination laïque (CTC).

C’est la Ceni qui a déclaré Félix Tshisekedi – du parti d’opposition UDPS – vainqueur de l’élection présidentielle du 30 décembre 2018.

Le Front commun pour le Congo (FCC) de son prédécesseur Joseph Kabila avait conservé la majorité à l’Assemblée nationale, selon ces mêmes résultats de la Ceni, validés par la Cour constitutionnelle.

La coalition d’opposition Lamuka a alors dénoncé des résultats «fabriqués» par la Ceni en revendiquant la victoire de son candidat, Martin Fayulu.

L’Église catholique avait également exprimé de vives réserves sur ces résultats de la Céni, tout comme l’ont fait pendant un temps l’Union africaine (UA) et la France.

Avec l’AFP





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