ÉVOLUTION DE LA SITUATION STATISTIQUE DE LA PANDÉMIE DE COVID-19 NOTE N ° 40 DU 22 MAI 2020 – Niger Inter

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Toutes les données statistiques utilisées dans cette note proviennent de sources des fonctionnaires, en particulier du ministère de la Santé publique du Niger et de l’Université Johns Hopkins (États-Unis).

Dans le monde, au 21 mai 2020, selon les statistiques publiées par l’Université Johns
Hopkins, le cap des 5 millions de personnes infectées par COVID-19 a été franchi, avec 105952 nouveaux cas enregistrés entre le 20 et le 21 mai 2020.

Dans le monde, au 21 mai 2020, 332 924 décès dus à COVID-19 avaient été signalés.
recensés, dont 4 809 personnes décédées entre le 20 mai et le 21 mai 2020. Dans le monde, au 21 mai 2020, 1 948 739 cas de guérison ont été enregistrés, dont 51 273 patients guéris entre le 20 mai et le 21 mai 2020.

Au Niger, au 21 mai 2020, selon les données statistiques publiées par le ministère de la Santé publique, le nombre total de personnes testées positives pour COVID-19 est de 924 cas,
par rapport à 920 cas au 20 mai 2020, soit une augmentation de quatre (4) cas. En moyenne à partir de 21
Mai 2020, 4 personnes pour 100 000 habitants ont été infectées par COVID-19.

Au Niger, parmi les nouveaux cas positifs déclarés entre le 20 mai et le 21 mai 2020, trois (3) cas
proviennent de la région de Zinder et un (1) cas de la région de Maradi. Pour la première fois,
depuis le début de la pandémie de COVID-19 au Niger le 19 mars 2020, aucun nouveau cas n’a été
été déclarée à Niamey, en 72 heures.

Globalement, la courbe des nouveaux cas quotidiens suit une tendance à la baisse depuis
12 mai 2020, en raison du déclin de la pandémie à Niamey, et du nombre stable de
nouveaux cas signalés à Zinder, deuxième flambée de COVID-19 au Niger.

Au Niger, depuis le début de la pandémie de coronavirus le 19 mars 2020, elle a été identifiée,
cinq (5) cas à Tillaberi, six (6) cas à Diffa, dix (10) cas à Maradi, seize (16) cas à Dosso, dix-sept
(17) affaire à Tahoua, trente-deux (32) affaires à Agadez et cent dix-sept (117) affaires à Zinder. À Niamey,
épicentre national de la pandémie de COVID-19 au Niger, 721 cas ont été confirmés à ce jour
21 mai 2020.

Au Niger, le 21 mai 2020, Niamey, avec 54 cas positifs pour 100 000 habitants, reste la région la plus touchée par la pandémie, suivie d’Agadez (5 cas pour 100 000 habitants),
Zinder (2 cas pour 100 000 habitants), Diffa et Dosso, qui enregistrent environ un (1) cas
pour 100 000 habitants. Cependant, les régions de Tillaberi, Maradi et Tahoua sont les
moins touchés, avec moins d’un (1) cas pour 100 000 habitants.

Au Niger, le 21 mai 2020, la pandémie de COVID-19 affecte plus d’hommes que de femmes.
femmes. Ainsi, sur dix (10) patients atteints de ce virus, plus de 6 (66%) sont des hommes.
La figure 4 ci-dessous montre la répartition des cas confirmés de COVID-19, par sexe, à la date
21 mai 2020.

Au Niger, au 21 mai 2020, le nombre total de personnes décédées des suites de COVID-19
s’élevait à 60 personnes dont (2) décès supplémentaires enregistrés à Zinder, entre 20 et 21
Mai 2020.

Au Niger, au 21 mai 2020, le nombre total de personnes récupérées de COVID-19 est
753 personnes, dont quinze (15) nouvelles guérisons enregistrées entre le 20 mai et le 21 mai 2020.
Au Niger, au 21 mai 2020, plus de 8 patients sur 10 (81,5%) étaient guéris du COVID19. Les cas actifs (patients en traitement) représentent 12% (111 cas) du nombre total de
les personnes déclarées positives pour COVID-19, contre 6,5% pour les décès.

Au Niger, malgré l’amélioration continue du taux de guérison du COVID-19, la létalité liée à
ce virus reste relativement élevé. En effet, à l’échelle du continent africain, le Niger fait partie
des pays ayant les taux de létalité les plus élevés (proportion de décès) sur COVID-19, au 21 mai 2020.

L’assouplissement des mesures prises pour contenir la pandémie de COVID-19 au Niger,
notamment la levée du couvre-feu à Niamey, de l’isolement sanitaire de la ville de Niamey, la
libération des activités de transport interurbain de voyageurs, réouverture des lieux de culte,
Le 13 mai 2020, et celui des écoles et autres établissements d’enseignement, prévu pour le 1er juin 2020,
pourraient constituer des défis majeurs pour toutes les équipes en charge de la lutte
COVID-19[FEMININE

C’est pourquoi, outre les recommandations déjà formulées dans les notes précédentes, l’Institut
Le National de la Statistique (INS) propose au Comité interministériel COVID-19 de lutte contre la pandémie:

 envisager de valoriser et de reconnaître les sacrifices consentis, et que le
les personnels de santé, en leur accordant une prime exceptionnelle, pour les services rendus à la Nation, et en revalorisant, à l’avenir, leurs traitements et autres avantages qui leur sont actuellement alloués;

 renforcer la concertation entre les autorités de la ville de Niamey et le Comité, afin de
assurer le respect des mesures de barrière, principalement l’éloignement social, le port
masque, désinfection des lieux et lavage des mains, dans les principaux lieux
public, en particulier les mosquées, les marchés et les grands magasins, les écoles et
autres établissements d’enseignement, gares automobiles et entreprises de transport de passagers;

 rendre obligatoire le port du masque pour le personnel des sociétés de transport, ainsi
que leurs passagers, l’école et le personnel de l’école,
personnel des formations sanitaires publiques et privées, personnel des principaux
prestataires de services (stations-service, banques, etc.);

 renforcer les opérations de désinfection et de traitement dans les principaux lieux publics,
en particulier les écoles et autres établissements d’enseignement, en vue de leur réouverture,
fixé pour le 1er juin 2020, ainsi que les services publics, parapublics et
privés, principaux lieux de culte, marchés, gares routières et grands
magasins;

 envisager des contrôles inopinés, par les équipes de santé, dans les écoles,
administrations publiques, parapubliques et privées, sur les principaux sites
public (sociétés de transport, gares automobiles, marchés et grands magasins),
bus et autres véhicules de tourisme, pour garantir le respect des
mesures d’obstacles décrétées par le gouvernement (distanciation sociale, port de
masques…);

 renforcer les campagnes massives de dépistage systématique des populations
risques (personnes âgées, faible immunité, etc.);

 renforcer les moyens matériels et humains de toutes les équipes luttant contre
COVID-19, en particulier ceux chargés du suivi et de la prise en charge des
patients, pour leur permettre de faire face à la nouvelle situation de relaxation des
certaines mesures restrictives (levée du couvre-feu et isolement de la ville de Niamey,
réouverture des lieux de culte, des écoles et autres établissements d’enseignement) et
rebonds possibles de nouvelles infections.

Source: INSTITUT NATIONAL DES STATISTIQUES





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