ils ont vécu le jour sombre de Knysna il y a dix ans, ils disent

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Trois jours avant, des Bleus catastrophiques et sans idées de match ont coulé face au Mexique (0-2), deuxième match d’une Coupe du monde 2010 entamé par un nul 0-0 face à l’Uruguay (0-0). La veille, le célèbre quotidien L’équipe relatant l’échange entre Raymond Domenech et Nicolas Anelka à la pause – “Va te faire foutre …, sale fils de p …!”, Version corrigée plusieurs fois par l’ancien coach qui raconte un “Enc …, tu viens devez le faire toute votre équipe de merde! Lâché par son attaquant – mettez le feu à la maison bleue.

Et Patrice Evra, le capitaine, lance la chasse au “taupe” lors d’une conférence de presse surréaliste, avant un communiqué de presse de la Fédération française en début de soirée annonçant le retour dans la maison d’Anelka (qui a refusé de s’excuser publiquement mais avait été convaincu par Evra et Thierry Henry de le faire en privé avec Domenech, qui lui a demandé un lapin). Lorsque le soleil se lève le 20 juin 2010 sur Knysna, le camp de base des Bleus pour cette Coupe du monde sud-africaine, l’équipe de France est déjà un bateau à la dérive. Mais elle traversera le pire jour de son histoire et tombera dans le ridicule pour de bon.

Ribéry s’invite en chaussettes courtes sur le plateau Téléfoot, s’excuse pour les performances bleues et nie une altercation avec Gourcuff

L’un des vingt-trois Bleus de Knysna: “Personne ne devait parler avant la grève” (Le monde)

Jean-Pierre Bernès (agent pour quatre Bleus à Knysna, Ribéry, Squillaci, Diarra et Planus): “Franck m’a appelé vingt secondes avant le spectacle pour me dire:” Je n’en peux plus, je vais parler. ” ((Alors pied)

Franck Ribéry (ancien joueur de l’équipe de France): “Nous étions un groupe, tous ensemble, nous avons tous fait les mêmes erreurs, il n’y avait personne qui savait dire:” Non ce n’est pas bon et c’est bon “. Nous étions tous Quand je parle avec l’histoire que nous étions pouvoir sortir avec Gourcuff, c’est parce que je me dis: “C’est quoi encore ce truc?” Nous ajoutons plus … “” (Luis Attaque – RMC)

Jano Resseguié (journaliste RMC Sport, adepte des Bleus depuis 1999): “Nous sommes sur le programme Larqué Foot. Comme nous sommes en même temps que Telefoot, un journaliste de notre équipe écoute et vient nous dire que Ribéry est venu sur le plateau pour s’excuser. On ne s’attendait pas du tout à ce genre de chose” À partir de là, et sur la base des informations dont nous disposions, nous nous disons que quelque chose peut arriver, qu’il y aura quelque chose, qu’ils feront par exemple une déclaration de soutien à Anelka. Mais attendez-vous à une grève? Pas du tout. “

L’arrivée des joueurs en bus sur le terrain d’entraînement, mal nommé “Field of Dreams”

Jano Resseguié: “Je reçois un appel du directeur éditorial de BFMTV de l’époque (Patrick Roger, ndlr) qui nous dit:” Nous allons faire la formation live cet après-midi, faites vos arrangements “. Je suis peu sceptique car le la première fois que nous l’avons fait, il n’y avait rien à dire, mais il avait le nez, il faut le reconnaître. (Sourire.) Domenech avait fait ce qu’il fallait pour que nous nous ennuyions vraiment d’aller au centre de formation, les contrôles de police étaient interminables et nous sommes entrés dans le stade lorsque le bus est arrivé. “

Robert Duverne (ancien entraîneur physique des Blues): “Je vois les joueurs traverser la pelouse pour signer des autographes pour les enfants qui ont été invités. Mais il n’y a pas le protocole habituel où les gars descendent avec les chaussures et vont ensuite sur le banc pour les enfiler.” (Team Duga – RMC)

Jano Resseguié: “Une fois, en parlant à Rolland Courbis, je lui ai demandé comment c’était à l’entraînement: quand un joueur vient avec ses baskets, a-t-il les crampons à côté de lui ou est-ce qu’il me dit qu’il peut prendre les crampons avec lui, mettre les sur le côté de la pelouse et les utiliser une fois qu’il a fait du jogging. Mais là, on les voit arriver en baskets mais sans crampons à la main, et ils avancent tranquillement. “

