L’artiste Boureima Disco a mis fin à sa carrière – Le Sahel

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Très connu, sous le pseudonyme, Boureima Disco, l’artiste chanteur Ibrahim Djibo Mamoudou a mis fin à sa carrière d’artistique. A travers, son groupe, le ‘’Super-Bonkaney’’, Boureima Disco a su véhiculer des messages pendant près d’une vingtaine d’années. L’on retient le titre «Soja» dédiée exclusivement aux FDS. Mais un matin du mois de novembre 2018, ce célèbre artiste de la musique moderne nigérienne avait décidé d’arrêter définitivement le métier de la musique. ‘’Cette décision vient de Dieu et elle est irrévocable’’ a-t-il confié. Après avoir tourné le dos à la musique, Boureima Disco s’intéresse aujourd’hui à autre chose.

Aujourd’hui Boureima Disco, n’accepte aucune sortie en tant qu’artiste, mais plutôt, en tant qu’ancien professionnel de la musique. «Depuis novembre 2018, je me suis éloigné des bruits des instruments de musique, du micro et tout ce qui va avec. Je ne suis plus artiste, tout simplement, parce que, j’ai arrêté le métier de la musique. Je ne fais plus partie des artistes, en conséquence, je ne me prononce plus en tant qu’artiste», a déclaré l’artiste qui reste ferme sur sa décision.

Pour rappel, Boureima Disco a fait ses premiers pas dans le domaine de la musique avec Eric Pantcho. Durant 4 bonnes années, il a occupé plusieurs postes dans le groupe de son maitre, dont le poste de batteur, etc. Fort de cette expérience, Boureima Disco décida de créer son propre Groupe dénommé ‘’Super-Bonkaney’’ en 2001. Et c’est parti pour une belle carrière ! Boureima Disco fait partie des artistes les plus inspirés de sa génération. Il chante pour tout le monde avec beaucoup de pudeur. Le contenu de ses 3 albums à savoir, Gaham Bani (la santé en Zarma), sorti en 2004, ‘’Tchimi’’ (vérité), ‘’Wadou’’ (destin) et plusieurs chansons

périphériques, illustrent parfaitement son caractère. Il a des facilités pour créer, composer, chanter, etc. Ainsi, Boureima Disco est connu pour son caractère sobre et poli.

Après les succès enregistrés par ses trois premiers albums, Boureima Disco a mis le paquet et travaillé sérieusement sur le 4ème album. Du coup, l’envie de ranger son micro lui est arrivé. «J’étais sur le point de concrétiser le projet de mon 4ème album quand la décision d’arrêter la musique est venue frapper mon esprit de plein fouet. Pourtant j’étais beaucoup avancé dans ce projet. Je n’ai plus envie de faire de la musique et j’ai arrêté. Les chansons de l’album sont prêtes, mais j’ai refusé de les mettre sur le marché. Certains artistes m’ont approché pour m’encourager à reprendre mes chansons, je leur ai fait don de mes chansons. Certains ont voulu que je les aide à reprendre les chansons, j’ai toujours refusé. Je tiens beaucoup à ma parole. Si je devais continuer à donner des chansons ou assister des artistes, j’allais rester dans ce domaine. Actuellement il y a certains en plein enregistrement au studio, ils m’appellent pour me demander des services, je leur dis modestement que vraiment j’ai arrêté le métier de la musique», explique Boureima Disco.

Les raisons de sa décision

Deux raisons principales ont conduit l’artiste à ranger son micro de son vivant. La première c’est le poids de l’âge et la seconde c’est sa croyance religieuse. «La vieillesse, s’annonce ! Un métier qu’on a exercé pendant toutes ces années, on doit prendre sa retraite de la belle des manières. J’ai tout eu dans la musique et j’ai décidé d’arrêter. Cela fait à peu près 20 ans, que je suis dans ce domaine. Aujourd’hui, j’ai plus de 50 ans. Alors, il est grand temps de penser à autre chose. Je remercie le Bon Dieu de m’avoir permis de saisir plusieurs opportunités en tant qu’artiste» dit-t-il.

Boureima Disco garde des très bonnes relations avec ses anciens collègues artistes. Du reste, au regard de ces relations, beaucoup ont d’ailleurs pensé qu’il ne peut jamais abandonner ce métier qu’il exerçait fièrement. «Par le passé, j’étais une fois en mode silencieux, les gens pensent que j’ai arrêté la musique et après ils m’ont vu avec Mali Yaro. J’ai des très bonnes relations avec les artistes nigériens. On s’appelle, on s’invite, on se rend visite ; seulement quand ils organisent des événements culturels comme ils savent que je ne suis plus dans le mouvement, ils ne m’invitent pas» précise-t-il.

Après la musique….quelle destination ?

L’artiste a trouvé refuge dans le monde des affaires. Il s’inspire d’une de ses propres citations où il dit dans une chanson, «mieux vaut essayer d’entreprendre que de tendre la main». Il est fréquent dans un parc de vente des véhicules (non loin du parc de l’amitié Turc-Niger sur le Boulevard Tanimoune de Niamey. «Ce parc appartient à un de nos patrons. Nous travaillons avec lui et nous essayons d’entreprendre. On achète des véhicules, on revend, etc.», se réjouit l’ancien musicien.

Toutefois, Boureima Disco invite les artistes à travailler pour que chacun puisse marquer son temps et que les artistes essayent de faire parler du Niger à travers leurs œuvres. «Les artistes doivent s’inspirer de la culture nigérienne pour la promouvoir. Je demande pardon à tous les artistes nigériens, mes fans, et surtout ceux qui se sentent indexés à travers, les thématiques que nous abordions en tant qu’artiste», dit Ibrahim Djibo Mamoudou. «J’ai promis de dédier des morceaux à des fans et malheureusement cette promesse est tombée à l’eau avec ma décision d’arrêter de chanter. Je demande pardon à tout ce beau monde. Et merci à tous ceux qui m’ont soutenu», affirme l’ex chanteur.

Abdoul-Aziz Ibrahim (onep)



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