La lenteur judiciaire au cœur du débat entre le ministre Marou Amadou et des responsables – Niger Inter

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Hier, le ministre de la Justice s’est rendu très tôt au tribunal de grande instance Hors Classe Niamey en compagnie du secrétaire général, du directeur des affaires criminelles, du coordinateur de l’Unité de coopération et d’entraide judiciaire et du directeur de la communication.

Le but de cette visite était de discuter de la lenteur judiciaire. En effet, la première étape de cette visite a été la rencontre avec le président dudit tribunal auquel il a expliqué les raisons de sa visite en présence du 1er vice-président, du greffier en chef et de certains juges. Le ministre après avoir rappelé les meilleurs scores enregistrés par la justice nigérienne (rapport Afrobaromètre) qui lui a permis de grimper sur de nombreux indicateurs au premier rang, a souhaité souligner les points qui nécessitent une amélioration notamment la lenteur dans le traitement des affaires judiciaires.

Cette lenteur a été corroborée par les différents rapports de l’inspection judiciaire sur le fonctionnement de notre justice. C’est pourquoi, face à sa responsabilité politique, le ministre s’est déplacé pour discuter avec les responsables, tout d’abord, de faire un diagnostic des causes de cette lenteur avant d’identifier des pistes de solution.

Les constats ainsi révélés par l’inspection judiciaire peuvent être résumés dans les points suivants:

– Retard dans l’enquête sur les affaires coutumières et pénales;

– Retard dans la rédaction des arrêts;

– Licenciements sans appel;

– L’absence de cartes blanches;

– l’irrégularité des avis mensuels;

– L’absence de fichiers doubles;

– Le problème de réception;

– L’absence d’enquêtes sociales dans les procédures de divorce en matière de garde d’enfants;

La qualité de l’enseignement;

– Lettres rogatoires;

Tous ces points ont fait l’objet de riches débats avec le Ministre qui, pour des raisons d’ordre du jour, a laissé le Secrétaire Général poursuivre la visite. C’est ainsi que la délégation s’est rendue au bureau du doyen des juges d’instruction où les mêmes préoccupations ont été soulevées. Au terme de ces échanges, le 1er Vice-président, présent, a soulevé pour une bonne administration de la justice, quelques inquiétudes notamment liées au personnel encore insuffisant des magistrats du siège qui sont au nombre de dix et qui tiennent onze audiences par semaine pour tous affaires combinées, soit quarante-quatre audiences par mois pour dix juges seulement. Ce problème, a-t-il ajouté, sera exacerbé par le fonctionnement des chambres criminelles. C’est pourquoi il a demandé, comme solution transitoire, que la Chancellerie prenne une note circulaire pour le redéploiement des juges des pôles spécialisés lors des audiences ordinaires. Sur la base de cette circulaire, le président peut ainsi prendre un arrêté de désignation. Il a également évoqué la nécessité de revoir la tenue des audiences, en particulier le nombre de dossiers retenus, jugés et rédigés afin que le Président puisse exercer son pouvoir de contrôle pour une meilleure notation des juges.

Enfin, le Secrétaire Général du Ministère a souhaité rappeler aux magistrats de prendre en compte les préoccupations des greffiers pour les aider à rentrer à des moments opportuns en ouvrant l’enquête un peu tôt. La même préoccupation a été exprimée au niveau de la prison pour des raisons de sécurité en aidant les détenus à rentrer si tôt.

T B ( avec le Département de la communication du ministère de la justice)





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