Les Bleus en baskets sur le terrain d'entraînement de Knysna 20 juin 2010

Les joueurs refusent de s’entraîner après l’exclusion d’Anelka, décision prise la veille lors de la rencontre

Nicolas Anelka (ancien joueur de l’équipe de France): “Si Domenech avait dit la bonne version en première page de L’équipe, aucun joueur ne frappe. Pas de grève, pas de bus. Donc pas de scandale mondial. Peut-être même une victoire lors du dernier match et une qualification. Mais que ni la Fédération ni L’équipe révéler la vérité … Il semblait préférable de la cacher, de condamner le geste de solidarité envers moi. Je n’ai aucune amertume, juste un sourire narquois car le faux est voué à disparaître. Quand tu dis la vérité, tu dors bien. Et je dors très bien … “(Sunday Journal)

Djibril Cissé (ancien joueur de l’équipe de France): “Le capitaine n’est pas d’accord avec ce qui s’est passé pour le départ de Nico. Il décide de frapper et de montrer que nous sommes unis. Nous aurions dû le montrer sur le terrain à mon avis mais bon … Il dit:” Demain, nous sommes pas de formation. “Cela discute, certains veulent, d’autres ne veulent pas, mais il est toujours le capitaine donc il prend la décision et nous suivons. Mais nous ne réalisons pas les répercussions car nous sommes coupés du monde, loin de la France. C’est après que nous ayons réalisé ce que nous avons fait. Aujourd’hui, je me sens très mal de ne pas avoir eu le temps de réagir et de sortir du bus. Pour l’amour que j’ai pour l’équipe de France, et que j’ai toujours revendiqué, pour moi, pour ma famille et pour la relation que nous avons avec Raymond, j’aurais au moins dû parler et dire que c’était des conneries. Au lieu de cela, je n’ai rien dit et j’ai suivi. “(Ne touchez pas à mon sport)

Jano Resseguié: “Nous n’avons jamais imaginé que les joueurs pouvaient aller aussi loin, surtout après avoir été mauvais sur le terrain depuis le début de la compétition. Nous sommes complètement surpris et même dépassés. Nous nous disons:” Mais quelle est cette histoire? “Les joueurs sont dans leur bulle car ils ont été volontairement isolés par Domenech et ils osent frapper. Ils osent se mettre en danger vis-à-vis de l’opinion publique et tout ce qui aura des conséquences. Il se diffuse partout, partout, partout, nous sommes la risée du monde du football. “

Le célèbre bus Knysna, 20 juin 2010

Raymond Domenech (ancien entraîneur de l’équipe de France): “Au déjeuner, j’ai dit en riant:” J’espère qu’ils ne se mettront pas en grève pour la formation “. Mon personnel a ri, c’était tellement improbable. J’ai parlé avec Hugo Lloris, qui m’a dit avant de partir pour la formation:” Nous “Je vais faire des conneries”. (…) Dans le bus, j’ai dit aux joueurs: “Je ne sais pas ce que tu vas faire mais il y a des caméras. Tout va être disséqué, soyez prudent. J’espère que vous n’avez pas oublié que nous sommes ici pour disputer une Coupe du monde. “Patrice Evra descend le dernier, lettre à la main,” Coach, j’ai besoin de te voir. ” Nous montons derrière le bus pour ne pas être vus par les journalistes alignés sur la colline. Il me donne la lettre. J’ai presque honte de ma première pensée: ils ne l’ont pas écrite, ils n’ont pas de fautes d’orthographe. Rétrospectivement, c’est la chose la plus sérieuse: quelqu’un censé avoir la tête sur les épaules leur a écrit cette lettre, c’est étonnant. Je lui ai dit: Mais tu es fou! Tu es vraiment fou! ‘”(L’équipe du magazine)

Franck Ribéry: “On ne peut dire que deux ou trois joueurs qui auraient tout organisé … Tout était ensemble. On était dans un piège. La discussion était collective, tout le monde pouvait s’exprimer, quoi que ce soit dans le bus ou ailleurs, tout le monde était concerné et conscients. C’est ce que nous avions décidé. “(Luis Attaque – RMC)

