Herboriste et ingénieur en électronique – Le Sahel

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Passionné d’électricité et d’électronique, M. Daniel Bitoumba Gbati est également herboriste pour être resté longtemps avec son père, un guérisseur traditionnel. Au fil du temps, il a excellé dans la recherche et l’innovation électroniques, une activité qui le maintient en vie aujourd’hui. A Niamey, il est connu de tous les utilisateurs de lieux de grandes réunions, comme le stade Général Seini Kountché, le Palais des Congrès, les Hôtels, où se déroulent des ateliers et autres forums. M. Daniel est également un visiteur régulier des foires et expositions de Niamey, où il en profite pour exposer ses produits à chaque occasion.

Après ses études primaires et secondaires, M. Daniel Gbati est orienté vers la recherche scientifique et appliquée où il a été formé en recherche et innovation. C’est à partir de là que l’aventure de l’innovateur en électronique a commencé. Titulaire d’un Brevet d’Aptitude à l’Enseignement (CAP), Formateur, participant à plusieurs concours de créativité, lauréat de plusieurs prix, M. Daniel se réjouit aujourd’hui des résultats qu’il a obtenus. Il a été lauréat des 2e et 1er prix en 2011, respectivement, avec ses inventions «Régulateur de tension électrique automatique à gestion intense» et «Savon et graisse et MAPRO (le détergent universel du Sahel), et en 2016 il a remporté le 3ème prix grâce à son invention du dispositif de signalisation sonore en cas de non fermeture de gaz domestique devant un jury international.

Daniel a reçu plusieurs témoignages officiels de satisfaction de la part des autorités ministérielles pour ses inventions: celles-ci incluent, entre autres, le capteur électronique de moustique, la clôture de sécurité du jardinier, le pot intelligent du Sahel et les régulateurs de poche automatiques à une gestion intense des courant électrique.

Daniel consacre toute sa vie à cette activité, mais il déplore le manque de soutien financier des partenaires. “C’est un domaine qui nécessite des investissements financiers et humains. Mais c’est le côté financier qui fait le plus défaut. Parce que pour les tests et les mesures il faut avoir des appareils de mesure. Ces appareils sont chers. Puisqu’il n’y a personne pour m’accompagner , Je m’autofinance “, a-t-il déclaré.

Ainsi, pour s’autofinancer, M. Daniel utilise ses connaissances en médecine traditionnelle où il a proposé plusieurs types de solutions à certaines maladies. Ce sont des infusions et des décoctions à base de plantes pour le traitement de l’ulcère gastrique, des hémorroïdes, de la fièvre typhoïde et bien d’autres. «C’est avec l’argent que je gagne que j’achète les divers appareils et autres outils dont j’ai besoin pour mon travail», dit-il.

Après plusieurs années d’activité et dans le secteur informel, M. Daniel a décidé depuis 2019 de créer sa propre entreprise dénommée DANITECH (Daniel Technologie). C’est une entreprise qui travaille dans la recherche scientifique et les innovations techniques. Depuis 2019, DANITECH est membre de l’Association nationale des acteurs de la sécurité et de la santé au travail (ANASST). Cette association a été créée en 2019 par le décret N ° 0057 / MISPD / ACR / DGAPJ / DLP du 23 janvier 2019. Avec son bureau de Château 9, DANITECH lance comme défis le transfert de connaissances aux jeunes à travers des formations appliquées. Ce défi constitue la plus grande ambition de Daniel, mais qui fait malheureusement face à un manque de soutien. C’est pour cette raison qu’il invite la bonne volonté ou les parents qui souhaitent inscrire leurs enfants à la recherche et à l’innovation à l’accompagner dans cette direction.

Ali Mum (onep)



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