le gouvernement reconnaît Ahmed Madobe comme président du Jubaland

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En Somalie, le gouvernement a reconnu Ahmed Madobe comme président de la région semi-autonome du Jubaland. Ce fut le théâtre de violents combats entre le gouvernement et les troupes du Jubaland pendant plusieurs mois.

Le gouvernement somalien a reconnu samedi 13 juin Ahmed Madobe, le leader contesté de la région semi-autonome du Jubaland, située dans le sud de la Somalie, à ce jour, après des mois de tension et de violence.

“En reconnaissant la nécessité d’une administration mutuellement reconnue par toutes les populations locales et afin de mettre fin aux longs conflits” entre la Somalie et la région semi-autonome, le gouvernement reconnaît Ahmed Madobe comme président du Jubaland, indique un communiqué de la présidence somalienne.

Le président du Jubaland, Ahmed Madobe, un allié du Kenya, a été réélu en août 2019 après une élection contestée, dont Mogadiscio avait refusé de reconnaître les résultats.

Cet ancien seigneur de guerre avait chassé en 2012 avec l’aide des troupes kenyanes les djihadistes Shebab, affiliés à Al-Qaïda, de leur fief de Kismayo, la capitale régionale.

Violence près de la frontière avec le Kenya

La crise du Jubaland a provoqué de fortes tensions entre le Kenya et la Somalie, qui accusent son grand voisin du sud d’ingérence dans ses affaires intérieures, notamment en soutenant Ahmed Madobe.

Les tensions se sont intensifiées en mars lorsque de violents combats ont opposé les troupes somaliennes aux troupes du Jubaland près de la frontière kenyane, Nairobi accusant l’armée somalienne de violer son intégrité territoriale.

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Les factions rivales du Jubaland avaient signé un accord de paix salué par l’ONU.

“Cet accord constitue une avancée importante pour résoudre les divisions nées du processus électoral d’août 2019”, a indiqué la Mission d’assistance des Nations Unies en Somalie (Manusom) dans un communiqué cosigné par quinze pays.

Un enjeu électoral

Dans sa déclaration de samedi, la présidence somalienne invite également les chefs d’État de la région à venir discuter à Mogadiscio des élections prévues pour la Somalie avant février 2021.

Le gouvernement somalien est critiqué par les observateurs pour sa propension à rechercher une querelle avec les régions fédérales afin d’en prendre le contrôle lors des prochaines élections.

Avec AFP



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