Kaïs Saïed sur France 24: “Je n’aime pas être piétiné”

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Dans une interview accordée à France 24, le président tunisien Kaïs Saïed revient sur sa rencontre avec Emmanuel Macron lundi au Palais de l’Élysée, ainsi que sur l’ingérence étrangère en Libye, affirmant que “le problème libyen ne peut être résolu que par les Libyens eux-mêmes. “Concernant les initiatives du chef du parti Ennahda dans son pays, il a insisté sur le fait qu’il n’y a” qu’un seul État, un seul chef d’État et une seule diplomatie “en Tunisie.

Le président tunisien Kaïs Saïed exprime sa satisfaction d’avoir trouvé, lors de sa rencontre lundi avec le président français Emmanuel Macron, une nouvelle vision des relations franco-tunisiennes. Il dit qu’il cherche un accord pour que le soutien financier international soit vraiment destiné aux secteurs qui en ont le plus besoin.

Interrogé sur le passé colonial de la France, Kaïs Saïed ne demande ni excuses ni réparations, même s’il affirme que des crimes ont été commis. Il distingue ainsi la situation coloniale en Algérie de celle de la Tunisie, qui vivait alors sous protectorat. “Nous regardons vers l’avenir”, a-t-il déclaré.

Concernant la réouverture des frontières du pays, prévue pour le 27 juin, le président est ravi, estimant que la situation pourrait “durer plus longtemps”, après plus de trois mois de fermeture pour lutter contre la propagation de Covid-19. Il appelle une fois de plus à une approche globale contre la pandémie.

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Alors que le président français Emmanuel Macron a dénoncé lundi le “jeu dangereux” d’Ankara en Libye, Kaïs Saïed dénonce également l’ingérence étrangère en Libye, estimant que seule une solution politique venant des Libyens eux-mêmes peut mettre fin au chaos. “Le problème libyen ne peut être résolu que par les Libyens eux-mêmes”, a-t-il déclaré. “Pourquoi la situation en Libye empire-t-elle chaque jour? Parce que les Libyens n’ont pas été laissés à choisir la solution qu’ils voulaient”.

La “faute” de Rached Ghannouchi

Il mentionne également une “faute” après l’initiative de Rached Ghannouchi, président du Parlement et leader du parti Ennahda, qui a félicité le Premier ministre libyen Fayez el Sarraj pour une victoire militaire. Il dit qu’il n’y a qu’un seul président et une seule politique étrangère en Tunisie: “Il n’y a qu’un seul État, un seul chef d’État (…) et il n’y a qu’une seule diplomatie tunisienne, dirigée par le chef de l’État”.

Selon lui, le parti Ennahda cherche à influencer certaines décisions. “Je n’aime pas être frappé”, prévient-il.

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Enfin, revenant sur les récents affrontements à Tataouine, dans le sud du pays, le chef de l’Etat estime qu’ils résultent du manque d’écoute des autorités, ajoutant que la réponse sécuritaire n’était “pas la solution”.



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