La convention veut que le référendum inclue le climat dans la Constitution

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Dimanche, la Convention Citoyenne pour le Climat a voté en faveur d’un amendement constitutionnel pour inclure la lutte contre le réchauffement climatique et la création d’un crime “écocide” par référendum.

Profiter du référendum pour changer la Constitution française afin d’introduire la lutte contre le réchauffement climatique. C’est ce que les 150 citoyens de la Convention citoyenne sur le climat (CCC) ont demandé dimanche 20 juin. Ils souhaitent également renvoyer la création d’un crime d’écocide à un référendum. Charge l’exécutif de faire appliquer les autres mesures que la convention a adoptées, après neuf mois de travail.

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La ministre de la Transition écologique et inclusive Élisabeth Borne recevra, dimanche après-midi, au nom de l’exécutif, les propositions de la commission. Elle a estimé qu’un référendum “permettrait de partager le travail” de la Convention “avec tous les Français” et “de faire mûrir la conscience écologique”.

Mais les membres du CCC ont pris le pied opposé du pouvoir, votant contre l’idée de soumettre au référendum leurs mesures concrètes. A l’exception donc de l’introduction dans le préambule et l’article 1er de la Constitution des notions de protection de l’environnement, de biodiversité et de “lutte contre le changement climatique” et de l’introduction en droit français d’un délit “écocide” – visant à réprimer de graves atteintes à l’environnement – ce qui a déjà été rejeté par le Parlement.

“Constitution, écocide, OK pour un référendum. Pour le reste, que le pouvoir prenne ses responsabilités”, a lancé l’un des participants, résumant les arguments avancés par la plupart des intervenants.

“Toutes nos mesures sont formidables. Nous encourageons tous nos concitoyens à s’en emparer et à contrôler le travail des politiciens”, a insisté pour sa part, une citoyenne de la Convention, Yolande.

Limitation du temps de travail rejetée

L’une des mesures les plus controversées, la réduction du temps de travail à quatre jours (28 heures) par semaine, a été largement (65%) rejetée samedi, la seule à ne pas être adoptée par les membres. En plus des conséquences pour les entreprises, beaucoup des 150 se sont inquiétés de l’image que cela donnerait de leur travail: “Nous allons passer pour des marionnettes”, a lancé l’un des membres.

Autre mesure qui devrait polariser l’opinion publique: la réduction de la vitesse sur autoroute de 130 à 110 km / h. La proposition a sans surprise déclenché la colère des associations d’automobilistes, faisant écho au mécontentement déjà déchaîné par les 80km / h sur le national.

Entre autres mesures, il y a un cadre publicitaire solide, avec l’interdiction des panneaux dans les espaces publics extérieurs et la publicité pour les produits à forte empreinte carbone – tels que les gros véhicules de type SUV. Ainsi que de lourdes taxes sur les aliments ultra-transformés, l’interdiction des semences OGM, une taxe plus élevée sur les engrais azotés et la réduction de moitié en 2030 de l’utilisation des pesticides, et l’interdiction des plus dangereux d’ici 2035.

La liste comprend également une interdiction des terrasses chauffées, l’éclairage des magasins la nuit ou une taxe sur les dividendes des entreprises pour financer la transformation de l’outil productif.

Avec AFP



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