Sidney Govou (ancien joueur de l’équipe de France): “Nous touchions Nico, quelqu’un d’important dans le groupe, que tout le monde appréciait … Mais c’est malheureux. L’unité a été mal faite. Pour moi, la raison était louable, mais la voie n’était pas la bonne.” Généralement, sur un groupe de vingt-trois, vous en avez dix qui disent oui, certains qui disent peut-être et les autres, ils suivent … “(Alors pied)

François Manardo (ancien chef de presse des Bleus): “Les médias avaient prétendu pouvoir prendre des photos. J’informe le directeur de la sécurité de l’équipe de France. Il est complètement bouleversé quand il décroche le téléphone. Je n’ai même pas le temps de formuler la question car il me dit: “Ils ne vont pas s’entraîner, ils sont en baskets.” Je raccroche. Puis j’entends – j’ai encore du bruit dans mon oreille, dix ans plus tard – comme des bruits de mitrailleuse. En fait, les photographes voient la scène entre Robert Duverne et Patrice Evra, ça commence à s’intensifier. “(Team Duga – RMC)

La tension monte entre Evra, Domenech et Duverne, qui jette son chronomètre de rage

Robert Duverne: “Les joueurs ne sont pas équipés pour s’entraîner. C’est pourquoi j’approche du duo, pour me renseigner sur la situation. (…) J’ai un ‘langage corporel’ qui est assez expressif, ça fait partie de ma personnalité. C’est plus un altercation, une relation entre l’entraîneur physique et un joueur pour dire: “Vous devez vous entraîner.” Raymond m’a dit: “Robert, il y a des caméras à l’étage dans la colline.” Pat aussi. Ils ne veulent pas ça devant les caméras. Ils m’ont averti plusieurs fois. Je reste concentré et nerveux. Nous sommes un peu inquiets des sacrifices consentis, de la compétition “Je m’emballe. Mais je ne me fâche pas parce qu’il y a des commentaires insultants. Je me fâche pour être convaincant et dire: ça ne peut pas arriver comme cette.” (Team Duga – RMC)

Jano Resseguié: “Nous avons un problème de connexion avec Paris, donc nous faisons tout au téléphone pendant que le caméraman envoie l’image. J’ai un coup de chance: le gars d’ARD, la télévision allemande, filme à côté et me pousse pour me montrer qu’il y a l’histoire avec Evra, Domenech et Duverne qui lance le chronomètre. Là, on dit que ça se passe en pleine sucette. Que se passe-t-il? Les joueurs décollent, on voit les gestes de Pat Evra, on sent qu’il y a de la colère , frustration. “

Patrice Evra (ancien capitaine de l’équipe de France): «J’aurais dû laisser mon ordinateur portable ouvert et écouter les opinions de certains comme Didier Deschamps. Je suis entré dans une bulle, je ne savais pas quelles répercussions cela pourrait avoir. J’aurais dû prendre les choses moins à cœur. Je suis mangé. Au lieu de penser au groupe, j’aurais dû penser à mon visage. Même si je suppose et que je ne regrette rien, Thierry Henry m’a dit de penser à moi. Que personne ne serait là pour moi. À l’arrivée et c’est J’ai écorché cette image de capitaine de l’équipe de France et je m’en veux. “((Le Figaro)

Robert Duverne (de devant à droite) ne cache pas sa colère face à la grève des Bleus et Patrice Evra (à gauche), le 20 juin 2020 à Knysna

Les joueurs remontent dans le bus et ne veulent pas descendre

William Gallas (ancien joueur de l’équipe de France): “Fondamentalement, que devons-nous faire? Nous ne voulions pas nous entraîner, c’est un fait, parce que nous n’étions pas d’accord avec la décision de la Fédération pour Nico. Comme vous pouvez le voir sur les photos, nous sommes allés voir les supporters, nous avons signé des autographes, nous sommes remontés dans le bus et nous avons dû partir. Si le bus part, vous n’avez pas tout ce problème. Mais quand nous sommes revenus dans le bus, l’entraîneur ne voulait pas que le bus aille. Il a demandé au chauffeur de quitter le bus. Nous n’avions pas de chauffeur! Comment ça va? Nous ne pouvons plus contrôler. “(After Foot – RMC)

François Manardo: “Si l’autobus n’a pas redémarré, c’est parce qu’il y avait eu une instruction des membres du personnel.” (Le vestiaire – RMC Sport)

