la pandémie progresse en Amérique, l’Europe menacée par une nouvelle vague

0
41



Publié le:

La pandémie de Covid-19 progresse dans le sud des États-Unis et en Amérique latine et menace de repartir en Europe, où les habitants sont appelés à rester vigilants.

Les États-Unis ont enregistré un nombre record de nouveaux cas de contamination par des coronavirus le vendredi 26 juin. Le pays a signalé 45 242 nouvelles infections, le nombre le plus élevé jamais enregistré en vingt-quatre heures. Le nombre total d’Américains dont le test de dépistage du coronavirus est positif est d’au moins 2,48 millions.

“Nous avons un grave problème dans certains domaines”, a déclaré le Dr Anthony Fauci, le plus écouté par l’expert du gouvernement américain sur la pandémie, tout à l’heure, se référant au sud et à l’ouest du pays. Les chiffres de contamination sont en constante augmentation. Il a appelé ses concitoyens à limiter les contacts. “Si vous êtes infecté, vous infecterez quelqu’un d’autre, qui infectera quelqu’un d’autre. Et à la fin, vous infecterez quelqu’un qui est vulnérable”, a-t-il déclaré.

Le Texas, l’un des premiers États américains à avoir rouvert son économie, a ainsi suspendu le processus et ordonné la fermeture des bars vendredi. Et la Floride, un État connu pour sa vie nocturne intense, a interdit la vente d’alcool dans les bars.

La contagion augmente dans 30 des 50 États américains, en particulier dans les plus grands et les plus peuplés du sud et de l’ouest: la Californie, le Texas et la Floride.

Explosion d’infection en Floride

En Floride, le nombre d’infections a explosé en juin après la fin du confinement. Et la maladie touche principalement les jeunes: l’âge moyen des personnes infectées est de 33 ans, contre 65 il y a deux mois.

“Les gens ne comprennent pas le sens de l’exponentielle, cela signifie que si nous partons de 7 000 cas aujourd’hui au Texas, nous pourrions en avoir 14 000 en quatre jours. Nous sommes très en retard”, observe Barry Bloom, professeur de santé publique à Harvard.

Au total, la pandémie a tué au moins 490771 personnes dans le monde, depuis que la Chine a annoncé les premiers cas en décembre 2019, selon un rapport de l’AFP vendredi soir. La barre des dix millions devrait être franchie la semaine prochaine, selon l’OMS. L’Inde a dépassé 500 000 cas, selon le dernier décompte de samedi. Selon les épidémiologistes, c’est en juillet que ce pays devrait enregistrer son millionième cas.

Après les États-Unis (124 732 décès pour plus de 2,3 millions de cas), le Brésil a enregistré le plus de décès (55 961). Le président Jair Bolsonaro continue d’alimenter la controverse, ayant fait appel de la décision d’un juge qui l’a contraint à porter un masque en public.

En Argentine, le président Alberto Fernandez a annoncé vendredi un durcissement des mesures de confinement à Buenos Aires et sa périphérie du 1er au 17 juillet, face à l’augmentation des cas. À l’inverse, le Pérou, deuxième pays le plus touché d’Amérique latine, déconfigurera mardi sa capitale Lima, où l’épidémie ralentit.

Accélération de la contamination dans 11 pays européens

En Europe, les gens sont tentés de tourner la page. Les pays européens doivent se prononcer sur une liste proposée de quinze États dont les voyageurs seront admis dans l’Union le 1er juillet, ce qui exclut les États-Unis et qui inclut la Chine sous conditions. La liste a été établie lors d’une réunion des ambassadeurs des pays de l’UE et de l’espace Schengen vendredi soir.

L’OMS est préoccupée par une accélération de la contamination dans onze pays européens. L’Ukraine, par exemple, a enregistré 1 109 cas vendredi, un record, les contagions s’accélérant depuis la levée des restrictions le 11 mai. Une “vague sérieuse” selon les autorités qui préparent de nouveaux hôpitaux.

Au Royaume-Uni, le gouvernement a appelé les Britanniques à la prudence, menaçant de fermer les plages où des milliers de personnes se sont rassemblées ces derniers jours alors qu’une vague de chaleur traverse l’Europe.

A Rome, le gouvernement a annoncé que la rentrée scolaire aurait lieu le 14 septembre, avec une “sécurité maximale”.

La pandémie est là pour durer, la phase finale du tennis de la Coupe Davis, prévue pour novembre, est reportée à novembre 2021.

Avec l’AFP et Reuters



Source

LAISSER UN COMMENTAIRE

S'il vous plaît entrez votre commentaire!
S'il vous plaît entrez votre nom ici