la capitale Stepanakert visée par de nouvelles frappes, Gandja “sous le feu”

0
65


Publié le :

Alors que séparatistes arméniens et forces azerbaïdjanaises s’affrontent sur le terrain du Haut-Karabakh depuis plus d’une semaine, de nouvelles frappes suivies d’explosions ont secoué, dimanche, Stepanakert, la capitale de la région indépendantiste. La veille, le Premier ministre arménien avait déclaré que l’Arménie faisait face au moment “le plus décisif de son histoire”.

Huitième jour d’hostilités dans le Haut-Karabakh. De nouvelles frappes, suivies d’explosions ont secoué, dimanche 4 octobre, la principale ville de la région indépendantiste, Stepanakert, en proie à un conflit entre séparatistes arméniens et forces azerbaïdjanaises, selon des journalistes de l’AFP.

Les sirènes d’alertes ont retenti vers 09h30 dans la ville, juste avant que les explosions ne se multiplient. Les autorités azerbaïdjanaises ont pour leur part indiqué avoir pris des “mesures de représailles” après des tirs de roquettes par les séparatistes arméniens depuis Stepanakert.

La veille au soir, lors d’une allocution télévisée, le Premier ministre arménien, Nikol Pachinian, a déclaré que l’Arménie fait face “au moment peut-être le plus décisif de son histoire”, faisant référence au conflit au Nagorny Karabakh, où des séparatistes soutenus par Erevan combattent les soldats azerbaïdjanais. Une “prière nationale pour le Nagorny Karabakh et ses défenseurs” a par ailleurs eu lieu dans la soirée dans toutes les églises d’Arménie et de sa diaspora.

La deuxième ville d’Azerbaïdjan, Gandja, est “sous le feu” des forces arméniennes, a par ailleurs annoncé, dimanche, le ministère azerbaïdjanais de la Défense dans un message posté sur Twitter. Les autorités de la région séparatiste du Nagorny Karbakh affirment y avoir détruit un aéroport militaire.

De son côté, le conseiller de la présidence azerbaïdjanaise, Hikmet Hajiyev, a tweeté une vidéo, décrivant le “résultat des attaques massives de missiles de l’Arménie contre des zones résidentielles denses” de la ville de Gadnja. “L’Azerbaïdjan conserve son droit de prendre des mesures adéquates contre des cibles militaires légitimes pour défendre les civils et imposer la paix à l’Arménie. 4 nouveaux missiles viennent de frapper Gandja”, a-t-il encore écrit.

Plus de 240 morts, selon le bilan officiel

Samedi, au septième jour des hostilités dans cette région que l’Azerbaïdjan cherche à reconquérir, le ministère arménien de la Défense a assuré que les troupes séparatistes avaient repoussé une attaque massive.

Les militaires du Nagorny Karabakh “ont détruit un gros regroupement militaire”, a de son côté annoncé Chouchan Stepanian, une porte-parole militaire arménienne.

Mais Erevan a aussi officialisé le décès de 51 soldats supplémentaires de l’armée du Nagorny Karabakh, portant le bilan officiel des affrontements à plus de 240 morts. Mais impossible pour l’heure de l’authentifier, chaque camp dit avoir infligé des pertes à l’autre. Pour sa part, l’Azerbaïdjan a annoncé avoir reconquis le village de Madaguiz, d’une importance stratégique, qui permet de contrôler la route reliant l’Arménie au Karabakh.

Lors d’une conférence de presse, le conseiller de la présidence azerbaïdjanaise, Hikmat Hajiyev, a réitéré la position du gouvernement à Bakour : il n’y aura pas de cessez-le-feu tant que les troupes arméniennes ne se retirent pas des territoires occupés en Azerbaïdjan.

Selon notre correspondant, Ludovic de Foucaud, le procureur général était présent à cette conférence. Ce dernier a déclaré que l’Azerbaïdjan avait ouvert deux enquêtes pour crimes de guerre. En effet, Bakou accuse Erevan de cibler systématiquement des populations civiles.

Conflit au Haut-Karabakh : les précisions de notre correspondant, Ludovic de Foucaud


À la question : l’Azerbaïdjan souhaite-t-elle une implication militaire de son allié turc, le conseiller du président répond par la négative. Selon lui, si l’Azerbaïdjan reconnait et valide la solidarité et la fidélité de la Turquie, aucun pays ne doit s’impliquer dans le conflit, l’armée azerbaïdjanaise se suffisant à elle-même.

Côté arménien, tous les moyens sont mobilisés pour protéger les habitants du Haut-Karabakh. Les réservistes et volontaires se présentaient en masse, dimanche, devant un bureau de recrutement à Erevan, selon les constations de notre envoyé spécial, Gulliver Cragg. Mais la mobilisation va bien au-delà. Sous les drapeaux de l’Arménie et du Karabakh, bien en vue dans le centre de la capitale arménienne, des collectes de vêtements et de nourriture s’organisent. Parmi les donateurs, des citoyens, mais aussi des entreprises.

Haut-Karabakh : les Arméniens se mobilisent pour soutenir l’enclave


Avec AFP





Source

LAISSER UN COMMENTAIRE

S'il vous plaît entrez votre commentaire!
S'il vous plaît entrez votre nom ici