Jano Resseguié: “Là, on voit René Charrier, représentant de l’UNFP au sein de la délégation de l’équipe de France, qui monte dans le bus et qui leur demande de partir. A l’époque, Rolland Courbis a cette phrase mythique: ‘Un délégué syndical qui va demander de ne pas frapper, je n’avais jamais vu ça … “Il leur disait de descendre du bus. Les joueurs tirent les rideaux parce qu’ils se rendent compte qu’ils sont filmés. “

Sidney Govou: “Ai-je pensé à descendre du bus? Bien sûr, mais je ne l’ai pas fait, donc j’en fais partie. Pour le moment, c’est difficile à comprendre, car on ne sait pas qu’il a été filmé en direct … Par-dessus tout, nous ne voulions pas vraiment faire de grève. Nous voulions retourner aux vestiaires, c’était une journée de nettoyage, nous pensions que cela aurait un autre impact. “((So Foot)

William Gallas: “Est-ce que je regrette ce qui s’est passé? Avec le recul, oui. Si c’était à refaire? C’est une question compliquée. Si vous êtes dans le même état psychologique, vous faites la même chose.” (Le vestiaire – RMC Sport)

Jano Resseguié: “Personne n’a pris la responsabilité dans le bus de faire quoi que ce soit.”

Les Bleus (avec une partie du staff) retournent dans leur bus le 20 juin 2010 à Knysna

Jean-Louis Valentin craque et démissionne devant les caméras

Jano Resseguié: “Il se met à gémir et monte la colline en disant, essoufflé: ‘Ce n’est pas possible, c’est un scandale, une honte, ils ne réalisent pas ce qu’ils font!’ “

Jean-Louis Valentin (ancien directeur adjoint de la FFF avec les Bleus): “Nous étions totalement piégés. Nous avions discuté toute la journée avec les joueurs. Il ne faut pas croire que la décision d’exclure Anelka, la façon dont tout cela s’est fait, a été prise sur le champ. La tête de Domenech ou une décision arbitraire de la Fed. Cela a duré vingt-quatre heures au cours desquelles nous avons essayé de clarifier les choses, en essayant d’éviter cette décision finale. Nous pensions sincèrement que l’épisode était clos. Pas dans des conditions brillantes, bien sûr, mais nous allions pouvoir planifier le match sud-africain. Si nous avions le sentiment ou l’impression qu’un scénario de ce type était en préparation, nous aurions tout fait pour l’éviter. Nous aurions réglé les choses en amont. C’est une faillite collective. “(Team Duga – RMC)

Jano Resseguié: “Il vient aussi du monde politique et il a un rôle un peu spécial. Il découvre le football, l’équipe de France, la pression que cela représente dans les médias, et là il se rend compte qu’ils ne veulent pas descendre du bus. Il est dans une hallucination complète. “

Jean-Louis Valentin exprime sa colère avant de démissionner, le 20 juin 2010 à Knysna

Les joueurs ont préparé un communiqué de presse … lu par Domenech (mais versions différentes)

François Manardo: “Evra me tend un papier et me dit simplement:” Allez lire ça, c’est des joueurs de l’équipe de France “. J’ai lu les trucs en diagonale et je comprends que c’est un acte de solidarité vis-à-vis de Nico. Pour moi, un employé de la Fédération, il est hors de question de lire ce communiqué de presse. Ils l’ont aménagé et l’ont imaginé. Je n’ai pas à le lire, alors je monte dans le bus pour dire à Pat: “Tu fais quoi vous voulez, c’est à vous de le lire. Tu es le capitaine, c’est à toi de le lire. “Et là, je ne m’en suis pas rendu compte, mais Raymond” Il m’a suivi. Il me demande le communiqué de presse et le lit pour arrêter cette mascarade, il veut vraiment que ce psychodrame s’arrête. “(Team Duga – RMC)

