L’Afrique réagit au démantèlement des statues coloniales européennes

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À la suite des manifestations contre le racisme aux États-Unis, des symboles tombent dans plusieurs pays européens. Des statues héritées d’un passé esclavagiste ou colonial sont visées. En Afrique, ces démissions suscitent des opinions partagées.

A Dakar ou Ouagadougou, nous saluons “l’oubli collectif” et une “dépollution de nos imaginations”. Dans certaines villes africaines, le démantèlement des statues héritées du passé esclavagiste ou colonial est perçu positivement.

A Kinshasa, où les conséquences de la colonisation belge sont souvent évoquées, la statue du roi Léopold II continue de surplomber le fleuve Congo.

Le monument à la mémoire du monarque belge, qui a fait du Congo sa propriété personnelle entre 1885 et 1908, se trouve à côté de celui de son successeur, Albert Ieuh, et le fondateur de Léopoldville (aujourd’hui Kinshasa), l’explorateur britannique Henry Stanley.

>> Voir aussi: Statues d’esclavagistes déboulonnés: “Il ne faut pas abolir le passé mais l’affronter”

Les figures de ce trio d’histoire coloniale sont à l’abri de l’agitation urbaine derrière les hautes portes du parc présidentiel du Mont-Ngaliema, un belvédère naturel avec vue panoramique sur le fleuve entre “Kin” et Brazzaville, capitale de l’actuel Congo.

Mais pour les habitants de Kinshasa, leur destruction “ne compensera pas toutes les pertes” subies par le peuple congolais. “Les petits-enfants auront besoin de cette histoire”, explique un habitant.

À Pretoria, le mot “assassin” a été peint sur une statue de Paul Kruger. Cet Afrikaner avait joué un rôle clé en imposant le pouvoir de la minorité blanche à la majorité noire en Afrique du Sud.

Avec AFP



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