Islam : Les musulmans du Niger se préparent dans la ferveur à l’Aid El fitr ou la fin du Ramadan

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Publié le
11.05.2021 à 17h06
par
Khady Baldé

Les musulmans du Niger s’apprêtent à célébrer, le mercredi 12 ou le jeudi 13 Mai 2021 selon l’apparition du croissant lunaire de Shawal, l’Aïd El-fitr qui marque la fin de Ramadan 1442 au courant duquel ils ont observé un mois d’abstinence, de dévotion et d’adoration envers Allah.

La célébration de cette fête se tient dans certaines mosquées et places aménagées. Elle se traduit par deux Rakaats et un sermon de l’Imam. Avant la tenue de la prière, les fidèles sont tenus de prélever la Zakat de Ramadan, soit quatre (4) mesures de vivres par personnes dans le ménage.

Cette aumône est destinée à purifier le jeûne et à aider les plus démunis à fêter dans la joie, selon les Oulémas.

Cette année, en dépit de la menace continue de la pandémie de Covid-19, les fidèles n’ont pas été  contraints aux mesures strictes telles que la suspension des prières collectives qui avaient été à l’origine des violences l’an dernier à Niamey.

A la grande satisfaction de la Ouma, un Ramadan presque normal rythmé par des prières nocturnes et des veillées spirituelles a été observé. Après la Tarawih qui suit la dernière prière de nuit, les rendez-vous sont pris pour des longues prières de veillées en particulier au cours des 10 derniers jours à la recherche de la nuit de destin. Cette nuit qui avait vu la révélation du coran équivaudrait à plus de 83 ans d’adoration, selon les Oulémas.

Même la canicule où le thermomètre montait au-delà de 45°C par endroit en ce mois d’avril réputé pour sa chaleur au Sahel n’a pas émoussé la ferveur des pratiquants.

Ce mardi, jour de doute, précédant la veille ou l’avant-veille de l’Aïd El-fitr, l’ambiance bat son plein au plan aussi bien festif que spirituel.

Au niveau des mosquées, l’heure est aux derniers réglages : sono, tapis, propreté…

Quant aux marchés bondés, aux ateliers de couture et aux salons de coiffure, ils tournent à plein régime.

Le branle-bas est davantage visible aux quartiers condiments et volailles des marchés où on se bouscule pour chercher les nécessaires pour la fête du petit déjeuner. La circulation est infernale autour des centres commerciaux de la capitale : les va-et-vient des femmes et des jeunes particulièrement, qui pour aller au marché payer les condiments, qui pour effectuer les dernières courses ajoutent davantage à la canicule.

Occasion de solidarité et de retrouvailles après un mois d’abstinence, la fête de Ramadan est aussi un moment de … boulimie dépensière.

Source: ANP





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