Patrice Evra: “Je devais être en charge de le lire devant les médias. Lorsque nous arrivons au stade pour l’entraînement, je montre le texte à Raymond et là il ne me le rend pas. ‘Comme vous êtes des enfants, je suis celui qui va le lire. “Je dis non, que je n’ai pas confiance … Je suis toujours bouleversé par mon rôle de capitaine, poussé par les autres. Et puis je monte dans le bus, les gars me demandent où est le papier. Ils me demandent d’aller le chercher parce qu’ils craignaient que Raymond ne dénature nos propos. J’y vais et je ne sais pas quel joueur tire le rideau de l’autobus et dit que l’entraîneur lit le communiqué de presse. voulait toujours m’envoyer au feu. Si je l’avais lu à la presse, j’aurais ressemblé à un grand idiot. “((Le Figaro)

Raymond Domenech: “J’ai eu une conférence de presse pour expliquer que je n’étais pas solidaire de ce mouvement. J’ai lu leur texte pour s’en débarrasser. Il a été mal perçu, je l’ai mal expliqué, c’est ma faute, c’est une erreur de stratégie.” (Europe 1)

William Gallas: “C’est Domenech qui a décidé de lire la lettre. C’est lui qui a pris la décision de la lire. Ce n’est pas à lui de la lire, c’est tout.” (Le vestiaire – RMC Sport)

Raymond Domenech (à gauche) lit le communiqué de presse des joueurs le 20 juin 2010 à Knysna

Jano Resseguié: “Domenech prend la responsabilité de la lecture du journal. Il s’installe et vous avez un arc avec tous les médias internationaux qui sont là. Nous devons être une centaine de personnes. C’est surréaliste, vous êtes au théâtre Vous vous dites: ‘ Mais que se passe-t-il? Nous sommes la risée du monde entier! “

François Manardo (qui s’adresse à Gallas): “La vraie connerie était de faire grève. Je vous le dis, en face, si vous aviez lu le communiqué de presse et que vous vous étiez entraîné alors, vous seriez devenus les rois du pétrole. Raymond, vous lui avez coupé la tête!” (Le vestiaire – RMC Sport)

Raymond Domenech: “Prendre la décision de lire la lettre est une erreur totale. Ce n’était pas à moi d’assumer leurs responsabilités. (…) Je ne sais pas qui a écrit cette lettre, je ne voulais même pas le savoir. Cela fait dix ans et rien n’a coulé à ce sujet. Il y a une sorte d’union sacrée très rare dans le football. “((L’équipe du magazine)

François Manardo: “Jean-Pierre Bernès aurait participé à la rédaction du communiqué avec le conseiller de Jérémy Toulalan” (Le Vestiaire – RMC Sport)

Raymond Domenech: “Je savais que la lettre avait été écrite par les agents de trois joueurs.” ((Le monde)

Jérémy Toulalan (ancien joueur de l’équipe de France): «Je pourrais vous expliquer ce qui s’est passé, vraiment, mais ce n’est pas à moi de le faire. J’ai assumé ma part. Les autres? J’aurais pu en tuer certains, je ne l’ai pas fait Quand vous êtes honnête et franc dans le monde de le football, vous êtes dupe. (…) Pour revenir à la lettre, c’est un salaud puisque ce n’est pas seulement mon conseiller qui l’a écrit Si je donne un nom, ça va blesser cette personne. Et je pense qu’en plus, cela ferait beaucoup de bruit. (…) Sur Knysna, personne ne sait vraiment. Tout n’a pas été dit. Ce dont je suis sûr, c’est qu’il y avait un gars qui a pris la responsabilité, et c’est moi. J’ai dit ce que Je l’avais fait mais les autres, nous ne les avons pas entendus. Personne … (…) je peux me regarder dans un miroir. “((France Football)

La fin de la journée et l’heure du bilan

Jano Resseguié: “Le bus prend beaucoup de temps pour partir mais finit par le faire. Nous, nous continuons à racler les papiers pour la radio, le web, la télévision, BFMTV en veulent plus, le lendemain nous attaquons le matin dessus. Mais quelque part, à ce moment-là , nous nous disons: que nous allons le finir, qu’ils vont casser, qu’ils seront éliminés et que nous parlerons enfin de football avec les huitièmes, les quarts, les moitiés et la finale. ce que nous voulions. On me demandait souvent ce que ont été mes pires et meilleurs souvenirs avec les Bleus. Cet épisode est à la fois en même temps. Je n’avais jamais vu quelque chose comme ça et c’est bon le pire moment de l’histoire de l’équipe de France. Mais professionnellement … quelle promenade! Nous tout raconté en direct, à la limite, c’était super de vivre. “





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