La police disperse une nouvelle manifestation anti-masque à Berlin

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Une nouvelle manifestation des opposants au port de masques et aux mesures restrictives contre la pandémie de Covid-19 a été interrompue par la police de Berlin samedi, les quelque 18 000 participants ne respectant pas les gestes de la barrière.

“La distance minimale n’est pas respectée (…) malgré les demandes répétées” de la police, a déclaré la police, “c’est pourquoi il n’y a pas d’autre possibilité que de dissoudre le rassemblement”.

La police berlinoise a interrompu, samedi 29 août, la manifestation des opposants au port de masques et aux mesures restrictives contre la pandémie de coronavirus, faute de respect des gestes de barrière par les quelque 18.000 participants composant le cortège. À peine commencée, la manifestation, qui a commencé vers 9 heures du matin depuis l’emblématique porte de Brandebourg, a dû s’arrêter sur ordre de la police.

Deuxième événement en un mois

Après l’annonce de la dispersion en début d’après-midi, les manifestants, dont beaucoup étaient assis sur la route, sont restés en arrière et ont crié «Résistance!», Puis «Nous sommes le peuple!», Slogan d’un employé. par l’extrême droite, et a lancé l’hymne national allemand.

Intitulé «Festival de la liberté et de la paix», l’événement, qui rassemble des «libres penseurs», des militants anti-vaccins, des conspirateurs et des sympathisants d’extrême droite, est le deuxième du genre en un mois et inquiète les autorités.

La foule est très mélangée, de tous les groupes d’âge, y compris les familles avec de jeunes enfants. Les drapeaux arc-en-ciel de la paix et l’Allemagne se tiennent côte à côte, les manifestants ont également crié à plusieurs reprises “Merkel doit partir!”, Slogan du parti d’extrême droite Alternative pour l’Allemagne (AfD).

Autorisé par le tribunal administratif à condition de respecter les distances physiques

“Je ne suis pas un sympathisant d’extrême droite, je suis ici pour défendre nos libertés fondamentales”, a déclaré à l’AFP Stefan, berlinois de 43 ans, crâne rasé, portant un t-shirt gris écrit en majuscules blanches: “Penser aide! ».

Une précédente manifestation du même type avait déjà rassemblé quelque 20 000 personnes le 1er août, dont la majorité appartenait à l’extrême droite. Elle aussi avait été interrompue par la police pour les mêmes raisons que samedi.

La municipalité de la capitale allemande a d’abord interdit la manifestation mercredi pour “des raisons de santé publique”: l’impossibilité à ses yeux de faire respecter les distances d’au moins 1,5 mètre entre manifestants. Mais le tribunal administratif, saisi en référé par les organisateurs, s’est finalement mis d’accord avec eux vendredi, à condition que la distance minimale de 1,5 m soit respectée entre les manifestants.


Covid-19 en Allemagne: la police disperse un rassemblement anti-restriction

Le nouveau rallye intervient dans un mécontentement croissant de l’opinion allemande sur les restrictions liées à la pandémie. Et ce même si l’Allemagne a plutôt mieux résisté que ses voisins, et que les restrictions pour lutter contre Covid-19 n’ont jamais été aussi strictes qu’en France ou en Italie par exemple.

L’initiateur de la manifestation, Michael Ballweg, est un entrepreneur en informatique sans étiquette politique, à la tête du mouvement “Non-conformist thinkers-711” qui est apparu à Stuttgart. Il avait décrit la tentative d’interdiction comme une “attaque contre la constitution allemande” défendant le droit d’expression.

Ses partisans se révoltent contre la «dictature» des mesures autour de Covid-19, ressentie comme un obstacle à leur liberté. Ils exigent la chute du gouvernement d’Angela Merkel et de nouvelles élections en octobre 2020, un an avant la date prévue.

Limitation des rassemblements privés, amendes pour ne pas porter de masque

Plusieurs organisations de gauche avaient appelé à des contre-manifestations.

Samedi, “il sera important de montrer qu’il ne peut y avoir de tolérance pour les racistes, les antisémites, les extrémistes de droite et les nazis”, a déclaré Anne Helm, chef de file de la section berlinoise du parti de gauche radical Die Linke.

Comme de nombreux pays européens, l’Allemagne a été confrontée à une reprise de la pandémie ces dernières semaines, avec une moyenne d’environ 1 500 nouveaux cas signalés chaque jour. Samedi, l’institut de veille sanitaire RKI a signalé 1 479 nouvelles infections en 24 heures.

La chancelière Angela Merkel a déclaré vendredi qu’elle s’attendait à ce que la pandémie se développe “encore plus difficile” dans les mois à venir.

Cette dégradation ces derniers jours, en partie imputable au retour de vacances, a incité les autorités à prendre de nouvelles mesures restrictives telles que la limitation des rassemblements privés ou la mise en place d’amendes pour ne pas porter de masque, là où il se trouve. obligatoire.

Avec l’AFP



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