l’appel de l’opposition rejeté, Ndayishimiye proclamé président élu

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La Cour constitutionnelle du Burundi a rejeté jeudi l’appel du principal parti d’opposition contre le résultat de l’élection présidentielle du 20 mai. Evariste Ndayishimiye, candidat endossé par le président sortant, sera donc assermenté en août.

Le principal appel de l’opposition contre le résultat de l’élection présidentielle du 20 mai a été rejeté par la Cour constitutionnelle du Burundi le jeudi 4 juin. Elle a proclamé la candidate élue au pouvoir, Evariste Ndayishimiye, président.

Les appels du chef du Conseil national pour la liberté (CNL), Agathon Rwasa, contre les résultats des élections présidentielles, législatives et communales sont “nuls”, a déclaré l’un des sept juges de la Cour constitutionnelle.

Il a ensuite validé les résultats finaux donnant au candidat du parti au pouvoir (CNDD-FDD), le général Ndayishimiye, vainqueur de l’élection présidentielle avec 68,70% des voix, devant Agathon Rwasa (24,18%) et le candidat de l’Union pour le progrès national ( Uprona), Gaston Sindimwo (1,63%).

Investissez en août

Evariste Ndayishimiye, 52 ans, sera investi en août pour un mandat de sept ans renouvelable une fois. Il succédera à Pierre Nkurunziza, au pouvoir depuis 2005, qui ne s’est pas représenté lui-même et l’a surnommé son “héritier”.

La Cour constitutionnelle a estimé que la CNL, qui contestait les conclusions provisoires de la Commission électorale, n’avait pas fourni de preuves suffisantes pour étayer son argumentation. Le parti avait dénoncé une “mascarade électorale”, dressant une longue liste d’irrégularités qui auraient été commises par le gouvernement, ce qui aurait fait pression sur les assesseurs et les électeurs de l’opposition et multiplié les fraudes.

Agathon Rwasa avait déposé cet appel tout en répétant à plusieurs reprises qu’il ne se faisait aucune illusion sur l’issue de la procédure devant la Cour, qui avait validé la réélection du président Pierre Nkurunziza en 2015.

Cette année-là, la candidature de Pierre Nkurunziza à un troisième mandat controversé a plongé le pays dans une crise politique majeure, qui a tué au moins 1 200 personnes et contraint quelque 400 000 Burundais à l’exode.

Avec AFP



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