journée de protestation pacifique aux États-Unis

0
51


Publié le:

Des dizaines de milliers d’Américains ont manifesté samedi pour dénoncer le racisme et la violence policière lors d’une journée marquée par une nouvelle cérémonie à la mémoire de George Floyd.

De Washington à Philadelphie en passant par New York, des dizaines de milliers d’Américains ont manifesté samedi 6 juin dans une atmosphère paisible contre le racisme et la brutalité policière lors d’une journée marquée par une nouvelle cérémonie à la mémoire de George Floyd.

Sous un soleil de plomb, s’arrêtant parfois pour mettre un genou à terre, une foule dense envahit les rues de la capitale fédérale américaine, près de la Maison Blanche, du Capitole ou du Lincoln Memorial.

“J’ai un rêve”

C’est devant cet imposant monument que le pasteur d’Atlanta Martin Luther King avait, le 28 août 1963, devant près de 250 000 personnes, lancé “J’ai un rêve” dans un discours devenu une référence dans la lutte pour les droits. civique.

“Nous sommes de retour ici, avec un nouveau message d’espoir”, a expliqué l’AFP Deniece Laurent-Mantey, 31 ans, afro-américain.

Contrairement à ce mouvement emblématique des années 1960, ou aux autres rassemblements que la capitale avait l’habitude d’accueillir, les manifestations de samedi n’étaient pas centrées sur un événement ou un discours.

Plus d’une dizaine de collectifs, dont plusieurs se sont formés spontanément sur les réseaux sociaux après la mort de George Floyd, ont appelé à envahir les rues de la capitale.

Sur l’imposante clôture érigée devant la résidence de Donald Trump étaient accrochés des portraits de George Floyd, Michael Brown, Trayvon Martin, Breonna Taylor, des Afro-Américains tous morts aux mains de la police américaine ces dernières années.

>> A lire: Adama, Théo, Zyed et Bouna… Pourquoi ces cas n’ont-ils pas déclenché un “Black Lives Matter” en français?


L’analyse de notre correspondant Matthieu Mabin à Washington

“Pas de police raciste”

Depuis la Maison Blanche, où il passe le week-end, Donald Trump a poursuivi son intense activité sur Twitter, d’abord sans mentionner les manifestations. Jusqu’à samedi soir au moins, quand il a tweeté que la foule était “beaucoup plus petite que prévu à Washington”, après avoir prôné un peu plus tôt “la loi et l’ordre”.

Dans une ambiance très familiale, les manifestants ont alternativement chanté des âmes classiques et des slogans politiques comme “No Justice, No Peace, No racist Police”, profitant des bouteilles d’eau glacée distribuées par de nombreuses associations.

Présent sur place, le maire de Washington Muriel Bowser, cible des tweets moqueurs du président américain, a jugé qu’il était temps de dire “à la suite” en novembre, en référence à l’élection présidentielle prévue dans 150 jours.

“J’ai l’impression que nous avons combattu, combattu, combattu et que tout d’un coup, tout s’est révélé”, se félicite Patricia Thompson, 55 ans, en référence à toutes les entreprises et organisations américaines qui selon elle, ont pris une position publique “contre le racisme institutionnel” pour la première fois après cette arrestation meurtrière.

Poussé par une mobilisation massive sur les réseaux sociaux, le mouvement s’est étendu à Londres, Pretoria, Paris et même Sydney, où au moins 20 000 personnes ont manifesté samedi.


L’oncle de George Floyd à France 24: “Nous devons nous unir pour exiger le changement”

>> Manifestations de masse contre le racisme dans le monde

Bouchons de starter

Jeudi, après une première cérémonie émouvante à Minneapolis, les proches de George Floyd lui ont rendu un nouvel hommage dans l’intimité familiale à Raeford, dans son état natal de Caroline du Nord. Ses funérailles sont prévues le 9 juin à Houston.

De nouveaux exemples de violences policières, notamment lors de la répression de ces manifestations parfois violentes, alimentent la colère qui a alimenté les manifestations qui ont secoué les États-Unis depuis la mort de George Floyd.

Plusieurs vidéos montrant des interventions musclées de la police contre des manifestants pacifiques ont vu le jour ces derniers jours.

En prévision des nouvelles manifestations, le chef de la police de Seattle a annoncé une interdiction de 30 jours de l’utilisation de gaz lacrymogène.

La police de Minneapolis a également annoncé vendredi qu’elle interdisait désormais “l’étouffement”, une technique dangereuse utilisée en 2014 à New York sur Eric Garner, un autre homme noir décédé aux mains de la police, dont les cris de “je ne peux pas ne pas respirer” ont également été prononcés par George Floyd avant sa mort.

Mais les marches vont maintenant au-delà de ce seul cas, pour dénoncer le racisme systémique et exiger un réel changement.

Ils sont restés pacifiques ces derniers jours et plusieurs villes, dont Washington, Seattle et Los Angeles, ont désormais levé leur couvre-feu. Mais pas à New York, où il est conservé jusqu’à dimanche soir.

Avec AFP





Source

LAISSER UN COMMENTAIRE

S'il vous plaît entrez votre commentaire!
S'il vous plaît entrez votre nom ici