La DG OCTRIS éclaire ses conseillers sur les conséquences du trafic et de la consommation de drogue – Le Sahel

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Dans le cadre des travaux de sa session de l’année 2020, le Conseil économique, social et culturel du Niger (CESOC), a entendu le 2 juillet au matin, le directeur général de l’Office central pour la répression du trafic des stupéfiants illicites ( OCTRIS), une structure du ministère de l’Intérieur relative aux questions sociales qui entravent le bon développement et le bien-être des jeunes dans notre pays. Cette audition s’est déroulée sur le thème du trafic de drogue et ses conséquences pour les jeunes.

Dans sa présentation et avec des mots francs, le directeur général de l’Office central pour la répression du trafic illicite des drogues (OCTRIS), M. Boubacar Issaka, a détaillé aux conseillers CESOC le schéma du trafic de drogue dans notre pays en s’attardant sur le départ de médicaments en provenance de pays étrangers, jusqu’à son transit sur le sol nigérian où il ne reste qu’une infime partie pour approvisionner le marché local. Bien qu’il existe différents types de drogues circulant sur le territoire, il a déclaré que le Nigérien est surtout connu pour la consommation de tramadol, une substance illicite qui arrive avec des médicaments contrefaits.

Le directeur général de l’OCTRIS a expliqué que la drogue quitte le plus souvent un pays voisin et arrive dans le désert du Niger, escortée par des groupes terroristes. Une fois sur le territoire national, certains complices facilitent le processus au moyen de fortes récompenses. Ce système de contrebande a créé un lien étroit entre le trafic de drogue et les groupes terroristes qui utilisent des armes sophistiquées pour l’escorter, en plus de ses tentatives répétées d’infiltrer la prise de décision politique.

Après des remarques et des questions des conseillers du CESOC, la DG OCTRIS a déclaré que le Niger et ses autorités politiques et judiciaires doivent être félicités pour leur courage et leur détermination dans la lutte contre la drogue sur notre sol. Pour preuve, M. Boubacar Issaka a projeté des images de plusieurs hommes riches, le plus souvent des politiciens influents des pays voisins, qui languissent dans les prisons des prisons de haute sécurité du Niger malgré une forte pression extérieure. Le briefing a informé le conseil sur le démantèlement complet de quelques tentatives locales de création de champs de cannabis et d’un laboratoire de fabrication de crack.

Face aux inquiétudes des conseillers quant à sa propre protection, le directeur général de l’OCTRIS s’assure qu’il est bien protégé, il en va de même de ses collaborateurs. Sans entrer dans les détails, il confirme que ses services sont conscients de la situation qui prévaut dans un établissement d’enseignement supérieur privé à Maradi où les étudiants se livrent à une consommation excessive de drogues. “Plusieurs arrestations ont déjà eu lieu dans la ville de Maradi et des enquêtes sont en cours”, a-t-il déclaré. Enfin, M. Boubacar Issaka se félicite de la bonne collaboration qui existe entre OCTRIS et d’autres services étrangers de lutte contre le trafic de drogue.

Souleymane Yahaya (onep)



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