L’Arménie et l’Azerbaïdjan reprennent les affrontements

0
46



Publié le:

L’Arménie et l’Azerbaïdjan ont repris jeudi des affrontements transfrontaliers après une journée de cessez-le-feu. Les deux belligérants s’accusent mutuellement d’avoir déclenché des hostilités.

L’accalmie a été de courte durée. Après une journée de cessez-le-feu, l’Arménie et l’Azerbaïdjan ont repris leurs affrontements transfrontaliers le jeudi 16 juillet, selon les ministères de la défense des deux pays qui s’accusent mutuellement d’avoir déclenché des hostilités.

Les belligérants ont déclaré dans des déclarations séparées que “des combats sont en cours” jeudi matin à la frontière nord entre les deux pays, Erevan comme Bakou affirmant que chacun a répondu à une offensive opposée.

“Une bataille intense”

Les deux pays, en conflit depuis des décennies, ont cessé de se battre entre minuit mercredi (20h GMT mardi) et jeudi matin, après trois jours d’affrontements meurtriers.

“Après une bataille intense, l’ennemi a été repoussé”, a déclaré le ministère arménien, affirmant qu’il avait empêché une “tentative d’infiltration” jeudi matin et infligé des pertes à son adversaire.

Ensuite, selon Erevan, les forces azerbaïdjanaises ont commencé peu après 5 heures, heure locale, à “pilonner les villages d’Aygepar et de Movses avec du mortier et des obusiers D30”.

Le ministère azerbaïdjanais de la Défense lui a dit le contraire, affirmant qu ‘”une unité des forces armées arméniennes a de nouveau tenté d’attaquer nos positions dans le district de Tovuz, à la frontière azerbaïdjanaise-arménienne”.

Selon lui, les villages d’Agdam, Donar Gouchtchou et Vakhidli ont été “abattus par des armes lourdes et des mortiers”.

Aucun camp n’a signalé de victimes jeudi, l’Azerbaïdjan déclarant seulement qu’il n’avait pas enregistré de victimes civiles.

Appels au cessez-le-feu

Au moins 16 personnes ont été tuées entre dimanche et mardi dans les affrontements les plus graves entre les deux pays depuis 2016. Parmi eux, 11 soldats et un civil azerbaïdjanais et quatre soldats arméniens. Bakou a notamment perdu un général.

Les deux anciennes républiques soviétiques sont en conflit depuis des décennies autour du Haut-Karabakh, une région sécessionniste d’Azerbaïdjan soutenue par l’Arménie et le théâtre d’une guerre au début des années 1990.

Les récents affrontements ont cependant eu lieu loin de ce territoire, à la frontière nord entre ces deux anciennes républiques soviétiques du Caucase, une escalade rare qui fait craindre un conflit plus large dans le Caucase instable.

La Russie, la puissance régionale, les États-Unis et l’Union européenne ont tous appelé l’Azerbaïdjan et l’Arménie à mettre fin aux hostilités.

Anneaux de mariage

Bakou, qui tire des revenus importants de ses énormes réserves de pétrole, a consacré d’innombrables années à l’armement pendant des années et a menacé de reprendre le Haut-Karabakh avec des armes si nécessaire, tandis que la médiation internationale a échoué depuis près de trente ans à trouver une solution négociée.

L’Azerbaïdjan a également le soutien de la Turquie. L’Arménie est plus proche de la Russie, qui a une base militaire sur le territoire arménien. Erevan appartient également à une alliance politico-militaire dirigée par Moscou, l’Organisation du Traité de sécurité collective.

Le Kremlin, qui se positionne comme un arbitre dans la région pour y maintenir son influence, livre cependant des armes aux deux pays.

Cependant, il a jusqu’à présent réussi à empêcher une guerre ouverte entre ces ex-républiques soviétiques, qui ont failli tomber en guerre la dernière fois en 2016.

Avec AFP



Source

LAISSER UN COMMENTAIRE

S'il vous plaît entrez votre commentaire!
S'il vous plaît entrez votre nom ici