Il doit être vu comme la volonté de renforcer le pouvoir judiciaire et de restaurer la confiance entre lui et le peuple, a déclaré le ministre Marou Amadou – Le Sahel

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Le ministre de la Justice, garde des sceaux, M. Marou Amadou a présidé hier matin, la cérémonie d’ouverture de la 1ère session ordinaire de l’unité nationale de coordination de la Ligne verte, la lutte contre la corruption et le trafic d’influence dans le système judiciaire. Cette session qui consacre la reprise des activités de cette structure ayant connu une période de léthargie, ce décret suivant 2019-402 pris en conseil des ministres le 26 juillet 2019. Ainsi, pendant 3 jours les membres de la Cellule devront se prononcer sur plusieurs fichiers. Il est à noter que l’Unité Nationale de Coordination de la Ligne Verte est composée de dix membres dont un magistrat du siège, un magistrat du parquet, un représentant de la Chambre des notaires, un représentant du Barreau, un représentant de la Chambre des huissiers de justice, haut fonctionnaire, représentant des associations anti-corruption et représentant des associations de défense des droits de l’homme. Il est dirigé par un coordinateur et un secrétaire permanent.

Dans son discours, le ministre de la Justice, garde des sceaux, M. Marou Amadou s’est félicité de la reprise des activités de la Ligne verte qui avait précédemment connu une période de léthargie. À cette fin, il a fait savoir qu’il s’agit désormais d’un décret pris en Conseil des ministres qui régit les activités de la ligne verte lors de sa création par décret. “Ce relèvement des normes est la preuve, selon le ministre, de la volonté du gouvernement de poursuivre et d’intensifier la lutte contre la corruption et le trafic d’influence dans le système judiciaire”. M. Marou Amadou a ensuite indiqué que si au début la création de la cellule a provoqué beaucoup de controverses, les deux doivent être rassurés maintenant car, la création de la cellule procède du respect par le Niger de trois instruments internationaux de lutte contre la corruption qu’il a librement ratifiés. . Ce sont la Convention des Nations Unies contre la corruption, la Convention de l’Union africaine sur la lutte contre la corruption et enfin le Protocole de la CEDEAO sur la lutte contre la corruption.

“Ainsi, la Ligne verte ne doit plus être considérée comme une tentative de remettre en cause le pouvoir du juge ou une atteinte à ses prérogatives et pouvoirs”, a déclaré le ministre Marou Amadou. Au contraire, dit-il, cela doit être vu comme la volonté de renforcer le pouvoir judiciaire et de rétablir la confiance entre lui et le peuple au nom duquel justice est rendue en le débarrassant de certaines fautes qui ont malheureusement terni son prestige. . A ce titre, le Ministre de la justice a ajouté que le décret susmentionné régissant la Ligne verte contient une disposition majeure dans son article 5 paragraphe 2 qui précise que “Lorsque la cellule estime que les faits sont susceptibles d’avoir un caractère criminel, elle transmet le rapport au procureur ». En effet,« Il s’agit d’un renforcement des pouvoirs de la Ligne verte mais aussi la preuve que la Ligne verte n’est pas un moyen de chantage entre les mains du ministre de la Justice. Elle doit plutôt être considérée comme une réponse aux préoccupations universelles qui ont conduit la communauté internationale à adopter la Convention des Nations Unies contre le fléau. Le Niger ne peut pas rester en marge de ce mouvement », a déclaré le ministre de la Justice.

Auparavant, le Coordonnateur de l’Unité de coordination nationale de la Ligne verte pour la lutte contre la corruption et le trafic d’influence dans le système judiciaire, M. Karimoun Haladou s’est félicité de la présence du Ministre de la justice, garde des sceaux dans cette circonstance. Il a également félicité chaque membre de la Cellule.

Enfin, il convient de noter que la mission de l’Unité est de recevoir les plaintes et réclamations des personnes soumises à la justice pour actes de corruption et de trafic d’influence au sein du pouvoir judiciaire, d’enquêter sur toute plainte et dénonciation par les citoyens, d’établir des rapports à l’issue de ces enquêtes et les transmettre au procureur général lorsqu’il semble y avoir des indications de nature à engager des poursuites et à informer, sensibiliser et guider les usagers de la justice publique.

Rahila Tagou (onep)



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