Fin de match pour SAMAN – Niger Inter

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L’Union autonome des magistrats du Niger (SAMAN) n’a plus d’argument plausible pour continuer à s’opposer à la pleine application de la loi sur le statut des magistrats, adoptée en décembre 2019 par l’Assemblée nationale.

Pour cause, la Cour constitutionnelle, saisie par SAMAN elle-même, d’une demande d’inconstitutionnalité de l’article 25 (nouveau) de la loi n ° 2019-117 du 31 décembre 2019, relative au statut du pouvoir judiciaire, a rendu le jugement n ° 02 / CC / MC du 29 avril 2020 par lequel la Cour a déclaré que cette disposition était “conforme à la Constitution”.

Toutefois, dans sa requête, SAMAN a demandé au juge constitutionnel de «statuer sur l’exception d’inconstitutionnalité qu’il soulève contre l’article 25 (nouveau) de la loi précitée, en ce qui concerne les conditions et modalités d’organisation du concours direct pour l’obtention d’un diplôme de magistrat.

Pour SAMAN, il est inconcevable et même absurde que le gouvernement puisse “autoriser des candidats titulaires de certificats de validation de première année de Master en droit ou tout autre diplôme reconnu équivalent à concourir pour l’obtention du diplôme de magistrat au Niger”.

Même avant la révision de cette loi, SAMAN a accusé le gouvernement que “la modification du statut du pouvoir judiciaire envisagée sous le prétexte fallacieux d’égalité des chances entre tous les fils du Niger n’est justifiée par aucune nécessité ni urgence, mais vise plutôt en filigrane , pour créer les conditions d’un recrutement déguisé ».

En effet, depuis lors, SAMAN n’a cessé de dénoncer et de dénoncer, à travers des déclarations et autres communiqués de presse, le processus de révision de cette loi. Par conséquent, n’ayant pas pu obtenir la cessation dudit processus, SAMAN s’est alors engagé dans une confrontation avec le gouvernement afin de l’obliger à réviser les dispositions de l’article 25 (nouveau) de la loi n ° 2019-117 du 31 décembre. 2019.

Régulièrement, SAMAN a appelé ses militants à observer un arrêt de travail pour protester contre cette ouverture faite aux jeunes nigériens “titulaires de certificats de validation de première année de Master en droit ou de tout autre diplôme reconnu équivalent pour postuler à l’obtention du diplôme de magistrat”.

Bien avant la décision de la Cour constitutionnelle, des esprits lucides ont dénoncé la posture de SAMAN comme rétrograde et anti-progressiste. On a l’impression que ce syndicat voudrait perpétuer une mauvaise pratique où le plus souvent les candidats ne sont que les fils de papa ou qui ont la garantie des dirigeants de cette société. Il est facile de comprendre que le but est d’empêcher les enfants des pauvres d’accéder à ces corps qui sont censés être des fonctions avec de nombreux privilèges.

Aujourd’hui, avec l’arrêt rendu le 29 avril 2020 par la Cour constitutionnelle qui déclare “conformément à la Constitution, article 25 (nouveau) de la loi n ° 2019-117 du 31 décembre 2019”, c’est un véritable revers qui a vient d’être infligé à SAMAN dans sa fronde contre le nouveau statut de la magistrature. Fin de partie pour SAMAN qui, pendant des mois, se débattait inutilement contre une loi pourtant conforme à la Constitution. Quel gaspillage pour cette union!

Oumar Issoufa





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