Le patron de la DNCG alerte sur la situation économique des clubs français

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Une refonte du modèle économique des clubs de football français est “inévitable”, a déclaré mercredi le président de la DNCG, le gendarme financier de la Ligue, Jean-Marc Mickeler, plaidant pour qu’il soit “moins dépendant des transferts et des droits TV”. .

La crise sanitaire liée à la pandémie de coronavirus a non seulement conduit à la fin définitive de la saison 2019-2020 en Ligue 1 mais a provoqué, économiquement, environ “200 millions d’euros de pertes d’exploitation” sur les quatre derniers mois ainsi qu’une perte supplémentaire ” de l’ordre de 200 millions d’euros au titre des transferts “, a expliqué Jean-Marc Mickeler dans une interview au journal Les Echos.

“Au final, la crise sanitaire pourrait consommer près d’un quart du capital des clubs. La DNCG a appelé à un renforcement d’année en année. S’il y a bien eu une augmentation globale, elle se concentrera sur un nombre limité de clubs. incertitudes auxquelles ils sont confrontés, la refonte du modèle économique des clubs est inévitable “, a indiqué le patron de la Direction nationale du contrôle de gestion (DNCG) de la Ligue de football professionnel.

“Je ne suis pas convaincu que la refonte essentielle du modèle soit aujourd’hui au cœur de leurs débats”

Dans une enquête publiée en mai, Mediapart avait reproduit une estimation montrant un “déficit net colossal de 541 millions d’euros” attendu pour les équipes de L1 au 30 juin. La LFP avait réagi en expliquant que le prêt de 224,5 millions d’euros contracté pour soulager les à moyen terme des clubs professionnels français ne comportaient “aucun risque financier”.

Selon Jean-Marc Mickeler, “sans action proactive, la viabilité d’un grand nombre de clubs pourrait alors être remise en cause”. “J’observe une prise de conscience partagée lorsque nous interagissons individuellement avec les présidents de club. Mais je ne suis pas convaincu que la refonte essentielle du modèle soit aujourd’hui au cœur de leurs débats”, a-t-il poursuivi. aux Echos.

“L’objectif est de construire un football plus fort, donc économiquement sain, c’est-à-dire moins dépendant des transferts et des droits TV”, a-t-il insisté en évoquant plusieurs pistes de réflexion, notamment sur “un plafonnement de la masse salariale et / ou du nombre” de joueurs sous contrat “.

“Malgré l’augmentation des droits TV, la DNCG ne soutiendra pas des budgets qui sont en réalité artificiels. Ce serait un échec pour le football professionnel français si les clubs agissaient comme si de rien n’était”, a-t-il déclaré. Il insiste.





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